Parlez-vous sans-culotte ? : dictionnaire du Père Duchesne (1790-1794)
Depuis 1989, date du bicentenaire de la Révolution française et son avalanche de publications dominées par les travaux de François Furet, les études sur ce grand moment de notre histoire nationale se sont poursuivies, les thèses se sont affrontées.
Dans sa préface, Michel Vovelle, s’il souligne avec humour que « Soboul est mort, Furet est mort et moi-même je ne me sens pas très bien », n’en démontre pas moins l’incontestable vitalité de l’historiographie de la Révolution. Les contributions ici réunies en témoignent.
Plus de vingt ans après, les lampions des commémorations éteints, une trentaine d’historiens, appartenant à une nouvelle génération, réunis par Michel Biard, professeur à l’Université de Rouen, a fait le point chacun dans son domaine sur l’état des connaissances. Quelle place a tenu la Terreur ? La Révolution française a-t-elle été une catastrophe économique, a-t-elle été un désert artistique ? Que fût la place des paysans ? À travers chacun de ces dossiers, l’historien apporte de nouveaux éléments de réponse et le lecteur peut ainsi redécouvrir la Révolution française et son interprétation.
Tous les aspects de la Révolution française (l’église, la paysannerie, le développement des arts, l’économie…)sont ici abordés par les trente plus grands spécialistes.
Sommaire :
Michel Vovelle (Professeur émérite, Université de Paris I) : À la résurrection des piques !
Marc Belissa (maître de conférences, Université de Paris X) : La faute à Voltaire ? La faute à Rousseau ?
Annie Duprat (professeur, Université de Cergy-Pontoise, CNRS) : Le roi boit, la reine mange et le peuple crie…
Michel Biard (professeur, Université de Rouen) : Quelle « centralisation jacobine » ?
Pierre Serna (professeur, Université de Paris I) : Français, encore un effort pour être républicains !
Malcolm Crook (professeur à l’université de Keele) et Serge Aberdam (chercheur, INRA Sciences sociales) : Délibérer et voter : une passion durable.
Danièle Pingué (maître de conférences, Université de Besançon) : Les sociétés politiques : des laboratoires de démocratie.
Éric Wauters (professeur, Université du Havre) : La naissance d’un « quatrième pouvoir » ?
Hervé Leuwers (professeur, Université de Lille III) : Révolution constituante et réforme judiciaire (1789-1791)
Philippe Bourdin (professeur, Université de Clermont-Ferrand) : Croire jusqu’à la Raison.
Valérie Sottocasa (maître de conférences, Université de Toulouse) : La Contre-Révolution : une voie de politisation du peuple à l’époque révolutionnaire.
Jean-Clément Martin (professeur, Université de Paris I) : Violences et révolution, les raisons d'un malentendu.
Jean-Paul Bertaud (professeur émérite, Université de Paris I) : La guerre. Défendre la Révolution ou la répandre ?
Annie Crépin (maître de conférences honoraire, Université d’Arras) : Soldats et citoyens, soldats parce que citoyens : les hommes de l'armée nouvelle
Karine Rance (maître de conférences, Université de Clermont-Ferrand) : Les nobles victimes de la Révolution ?
Guy Lemarchand (professeur, Université de Rouen) : La Révolution n’a pas été une « catastrophe économique».
Jean Bart (professeur émérite, Université de Bourgogne) : L’abolition de la féodalité et des privilèges, ou les illusions de la nuit du 4 août 1789.
Jean-Pierre Jessenne (professeur, Université de Lille III) : Une Révolution sans ou contre les paysans ?
Marcel Dorigny (maître de conférences, Université de Paris VIII) et Bernard Gainot (maître de conférences, Université de Paris I) : La Révolution et la « question coloniale » (1789-1804).
Jean-Jacques Clère (professeur, Université de Bourgogne) : La Révolution et les réformes du droit de la famille.
Martine Lapied (professeur, Université de Provence) : Une absence de révolution pour les femmes ?
Jacques Guilhaumou (directeur de recherches, CNRS), Parler la langue du peuple pendant la Révolution.
Jean-Luc Chappey (maître de conférences, Université de Paris I) : Les écoles de la Révolution : pour en finir avec la thèse de la « table rase ».
Philippe Bourdin (professeur, Université de Clermont-Ferrand) : Les masques et la plume.
Patrice Bret (chercheur, CNRS) : La Révolution française et les sciences : quelles rencontres ?
Philippe de Carbonnières (assistant de conservation, Musée Carnavalet) : Les Arts florissants.
Serge Bianchi (professeur émérite, Université de Rennes 2) : Les fausses évidences du « vandalisme révolutionnaire ».
Pascal Dupuy (maître de conférences, Université de Rouen) et Alan Forrest (professeur, Université de York) : la Révolution au-delà des frontières ?
Claude Mazauric (professeur émérite, Université de Rouen) : Retour sur deux cents ans d’histoire de la Révolution.