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EAN13 : 9782070131075 ISBN : 978-2-07-013107-5
Éditeur : Gallimard
Date Parution :
Collection : Verticales
Nombre de page : 312
Dimensions : 20 x 14 x 2 cm
Poids : 307 g
Code Dewey : 843
«Depuis vingt ans à vrai dire je n'ai plus cessé de rire. C'en est troublant, presque inquiétant, une anomalie car il y aurait plutôt de quoi pleurer, tragédies, saloperies, maladies, labeur de vivre, effroi de ne plus. Toujours j'ai donné le change, mais aujourd'hui me trouve las d'esquiver et pressé d'admettre qu'en effet il y a quelque chose qu'il ne faut plus tarder à raconter. Le temps est venu quoi qu'il m'en coûte de remonter à la blessure. De remonter à 86. À l'été 86.»
Eté 1986. Le narrateur a 15 ans et il passe ses vacances en Vendée, à Saint-Michel-en-l’Herm, où il a vécu enfant avant que sa famille ne s’installe à Nantes. Il n’a qu’un objectif en tête : se dépuceler.
Accompagné de son acolyte Joe, beaucoup moins timide que lui, et de sa bande de potes estivale on le suit dans sa quête de LA fille. Le choix est vaste : est-ce que ce sera Sandrine Botreau, la copie-conforme de Madonna ? Mylène Caillaux, celle qui couche avec tout le monde ? Charlotte, la bourge un peu peste ? Céline, la 9/20 qui le calcule à peine ? Emilie, la fille beaucoup trop sage ? Cathy Meunier, le « bébé » de 13 ans ? Ou enfin Julie, son coup de foudre de l’été ?
Le problème c'est que le narrateur va aller de mésaventure en mésaventure jusqu’à une ultime frayeur qui va le métamorphoser à vie.
Avec ce roman, j’ai retrouvé ce qui caractérise l’écriture de Bégaudeau et qui me la fait tant aimer : le rythme ultra-rapide, la concision, le découpage impeccable de l’action, l’humour, un brin d’absurde, le mélange entre le trivial et le poétique et une observation très précise des enjeux verbaux et sociologiques d’une époque. On trouve parfois un commentaire vu des années 2000 sur des références culturelles et des expressions qui ont marqué les années 80.
Le narrateur n’est pas qu’un adolescent complexé avide de perdre sa virginité. La tête pleine d’alexandrins, c’est un léniniste qui veut battre le « nanti » Antoine Lamoricière au tournoi de tennis pour préparer la Révolution. C’est un garçon qui « marche à l’exacte jonction entre la tristesse et la béatitude » et qui essaie de survivre au poids de l’existence.
Un bémol tout de même : à partir du chapitre 14, deux personnages entrent en scène, un cinéaste et sa femme. Ils auront une importance primordiale. Mais ils détournent le roman de son réalisme qui, de mon point de vue, faisait la force de la première partie du récit. C’est bien sûr voulu par l’auteur : à la fin, on ne sait plus très bien quoi penser de toute cette histoire.
Par Juliette.
Eté 1986. Le narrateur a 15 ans et il passe ses vacances en Vendée, à Saint-Michel-en-l’Herm, où il a vécu enfant avant que sa famille ne s’installe à Nantes. Il n’a qu’un objectif en tête : se dépuceler.
Accompagné de son acolyte Joe, beaucoup moins timide que lui, et de sa bande de potes estivale on le suit dans sa quête de LA fille. Le choix est vaste : est-ce que ce sera Sandrine Botreau, la copie-conforme de Madonna ? Mylène Caillaux, celle qui couche avec tout le monde ? Charlotte, la bourge un peu peste ? Céline, la 9/20 qui le calcule à peine ? Emilie, la fille beaucoup trop sage ? Cathy Meunier, le « bébé » de 13 ans ? Ou enfin Julie, son coup de foudre de l’été ?
Le problème c'est que le narrateur va aller de mésaventure en mésaventure jusqu’à une ultime frayeur qui va le métamorphoser à vie.
Avec ce roman, j’ai retrouvé ce qui caractérise l’écriture de Bégaudeau et qui me la fait tant aimer : le rythme ultra-rapide, la concision, le découpage impeccable de l’action, l’humour, un brin d’absurde, le mélange entre le trivial et le poétique et une observation très précise des enjeux verbaux et sociologiques d’une époque. On trouve parfois un commentaire vu des années 2000 sur des références culturelles et des expressions qui ont marqué les années 80.
Le narrateur n’est pas qu’un adolescent complexé avide de perdre sa virginité. La tête pleine d’alexandrins, c’est un léniniste qui veut battre le « nanti » Antoine Lamoricière au tournoi de tennis pour préparer la Révolution. C’est un garçon qui « marche à l’exacte jonction entre la tristesse et la béatitude » et qui essaie de survivre au poids de l’existence.
Un bémol tout de même : à partir du chapitre 14, deux personnages entrent en scène, un cinéaste et sa femme. Ils auront une importance primordiale. Mais ils détournent le roman de son réalisme qui, de mon point de vue, faisait la force de la première partie du récit. C’est bien sûr voulu par l’auteur : à la fin, on ne sait plus très bien quoi penser de toute cette histoire.