En 2020, il ne restera que 180 gynécologues médicaux pour 30 millions de femmes.
Rare sont celles qui pourront bénéficier d'une consultation et d'un suivi régulier. Les départs à la retraite s'accélèrent et le revouvellement des médecins n'est plus assuré. Les régions se désertifient sans espoir d'oasis médicale. La prise de rendez-vous se transforme en parcours du combattant.
La loi hôpital, patients, santé territoires (HPST), pour pallier la pénurie de praticiens, a ouvert la voie du transfert de compétences aux sages-femmes et aux médecins généralistes. Mais elle n'a pas prix en compte le niveau de formation nécessaire pour assurer un suivi gynécologique optimal. Un accès limité et en pointillés, qui met la santé des femmes en danger.