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EAN13 : 9782070124848
Le poids du papillonEn savoir plus sur Erri De Luca
Le poids du papillonEn savoir plus sur Danièle Valin

Samedi, c'est la Fête des mères ! Voici la sélection des libraires de Dialogues pour être sûr de lui faire plaisir. Des romans et des essais à dévorer, des polars pour palpiter, des recettes à tester, des livres pour se détendre... Et dire que c'est vous qui allez récolter les baisers !

Les beaux jours arrivent. Voici une sélection de livres pour passer le plus agréable des étés.

Avec sa couverture ivoire à filets rouges et noir marquée du monogramme NRF, la collection « Blanche » inaugure le catalogue des Éditions de la Nouvelle Revue française, créées le 31 mai 1911 par André Gide, Jean Schlumberger et Gaston Gallimard.
Vous trouverez dans ce dossier un choix de livres de la maison Gallimard, auxquels viennent bien sûr s'ajouter tout notre fonds, disponible en librairie et sur le site Internet.

Je suis embêtée car je ne vois pas comment faire un résumé de ce livre magistral.
L’histoire se déroule à Naples, dans les années après guerre. Le narrateur, un jeune garçon de 13 ans, orphelin, apprend la vie à l’école mais surtout grâce à don Gaetano. Il aime passer son temps libre à lire, à jouer au foot et la « scopa ». Dans la loge de l’immeuble de don Gaetano décrite comme « une loupe de philatéliste », don Gaetano lui raconte Naples pendant la guerre. Le jeune garçon se nourrit des paroles de don Gaetano. Père de substitution, don Gaetano accompagne à devenir un homme : initiation à l’amour, aux codes d’honneur mais surtout à Naples.
Ce livre est un coup de cœur et j’ai du mal à en parler. Car il y a tant à dire, à trouver les mots justes pour décrire ce livre magnifique.
Il y a l’écriture d’Erri de Luca si belle. Un style concis, épuré qui dégage de la poésie et où les phrases invitent à méditer. Avec ce livre, on accède à l’histoire de Naples pendant et après la guerre avec aspects glorieux et ceux moins reluisants. Les questions de cet enfant qui grandit, sont décrites avec art mais simplement. On ne lit pas ce livre, on le vit.
Un tableau de Naples et de l’apprentissage à devenir un homme où le talent d’écrivain d’Erri de Luca nous fait fondre de bonheur.

Ce que j’ai aimé :
- La beauté limpide du texte :
« « Je t’ai attendue jusqu’à oublier quoi. Une attente est restée dans mes réveils, quand je saute du lit à la rencontre du jour. J’ouvre la porte non pas pour sortir mais pour le faire entrer. »
J’appuyai ma tempe sur la sienne.
« Anna, il s’est écoulé une éternité.
C’est fini. Maintenant commence le temps, qui dure des moments. » (p. 65)
- La poésie qui s’échappe de tous les mots, flotte indicible, et auréole l’histoire d’un halo d’éternité.
- L’hommage à tous ceux qui ont osé résister à l’envahisseur pour continuer à être des hommes debout, malgré la menace, malgré la mort. Et l’importance donnée à la parole, aux souvenirs pour que ces hommes et leurs valeurs ne s’évanouissent dans les rets gluants du temps qui passe.
« Ses récits devenaient mes souvenirs. Je reconnaissais d’où je venais, je n’étais pas le fils d’un immeuble, mais d’une ville. Je n’étais pas un orphelin de père et de mère, mais le membre d’un peuple. » (p.128)

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Par Géraldine V.. (Librairie Athenaeum de la vigne et du vin)
A la fin de la guerre et après-guerre, le narrateur grandit à Naples. Ses parents étant décédé, il vit sous la protection de don Gaetano, le concierge de son immeuble ... Hanté par le visage et le regard d'Anna, fillette aperçue à quelques reprises derrière une vitre tandis qu'il jouait dans la cour, il la retrouve plus tard.
A travers le récit de la valeur des hommes pendant la guerre, il apprend à devenir un homme. Il n'est pas le "fils de" mais reçoit et découvre ce qui peut lui permettre de s'affranchir.
Poésie, certes, mais aussi une certaine rudesse ... cette duplicité apporte de la grandeur mais engouffre le lecteur dans un silence après avoir terminé la dernière page ...