A propos de son livre "Des vacances en chocolat" (Folio Junior)
Mais ce sont des vacances idéales que vous nous racontez là : bataille de polochon, visite secrète de l’hôtel, spectacle de cirque... Vous les avez vécues ?
Oui. Les aventures que je raconte dans ce quatrième tome de l’histoire des Jean sont, comme toute la série, autobigraphiques. J’appartiens à une famille de 6 garçons, tous prénommés Jean-Quelque chose. Comme on peut l’imaginer, nous étions trop nombreux pour aller souvent à l’hôtel. Aussi, le souvenir de ce séjour à Agay, dans une belle pension de famille perdue dans la pinède, nous est-il à tous particulièrement cher. Entre les journées à la plage, les jeux dans les couloirs et les dîners au restaurant, ces vacances gardent dans ma mémoire un parfum de gourmandise et de liberté.
Quelle drôle de famille : six garçons et tous avec des prénoms qui commencent par Jean Quelque Chose. La bonne humeur est de mise n’est-ce pas ?
Difficile de s’ennuyer quand on vit dans une famille de six gar- çons. Il y a toujours une bêtises à faire, une partie de billes ou de Monopoly en cours, une bagarre générale qui commence.... Bien sûr, tout n’est pas rose : il faut aussi apprendre à défen- dre son territoire, à supporter les petits, à partager le temps et l’affection des parents. Mais être 6 donne aussi l’impresson de faire partie d’un groupe, d’une entité solide, par laquelle on est porté pour le reste de sa vie.
Voilà un joyeux portrait de la France en vacances ?
L’un de mes films favoris est Les vacances de M. Hulot. Il date de 1953, près de vingt ans avant celles que j’ai vécues et que je raconte dans mon livre. Mais il incarne pour moi le charme particulier de ce moment hors du temps que sont les vacances d’été: une paren- thèse enchantée où l’on partage avec les autres un sentiment de liberté et de bonheur. J’espère, à mon tour, pouvoir le transmettre à de jeunes lecteurs d’aujourd’hui.