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EAN13 : 9782351780497En savoir plus sur Marc Amfreville

1895, au Texas. Klara Skala meurt en mettant au monde son quatrième fils, Karel. Inconsolable veuf, Vaclav Skala enferme sa peine dans le travail et fait de ses fils des bêtes de somme. « À compter de ce jour, les gens du coin diraient que la mort de Klara avait transformé cet homme d’un naturel gentil en une personne amère et dure, mais en vérité, Vaclav le savait, l’absence de sa femme avait seulement fait ressurgir celui qu’il était avant de la connaître, celui que seule cette compagnie féminine avait su adoucir. » (p. 17) La seule marque d’attention que Vaclav accorde à son dernier-né, c’est de lui laisser monter ses chevaux de course. Devenu adolescent, Karel court pour son père : les enjeux sont toujours des terres et l’appétit de Vaclav le pousse à en vouloir toujours plus.
Jusqu’au jour où Gillermo Villasenor traverse la frontière mexicaine et offre ses trois filles en mariage aux aînés de la famille Skala. Cela doit encore se conclure par une course : que Karel gagne et le domaine de son père s’étendra. Qu’il perde et ses frères auront de jeunes et belles épouses. Mais Karel ne sait s’il doit gagner la course pour satisfaire son père ou la gagner pour ne pas que la belle Graciela n’épouse son frère aîné. Et puisque les désirs ne sont pas toujours satisfaits ou qu’ils ne le sont que partiellement, le seul recours possible est l’imagination. « Karel allait désormais adopter cette façon de déformer la réalité pour instiller un peu de merveilleux dans le quotidien, en particulier dans les histoires qu’il raconterait à sa progéniture. » (p. 68) Le cou rendu difforme par des années sous le double joug paternel, Karel tord la réalité à son goût, l’adapte à sa vue et à sa vision du monde.
Une quinzaine d’années plus tard, Sophie, l’épouse de Karel, est sur le point d’accoucher et c’est toute une vie de souvenirs, réels ou fantasmés qui fait surface et s’empare du jeune fils d’émigrés tchèques. Karel est aujourd’hui un homme séparé de ses frères par une querelle qui sourd et perce quand le ciel gronde. Et quand les jumeaux Knedlik entreprennent de le rouler et de rouler les autres frères Skala, il est temps de savoir ce qui définit une famille et ce qu’il est bon de laisser au passé.
Texas, fin 19eme siècle, on se croirait encore au Moyen Age, les temps sont rudes, on mène les filles au mariage comme du bétail. Karel, élevé par un père violent, monte à cheval comme un as, frôle la mort en permanence, fait du rodeo dans cette nature magnifiée, caractéristique des 20 romans publiés par cet éditeur!

Bibliothèque idéale
Par clara.
Texas, 1895. La femme de Vaclav Skala, fermier et propriétaire de cheveux, meurt en mettant au monde leur quatrième fils Karel. Rongé par la douleur, il change d’attitude et devient un homme dur. Les années passent et il transfère sa peine sur Karel en le délaissant. Ses fils travaillent à la ferme et Vaclav agrandit toujours et encore son domaine en pariant sur des courses de chevaux.
Lorsque Guillermo Villasenor s’installe près des terres de Vaclav Skala. il engage un pari avec Vaclav. Pari qui va changer le cours de la famille de Vaclav Skala. L’enjeu est le mariage des trois filles de Guillermo si ce dernier gagne. Karel qui monte un des chevaux perd une course pour la première fois.Le jeune garçon est tombé amoureux de son adversaire, une des filles de Guillermo. Ses frères se retrouvent mariés et Karel s’éloigne des siens, coupe les ponts pour mener sa propre vie de famille.
La narration sur trente ans nous fait vivre le tourbillon des émotions de cette famille écartelée: les remords, la haine mais aussi les liens du sang. Des sentiments tus, ensevelis sous la fierté et l’orgueil de ces hommes. Les femmes ne sont pas en reste et souffrent elles-aussi en silence. Comment trouver la paix et le pardon?
Si Bruce Machart nous mène dans un premier roman mené de main de maître, ce livre n’emporte pas cependant entièrement mon adhésion. J’ai trouvé qu’il y avait trop de descriptions sur le travail à la ferme, les chevaux et le deuxième point mais cette fois sur la forme. Il faut avoir une (très) bonne vue : la typologie est vraiment petite…