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EAN13 : 9782911438776 ISBN : 978-2-911438-77-6
Éditeur : DIABASE
Date Parution :
Collection : LITTERATURE
Nombre de page : 185
Dimensions : 20 x 13 x 1 cm
Poids : 229 g
Je rencontre Michèle Astrud depuis plusieurs années maintenant, à Carhaix et à Maurepas dans le cadre des salons littéraires, lieux de rendez-vous des blogueuses bretonnes (avec une pièce rapportée, moi !). J'avais bien aimé « Amitiés », mais un peu moins « J'ai rêvé que j'étais un garçon ». Voyons ce que sera la troisième expérience ! Une femme, jeune, presque encore une adolescente, fuit un hôtel de luxe, laissant derrière elle le cadavre d'un homme dont elle a vidé les poches....elle prend un train de nuit...vers une nouvelle vie, une nouvelle proie.
Parfois elle téléphone à sa mère, qui lui parle de son père, sa sœur, son frère, sa famille qu'elle a fui un soir. Elle se remémore la dispute ; son frère, recalé à un examen, la prend à partie l'accusant de cet échec, lui reprochant un récent retour, qui semble t-il a perturbé la tranquillité du foyer. Tout le monde semble lui donner raison, alors elle part, gagne la gare et une station balnéaire déserte vue la saison. Elle trouve très facilement un travail de serveuse dont sa plastique ne déplait pas au patron.... Elle raconte son histoire somme toute banale, des difficultés scolaires, son quasi-abandon des études sauf mathématiques, sa solitude à l'école comme à la maison, un conseil de discipline mal vécu par sa famille. Et la fugue, puis une autre....elle donne des nouvelles, mais jamais son adresse, elle vit....travaille....cultive son secret.... Plus de dix ans passent, mais un jour sa mère lui apprend la nouvelle ; son frère Antoine a disparu...pourrait-elle les aider à le retrouver ? Michèle, qui est la narratrice de ce livre, est un être complexe, élève sans problèmes pendant des années, tout change, elle devient indisciplinée, arrogante, mal dans sa peau. Sa première fugue se fera avec un motard, chose que son frère lui reprochera comme excuse à son examen manqué. Sa mère, personnage aux deux facettes, effacée au premier abord, besogneuse mais c'est elle qui dirige son monde, chose que lui a abandonné son mari. Son frère Antoine et sa sœur Jeanne sont jumeaux, donc très soudés ; travailleurs ils réussiront dans la vie. Associés dans un cabinet dentaire, bien marié chacun de leur côté, ils sont le symbole de la réussite familiale. Mais la disparition d'Antoine brise cette image idyllique...et dix ans plus tard le drame ressurgit ! Mais est-ce réellement la même fugue ? Trop de choses séparent le départ d'une adolescente mal dans sa peau et celle d'un homme plutôt favorisé par la vie. C'est très bien écrit, descriptif mais pas trop, en particulier les paysages marins les jours de marées d'équinoxe sont en particulier très réussis.. De par sa profession l'auteur connait bien les problèmes des adolescentes, ce qui est particulièrement sensible dans la première partie du récit. Un peu comme dans « Amitiés » il y a sur la fin un côté un peu fantastique dans un endroit retiré, étrange pour une rencontre. Le choix des décors, trains, gare déserte, station balnéaire hors saison, bungalow isolé dans un paysage recouvert de givre, accentue le sentiment de solitude de Michèle et l'oppression qu'elle ressentait en famille. La solitude n'est-elle pas la dernière des libertés ? Un bon roman plus proche de mes aspirations littéraires que « J'ai rêvé que j'étais un garçon » par exemple.
Par Eireann Yvon.
Je rencontre Michèle Astrud depuis plusieurs années maintenant, à Carhaix et à Maurepas dans le cadre des salons littéraires, lieux de rendez-vous des blogueuses bretonnes (avec une pièce rapportée, moi !). J'avais bien aimé « Amitiés », mais un peu moins « J'ai rêvé que j'étais un garçon ». Voyons ce que sera la troisième expérience !
Une femme, jeune, presque encore une adolescente, fuit un hôtel de luxe, laissant derrière elle le cadavre d'un homme dont elle a vidé les poches....elle prend un train de nuit...vers une nouvelle vie, une nouvelle proie.
Parfois elle téléphone à sa mère, qui lui parle de son père, sa sœur, son frère, sa famille qu'elle a fui un soir. Elle se remémore la dispute ; son frère, recalé à un examen, la prend à partie l'accusant de cet échec, lui reprochant un récent retour, qui semble t-il a perturbé la tranquillité du foyer. Tout le monde semble lui donner raison, alors elle part, gagne la gare et une station balnéaire déserte vue la saison.
Elle trouve très facilement un travail de serveuse dont sa plastique ne déplait pas au patron....
Elle raconte son histoire somme toute banale, des difficultés scolaires, son quasi-abandon des études sauf mathématiques, sa solitude à l'école comme à la maison, un conseil de discipline mal vécu par sa famille.
Et la fugue, puis une autre....elle donne des nouvelles, mais jamais son adresse, elle vit....travaille....cultive son secret....
Plus de dix ans passent, mais un jour sa mère lui apprend la nouvelle ; son frère Antoine a disparu...pourrait-elle les aider à le retrouver ?
Michèle, qui est la narratrice de ce livre, est un être complexe, élève sans problèmes pendant des années, tout change, elle devient indisciplinée, arrogante, mal dans sa peau. Sa première fugue se fera avec un motard, chose que son frère lui reprochera comme excuse à son examen manqué.
Sa mère, personnage aux deux facettes, effacée au premier abord, besogneuse mais c'est elle qui dirige son monde, chose que lui a abandonné son mari.
Son frère Antoine et sa sœur Jeanne sont jumeaux, donc très soudés ; travailleurs ils réussiront dans la vie. Associés dans un cabinet dentaire, bien marié chacun de leur côté, ils sont le symbole de la réussite familiale. Mais la disparition d'Antoine brise cette image idyllique...et dix ans plus tard le drame ressurgit ! Mais est-ce réellement la même fugue ? Trop de choses séparent le départ d'une adolescente mal dans sa peau et celle d'un homme plutôt favorisé par la vie.
C'est très bien écrit, descriptif mais pas trop, en particulier les paysages marins les jours de marées d'équinoxe sont en particulier très réussis..
De par sa profession l'auteur connait bien les problèmes des adolescentes, ce qui est particulièrement sensible dans la première partie du récit.
Un peu comme dans « Amitiés » il y a sur la fin un côté un peu fantastique dans un endroit retiré, étrange pour une rencontre. Le choix des décors, trains, gare déserte, station balnéaire hors saison, bungalow isolé dans un paysage recouvert de givre, accentue le sentiment de solitude de Michèle et l'oppression qu'elle ressentait en famille. La solitude n'est-elle pas la dernière des libertés ?
Un bon roman plus proche de mes aspirations littéraires que « J'ai rêvé que j'étais un garçon » par exemple.