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La littérature égyptienne est l'une des plus riches du monde arabe. Voici une sélection bibliographique pour la découvrir ou s'y plonger.
Elle comprend des oeuvres de grands écrivains égyptiens, comme le Prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz, mais également celles de certains des nombreux écrivains majeurs qui, comme Albert Cossery, ont adopté des langues autres que l'arabe pour évoquer leur expérience égyptienne.

David Foenkinos («La Délicatesse - Gallimard) est le lauréat du huitième Prix des Lecteurs du Télégramme ! Ont également été plébiscités "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patate" de Mary Ann Shaffer, Annie Barrows édité chez Nil et "La peine du menuisier" de Marie Le Gall paru chez Phébus...
À découvrir sur le Télégramme :
www.letelegramme.com
Découvrez notre catalogue de Noël.

Taxi, de Khaled Al Khamissi, est un des dix livres sélectionnés pour le prix du Télégramme. A mi-chemin entre Naguib Mahfouz et les histoires farfelues de Nasredine Hodja, il regroupe cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire. Le procédé est original et le résultat tout à fait convaincant.
Au fil des dialogues, l'auteur dresse un portrait de l'Egypte contemporaine (plus précisément de la période 2005/2006) avec ses grands maux et ses petits remèdes. C'est la voix d'un peuple qui s'exprime par la bouche des chauffeurs de taxi, pestant contre le coût de la vie, la difficile éducation des enfants, regimbant contre les tracasseries administratives et les innovations politiques qui ne mènent à rien. Politique, religion, argent, amour, beaucoup de thèmes sont abordés, plus ou moins légèrement.
Bon moment de lecture facile d'apparence légère ; idée originale. Au fil des conversations se crée un tableau de la vie quotidienne des Egyptiens du Caire. Idée originale. J'ai bien aimé aussi les interventions fines du narrateur, incitant les chauffeurs de taxi à la confession.

Khaled Al Khamissi nous livre ici sous la forme proche d’une succession de nouvelles, un véritable témoignage où l’on sent vibrer le cœur et l’âme des Egyptiens .
Ces conversations retranscrites savamment nous permettent d’apprendre beaucoup sur les mœurs égyptiens et sur l’atmosphère qui règne en Egypte .
On entend tous ces taxis nous murmurer ou nous crier leurs espoirs, leurs joies, et leurs tristesse mais aussi leur rage parfois devant la vie qui chaque jour peut prendre une autre direction ; sa causticité parfois et sur sa difficulté souvent .
C’est réellement un bel éclairage - touchant - sur les Egyptiens et sur leur pays.
J’en suis ressortie avec le sentiment d’être rentrée dans tous ces taxis et d’avoir parcouru les rues embouteillées de ce pays foisonnant d’histoires et de bruits .
J’ai vu aussi la couleur des villes , la philosophie des habitants (qui auraient beaucoup à nous apprendre , nous pauvres Français souvent plaintifs !!) , j’ai entendu battre le cœur des Egyptiens et j’ai vu la lumière dont parle l’un des taxis si joliment !
Al Khamissi a su réellement donner une âme à ses ballades , et nous montre ici une grande partie de l’âme Egyptienne .Une très belle réussite !
Dans mon top 3 du prix du Télégramme !

Bibliothèque idéale

Bibliothèque idéale
Bibliothèque idéale
ST MALO juin 2011
Par clara.
Cinquante-huit textes qui se déroulent au Caire. Leur particularité ? Tous mettent des chauffeurs de taxi qui parlent, qui donnent leur avis sur leur pays. Comme des scénettes croquées sur l’instant, les dialogues et les conversations sont retranscrites ou imaginées avec humour par l’auteur. Bien plus que de simples échanges oraux, ces textes dressent le bilan politique, économique, social de l’Egypte.
On y sent l’amertume, la lassitude ou alors l’envie, l’espoir que le pays change. De ces mots prononcés par les chauffeurs de taxi, certains prennent une tournure philosophique avec cette fatalité à accepter les choses telles qu’elles le sont. La religion, les conditions de vie du peuple sont largement évoquées. Mais, le gouvernement et sa politique sont les sujets majeurs de ce livre. A un moment donné, j’ai eu l’impression de relire toujours la même mouture : un chauffeur de taxi qui déverse ses griefs ou qui dresse un constat. Et là, c’est moi qui ai été prise de lassitude…eh oui !
Vous ne m’entendrez pas crier que c’est une lecture bonheur