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EAN13 : 9782070129256Autre version disponible :
L'éternel retour
Dans les forêts de SibérieEn savoir plus sur Sylvain Tesson

Sylvain Tesson reçoit le Médicis essai pour Dans les forêts de Sibérie (Gallimard).

Le Prix Renaudot de l'essai 2011 a été attribué à Gérard Guégan, pour "Fontenoy ne reviendra plus" (Stock).

Laure Murat reçoit le Femina essai 2011 pour L'homme qui se prenait pour Napoléon : pour une histoire politique de la folie (Gallimard) par 7 voix contre 5 à Gérard de Cortanze (Frida Kahlo : la beauté terrible, Albin Michel).

Les incontournables de la rentrée littéraire... Vous allez en entendre parler !
Toute l'équipe de la librairie Dialogues a pris plaisir à sélectionner pour vous les ouvrages présentés ici et forme le voeu qu'ils contribueront à vous faire passer de très bonnes fêtes. Au sommaire, des ouvrages pour la jeunesse, des dictionnaires et encyclopédies, des romans, des livres concernant les beaux-arts, l'art de vivre, la nature, les jeux, les sports, la mer, la Bretagne, les sciences humaines, des BD et mangas, des livres sonores et des agendas. Le catalogue imprimé est à votre disposition gracieusement à la librairie.

Nous n'avons pas (encore) lu tous les livres de la rentrée, mais voici déjà une sélection, pour aiguiser tous vos appétits de lecture...

"Je m'étais promis avant mes 40 ans de vivre en ermite au fond des bois". Sylvain Tesson s'est installé, pendant six mois, dans une cabane sibérienne sur les rives du lac Baïkal. "Quelque chose comme le paradis". Pas de voisins, pas de routes, des températures de - 30°C... Six mois pour une vie.
L'auteur, poète esseulé et isolé, livre ici son "journal d'ermitage". Entre février et juillet 2010, dans ce désert, il s'est inventé une vie sobre et belle, une existence resserrée autour de gestes simples, une lente transformation au rythme des tressaillements de la nature, une régression "positive". Il dompte la forêt, le lac, les bêtes et surtout le temps. Entre la beauté de l'hiver et le putsch du printemps, il connaîtra le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix.
Des livres, deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac et une bonne quantité de vodka et autres boissons fortes locales suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence ? Une petite merveille, ce prix Médicis de l'essai 2011.

Il faudrait pouvoir prendre le temps de le savourer, ce nouveau livre de Sylvain Tesson. A son image, en ermitage dans une cabane perdue au fond des bois, au pied d'un lac de Sibérie.
Il faudrait pouvoir le lire à la fenêtre, en levant la tête pour épier les oiseaux et le coude pour siroter son thé fumant.
Et surtout, il faudrait pouvoir croiser sa lecture avec les grands textes qui jalonnent "Dans les forêts de Sibérie", ceux de Segalen, Mishima, Lao Tseu, Giono, Jünger...
Mais difficile de prendre le temps de la contemplation tant son journal de bord de six mois passés sur les rives du lac Baïkal est passionnant. Il se lit d'une traite, comme une vodka : cul-sec.

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Par Géraldine V.. (Librairie Athenaeum de la vigne et du vin)
Voici le journal de Sylvain Tesson, combinaison entre l'autocritique de notre vie "active" et le droit de "retrait" avec un soupçon de Robinson Crusoé !
Il choisit de perdre notre temps et de retrouver celui de la nature, même face au tempérament de ses voisins russes. « Dans les forêts de Sibérie » , il se livre pendant 6 mois à la recherche de la "vérité" et une prise de recul sur sa fréquentation du monde : nous souhaiterions tenter son expérience forestière sans savoir quel en serait notre retentissement "intérieur"... Ce "poète" voyageur s'est arrêté au bord du lac Baïkal et nous ouvre une porte sur l'expérience de la solitude.
A qui le tour ?