En avant, route !
Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le «chemin anglais» depuis La Corogne, lors d'une année sainte mouvementée. L'ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l'on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d'amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d'une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.
Par Alex-Mot-à-Mots.
Me voici, le temps d'une lecture, sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, avec ceux que l'on appelle les pèlerins, qu'ils soient en recherche spirituelle ou non.
J'ai été étonnée de constater que nombres d'entre eux "font" et re-font le chemin chaque année, comme aimantés par cette route.
Il y est beaucoup question de podologie-pédopsychiatrie (allusion à une méprise sur le Chemin d'un pédopsychiatre, tentant de faire comprendre qu'il n'était pas podologue et y renonçant, devenant ainsi un as du soin des pieds).
Ce qui m'a fait rire : les éternels 4 derniers kilomètres de la journée, toujours insurmontables.
L'image que je retiendrai :
Celle du Finisterre espagnol où les pèlerins brûlent leurs hardes et mangent de délicieuses spécialités.
http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/07/22244514.html