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EAN13 : 9782203028746 ISBN : 978-2-203-02874-6
Éditeur : Casterman
Date Parution :
Collection : Romans poche
Série : Le grimoire au rubis, cycle II (livre 1)
Nombre de page : 390
Dimensions : 18 x 13 x 0 cm
Code Dewey : 804
Début du seizième siècle, dans une petite ville du Massif Central. Une sage-femme, Catherine Barberet, est accusée de sorcellerie, parce qu’elle a eu le tort de ne pas réussir à sauver un nouveau-né – victime comme des milliers d’autres femmes de la vague de peur et de superstition qui déferle sur toute l’Europe.
Juste avant d’être capturée par une populace en furie, puis suppliciée, elle réussit à éloigner ses filles jumelles, Marguerite et Madeleine, en leur confiant ce qu’elle a de plus précieux : un grimoire mystérieux, peut-être un peu magique, dont l’origine exacte se perd dans la nuit des temps…
C’est l’histoire de ces deux jeunes filles, fortuitement séparées alors qu’elles prennent la fuite en pleine forêt, que nous raconte le tome 4 du Grimoire au rubis. Madeleine a la chance d’être recueillie par un riche bourgeois de la ville de Montgrèze, tandis que l’infortunée Marguerite – qui a réussi malgré tout à cacher le grimoire – devient servante et bonne à tout faire dans un tripot mal famé du Val-d’Enfer.
Les deux soeurs réussiront-elles à se retrouver un jour, alors que tout – la chance, l’argent, la condition – semble vouloir les éloigner pour toujours ?
Autres livres de la série Le grimoire au rubis, cycle II
Un premier tome qui est tout de suite captivant. Il est difficile de le poser avant d’en lire la dernière page. Et pour cause, le thème principal de ce roman me passionne mais surtout il est très bien développé. On assiste bien impuissant à une période trouble où la chasse aux sorcières était – si j’ose dire – un sport national. Combien de femmes ont ainsi été brûlées alors même qu’elles n’étaient coupables que d’être jolies ou d’être laides, d’être riches ou d’être pauvres, d’avoir été dénoncées par un voisin mal intentionné ou un ennemi … Quand j’y pense je trouve cela affligeant. Le pire étant que la Religion ait permis qu’une telle chose soit possible, donnant une très bonne excuse à de tels agissements et les encourageant. Dieu n’étant que bonté, toutes les mauvaises choses qui arrivent sur Terre sont l’œuvre du Diable qui agit à travers ses émissaires : les sorcières ou plutôt les boucs émissaires par excellence puisque quoi que disent ces femmes elles sont coupables. La population d’une ville risque de se soulever pour montrer son mécontentement suite à une énième famine ? Brûler une ou deux « sorcières » et ils ne penseront même plus à se plaindre !
Bref, j’exagère peut-être un peu (ou pas) mais Béatrice Bottet montre très bien le ridicule de ces chasses aux sorcières, les fanatiques qui y croient vraiment ou encore les gens mal intentionnés qui n’agissent que par pure méchanceté. On découvre cette triste réalité en suivant les pas de deux jeunes filles, des jumelles que le destin a malmenées dès leur plus jeune âge. L’intrigue est très habilement mise en place de sorte que l’action avance à son rythme, petit à petit, en donnant autant de réponses qu’elle soulève de nouvelles questions. Ce fameux grimoire qui semble bien inutile au début puisqu’illisible, se révèle finalement petit à petit et le récit prend alors un drôle de tournant.
De plus, dans ce tome on fait connaissance avec des personnages attachants et charismatiques. Les jumelles, autant Marguerite que Madeleine, sont touchantes dans leur détresse mais aussi leurs espoirs de voir leurs destins contrariés s’améliorer. De même, Salviat est un personnage adorable. Vraiment ! Il est bon et se révèle être une bonne âme prête à tout pour ce qu’il trouve juste. Il est le bon sens incarné et ne se laisse pas faire. J’aimerais moi aussi avoir un ange gardien tel que lui ! Je n’aurais qu’un seul petit reproche à faire à ce récit. Le style est dans l’ensemble très agréable et fluide mais par moments un peu simple ou enfantin.
En conclusion, je continue ma découverte de Béatrice Bottet grâce à ce livre et j’en suis très heureuse. Je retrouve ce qui m’avait charmée avec Rose-Aimée : une histoire entrainante et rythmée ainsi que des personnages très attachants. N’ayez surtout pas peur de vous lancer, ce premier tome m’a conquise !
Par Lady K "http://antredeslivres.blogspot.com".
Un premier tome qui est tout de suite captivant. Il est difficile de le poser avant d’en lire la dernière page. Et pour cause, le thème principal de ce roman me passionne mais surtout il est très bien développé. On assiste bien impuissant à une période trouble où la chasse aux sorcières était – si j’ose dire – un sport national. Combien de femmes ont ainsi été brûlées alors même qu’elles n’étaient coupables que d’être jolies ou d’être laides, d’être riches ou d’être pauvres, d’avoir été dénoncées par un voisin mal intentionné ou un ennemi … Quand j’y pense je trouve cela affligeant. Le pire étant que la Religion ait permis qu’une telle chose soit possible, donnant une très bonne excuse à de tels agissements et les encourageant. Dieu n’étant que bonté, toutes les mauvaises choses qui arrivent sur Terre sont l’œuvre du Diable qui agit à travers ses émissaires : les sorcières ou plutôt les boucs émissaires par excellence puisque quoi que disent ces femmes elles sont coupables. La population d’une ville risque de se soulever pour montrer son mécontentement suite à une énième famine ? Brûler une ou deux « sorcières » et ils ne penseront même plus à se plaindre !
Bref, j’exagère peut-être un peu (ou pas) mais Béatrice Bottet montre très bien le ridicule de ces chasses aux sorcières, les fanatiques qui y croient vraiment ou encore les gens mal intentionnés qui n’agissent que par pure méchanceté. On découvre cette triste réalité en suivant les pas de deux jeunes filles, des jumelles que le destin a malmenées dès leur plus jeune âge. L’intrigue est très habilement mise en place de sorte que l’action avance à son rythme, petit à petit, en donnant autant de réponses qu’elle soulève de nouvelles questions. Ce fameux grimoire qui semble bien inutile au début puisqu’illisible, se révèle finalement petit à petit et le récit prend alors un drôle de tournant.
De plus, dans ce tome on fait connaissance avec des personnages attachants et charismatiques. Les jumelles, autant Marguerite que Madeleine, sont touchantes dans leur détresse mais aussi leurs espoirs de voir leurs destins contrariés s’améliorer. De même, Salviat est un personnage adorable. Vraiment ! Il est bon et se révèle être une bonne âme prête à tout pour ce qu’il trouve juste. Il est le bon sens incarné et ne se laisse pas faire. J’aimerais moi aussi avoir un ange gardien tel que lui !
Je n’aurais qu’un seul petit reproche à faire à ce récit. Le style est dans l’ensemble très agréable et fluide mais par moments un peu simple ou enfantin.
En conclusion, je continue ma découverte de Béatrice Bottet grâce à ce livre et j’en suis très heureuse. Je retrouve ce qui m’avait charmée avec Rose-Aimée : une histoire entrainante et rythmée ainsi que des personnages très attachants. N’ayez surtout pas peur de vous lancer, ce premier tome m’a conquise !