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EAN13 : 9782714449481Autre version disponible :
En savoir plus sur Thérésa Révay

Fresque familiale de grande envergure, « Dernier été à Mayfair » est un roman majestueux, plein de panache et de sentiments exaltés.
Theresa Révay nous balade entre Londres et Paris au beau milieu d’une époque tumultueuse, berceau de nombreux revirements historiques incontournables. Son récit débute en 1912 pour nous abandonner fin 1918, à la fin de la première guerre mondiale. C’est donc dans une époque mouvementée que l’auteur nous entraine, sur les pas de quatre frères et sœurs aristocrates dont le train de vie en dilettante touche à sa fin. La fratrie peut se décomposer en deux groupes opposés : Julian et Vicky sont les traditionalistes, le sens du devoir et le maintien de leur rang les obnubilent. Au contraire d’Evie et Edward qui sont les révolutionnaires de la famille, Evie militant pour les droits des femmes et Edward préférant s’adonner aux jeux d’argent et à l’aviation. A travers leur destinée, Teresa Revay nous livre un récit historique soigné, l’auteur se basant sur un travail d’historiens riche et méticuleux. Elle ressuscite le temps d’un roman une époque charnière de notre histoire, abordant aussi bien des thèmes culturels que politiques et sociaux. Droit de vote des femmes, début de l’aviation, premiers mouvements de grève des ouvriers, guerre 14-18, etc. Les sujets sont nombreux et traités avec brio, j’ai régulièrement eu l’impression de revivre l’histoire.
Par clara.
Eté 1911, Londres. Julian, Evangeline, Edward et Victoria Rotherfield ont l’insouciance de la jeunesse dorée . Si Julian en tant qu’aîné a de nombreux devoirs et obligations, son cadet Edward a comme danseuse le jeu et l’aviation. Alors que Victoria s’apprête à faire son entrée dans la haute société anglaise en tant que débutante, sa sœur Evangeline prend part à des réunions de suffragettes dans les quartiers ouvriers. Trois ans plus tard, l'ombre de la première Guerre Mondiale se dessine et va faucher bien plus que des soldats innocents.
Pour commencer, on oublie la couverture qui ne reflète en rien le contenu de cet excellent roman ! Et, je me suis couchée à des heures peu raisonnables tellement j’étais captivée par ce livre ! Aux premiers abords, on pourrait penser qu’il ne va être question que du destin de ces quatre jeunes gens de la haute société anglaise. Et bien non, on y croise toute une jeunesse de l’époque, des Anglais mais également des Français, avec ses espoirs et ses revendications. Autant de personnages que l’on va suivre jusqu’en 1919. Suite au décès de son père, Julian endosse les devoirs qui lui incombent et se marie sans amour. Si Victoria aime les bals, Evangeline préfère militer pour de droit de vote des femmes avec les suffragettes. Arrêtée, elle connaît la prison et la barbarie infligée aux femmes qui refusent de s’alimenter. Edward est le plus fantasque de tous. Il rate de peu de remporter une course d’aviation et par la même occasion de rembourser ses dettes de jeu. La société anglaise édouardienne est à bout de souffle, l’industrie est en plein essor et les femmes veulent l’égalité. En France, la noblesse connait aussi le revers de la médaille. Les personnalités se révèlent au fil des pages de la première partie qui réserve bien des surprises !
Dans la seconde partie, on "vit" les combats de la Somme à côté de ces soldats anglais comme si on y était. On admire ces femmes devenues infirmières pour aider et l'on ressent le désarroi d'une population qui pleure ses fils. L’auteure réussit à faire ressortir l’émotion, la peur, le courage et la prise de conscience d’une guerre qui s'embourbe.
Tenir le lecteur sur presque cinq cent pages est un pari et l'auteure le réussit haut la main ! Non seulement, elle évite trop de rebondissements dans la première partie mais surtout la seconde partie est d’une véracité époustouflante.
Je vous ai juste donné quelques éléments mais il y en a tant que je vous laisse le plaisir de le lire à votre tour !
Theresa Revay nous offre un très, très bon roman historique ! Ce livre est riche, dense, saisissant par les détails avec des personnages crédibles et attachants ( je pense notamment à Jean, le jeune prêtre français ou à May Wharton, une femme journaliste et aviatrice). Des personnages qui sont le portait d’une génération sacrifiée. Alors oui, j’ai vibré et j'ai eu les yeux embués à la lecture de certains passages...
Un vrai et grand bonheur de lecture !