![]() | Téléchargez la lettre du mois (format pdf) |
Identifiez-vous pour créer votre bibliothèque idéale et ajouter ce livre à vos étagères ou votre liste de cadeaux...
EAN13 : 9782070346783En savoir plus sur Marcus Malte

En ce moment et jusqu'à épuisement des stocks, pour deux exemplaires de la collection Folio policier achetés, une BD "Notre mère la guerre, première complainte" de Maël et Kris est offerte ! Profitez-en !
Et pour vous guider dans votre choix, les libraires de dialogues vous proposent une sélection de livres de cette collection.
Par La Livrophile.
La construction de ce livre est quelque peu déroutante. On finit par la comprendre vers le chapitre 5 (les chapitres sont courts).
Outre cette construction, le lecteur doit distinguer le vrai du faux dans le manuscrit envoyé par Edouard Dayms. Il y sera aidé par l'histoire que raconte Alexandre, mais là encore, il est dérouté, car certains détails sont employés différemment selon qu'on est dans le manuscrit ou dans ce qui a été vécu. Tout est étroitement mêlé.
À un moment, j'ai pensé que la construction et l'entrelacs vrai/faux était la poudre aux yeux qui cachait une intrigue médiocre. En effet, on sait déjà ce qui s'est passé, tout est terminé, et Alexandre ne fait que plonger dans ses souvenirs. En fait, il ne faut pas lire ce livre comme un polar. C'est l'erreur que j'ai faite, au départ. Pour moi, c'est plutôt un jeu de pistes, et une étude psychologique. Toute la perversité de la personne qui manipule son monde est peu à peu dévoilée. Le lecteur sera également frappé, et un peu écoeuré, par la fascination qu'Edouard exerça sur Alexandre. J'ai trouvé ça un peu gros. Alexandre connaît déjà ce monde glauque et lugubre, il a déjà dû rencontrer des Edouard Dayms au long de ses enquêtes... C'est le thème du bien fasciné par le mal ou quelque chose de ce genre... j'ai trouvé cela peu crédible.
Si on peut comprendre pourquoi Edouard en est arrivé là, si l'explication psychologique est plausible, elle m'a paru un peu facile... Il me semble que ce genre de ficelle a été maintes fois utilisée. Elle n'en reste pas moins réaliste.
La psychologie d'Alexandre est également intéressante. Il est complexe: à la fois sympathique et antipathique au lecteur. J'avoue l'avoir plus blâmé que plaint. Mais il passera le reste de sa vie à expier, et contera son histoire sans complaisance. Là encore, les thèmes m'ont paru un peu fades, car beaucoup utilisés, et pas tellement renouvelés ici.
La toute fin est une note d'espoir. Alexandre doit accomplir une espèce de geste symbolique, qui est un peu une catharsis. Peut-être va-t-il pouvoir se construire une nouvelle vie avec de nouveaux objectifs (pas si nouveaux que ça, finalement)...
Conduite en état livresque