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EAN13 : 9782226215215En savoir plus sur Louise Erdrich
En savoir plus sur Isabelle Reinharez

Rentrée littéraire, titre Nathalie Crom dans Télérama.
Effectivement, cette rentrée est marquée par la publication en France de quelques grands auteurs tels que Don DeLillo (Point Omega, Actes Sud), Jim Harrison (Les Jeux de la nuit, Flammarion), Thomas Pynchon (Vice caché, Seuil), Bret Easton Ellis (Suites impériales, Robert Laffont), et les rééditions de Richard Price (Presses de la Cité) ou Raymond Carver...
Ou au mois d'octobre, Philip Roth (Indignation, Gallimard), Joyce Carols Oates (Petite sœur, mon amour, Philippe Rey) et Elizabeth Strout (Olive Kitteridge, prix Pulitzer 2009, éd. Ecriture)...

Paul BEATTY - John BIGUENET - Amanda BOYDEN - Ethan CANIN - Stuart DYBEK - Bret Easton ELLIS - Louise ERDRICH- Steve ERICKSON - Dan FANTE - Nick FLYNN - Harlyn GERONIMO - Barry GIFFORD - James GRADY - Lauren GROFF - Colin HARRISON - - Adam HASLETT - Nancy HORAN - Tania JAMES - Craig JOHNSON - Douglas KENNEDY - Jake LAMAR - Richard LANGE -Lydia LUNCH -Jay McINERNEY -Claire MESSUD - Benjamin PERCY -Jayne Anne PHILLIPS - Richard PRICE - Ron RASH - Jon RAYMOND - Richard RUSSO - Corine SOMBRUN - Willy VLAUTIN

Toute l’équipe de la librairie Dialogues a pris plaisir à sélectionner pour vous les ouvrages de ce catalogue et forme le voeu qu’ils contribueront à vous faire
passer de très bonnes fêtes.

Dakota du Nord, Pluto, une petite ville bâtie fin du XIX siècle très près d’une réserve indienne. Des familles s’y sont installées, les Hommes blancs sont venus avec leur religion et lorgnent sur les terres indiennes. 1911 : une famille entière de fermiers est tuée sauf le bébé. Les différences entre les deux communautés seront les plus fortes, les têtes de trois indiens se balanceront au nœud d’une corde. Seul Mooshum n’a pas été pendu. Pourquoi ? Les habitants et leurs descendants doivent vivre avec ce drame. Les questions, les mensonges drapés de secrets enveloppe cette tragédie sans que le vrai coupable ait été trouvé.

Bibliothèque idéale
Bibliothèque idéale

Bibliothèque idéale
Par Hélène-Lecturissime.
La beauté de l’ensemble des histoires imbriquées les unes dans les autres pour former un patchwork vivant et signifiant est époustouflante... Les destins apparemment isolés les uns des autres trouvent leur cohérence au fil des pages, prouvant qu’une histoire est composée de plusieurs individualités rassemblées par un socle commun.
« Quand nous sommes jeunes, les mots sont éparpillés autour de nous. Au fur et à mesure qu’ils sont assemblés par l’expérience, nous le sommes nous aussi, phrase par phrase, jusqu’à ce que l’histoire prenne forme. » (p. 414)
Et c’est ce socle commun que veulent garder les indiens comme une identité qu’on ne pourra plus leur voler tant que le récit durera.
« Il en va de même pour toutes les entreprises desespérées auxquelles sont mêlées les limites que nous posons sur cette terre. En traçant une ligne et en la défendant, nous semblons penser que nous avons dominé quelque chose. Quoi ? La terre engloutit et absorbe même ceux qui réussissent à bâtir un pays, une réserve. (Pourtant il y a quelque chose dans l’amour et la connaissance de la terre et son rapport avec les rêves – voilà ce qu’avaient les anciens. Voilà pourquoi en tant que tribu nous existons encore aujourd’hui.) » (p. 182)
- Ce sont des histoires tragiques quelquefois, des histoires comiques, des relations illogiques, mais toujours des histoires magnifiques. Comme celle de ce violon venu sur les eaux cueillir son destinataire qui ravira ensuite de sa musique les âmes sensibles :
« Le son touchait instantanément quelque chose de profond et de joyeux. Ces moments forts de connaissance vraie que nous devons masquer avec la vie de tous les jours. La musique venait tapoter le dos de nos terreurs aussi. Des évènements que nous avions vécus et que nous ne voulions jamais voir revenir. Des rêves en lambeaux, des nostalgies bannies, de la peur et aussi des plaisirs surprenants. Non, nous ne pouvons pas vivre à ce degré-là. Mais de temps à autre quelque chose se brise comme de la glace et nous sommes dans la rivière de notre existence. Nous sommes conscients. » (p. 303)
- Les personnages sont profondément humains, plus complexes qu’ils ne le semblent au premier abord. Par exemple, les confrontations entre le personnage du grand-père d’Evelina, Mooshum et le prêtre qui souhaite le convertir sont très drôles, même si derrière cette façade clownesque se cache une réelle souffrance.
« J’ai vu que la perte de leurs terres était logée en eux pour toujours. Cette perte entrerait aussi en moi. Au fil du temps, je découvris que le chagrin était une chose que chacun dissimulait à sa façon – mon vieil oncle grâce à sa discipline passionnée, ma mère grâce à une sévère bonté et un ordre méticuleux. Quant à mon grand-père, il pratiquait l’art patient du ridicule. » (p. 135)