o n l a l u
Truffaut version Goutte d'Or

« Ma tête ne s'arrête jamais. Je dors plus, je cours (...) je descends la rue
Léon comme un ninja (...). Je suis la ligne du métro aérien. Je cours, tête en
l'air en regardant la lune et espérant la rejoindre vite (...). Je cours pour
essayer de rejoindre ma tête. Ça me répare un peu » : ainsi s’exprime Abad, le
narrateur. Cet adolescent héros tragi-comique, c'est un Antoine Doinel des
«Quatre cents coups» version putes tabassées, frères musulmans, crack et
violences urbaines quotidiennes. Version contemporaine donc et, à quelques
pâtés d’immeubles crades et de rues puantes de la place Clichy chère à
François Truffaut. Bienvenue à la Goutte d'Or, quartier parisien à nul autre
pareil. L’auteure, comme son « père culturel » de cinéma, montre cette même
tendresse inouïe pour les territoires de l'enfance. Même croches, primo-
délinquants de pacotille et menteurs, leurs mômes sont de ceux qui bousculent
les mentalités et ravagent les cœurs.

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