L'origine de la violence
Lors d'un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie.
Rentré en France, il retrouve son père, sa famille, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. Il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie.
Ce détenu, nommé David Wagner, se révèle être son véritable grand-père, Peu à peu se met en place l'autre famille, la branche Wagner, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n'évoque l'existence. Et c'est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, lorsque l'ambitieux David Wagner rencontra le riche Marcel Fabre et sa femme Virginie, qui éclate alors au grand jour, ainsi que les terribles conséquences que la liaison entre David et Virginie entraîna.
Au cours de sa quête à travers la France et l'Allemagne, dans la nouvelle vie qu'il tâche d'inventer avec une Allemande qu'il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu'on ne se débarrasse pas si facilement du passé - ni du sien ni de celui de sa famille. Lorsqu'on remonte à l'origine de la violence, c'est sa propre violence qu'on finit par rencontrer.
Par Isabelle S.. (Librairie Dialogues)
A l’occasion d’un voyage scolaire à Weimar, ville de Goethe et de Schiller, le narrateur, professeur d’allemand, se trouve au Musée de Buchenwald face à une photographie qui retient son attention. : un déporté, dont les traits lui rappellent ceux de son père, observe le médecin du camp.
Cette ressemblance n’est pas une anodine coïncidence, mais le début pour lui d’une enquête qui le conduira à l’élucidation d’un terrible secret de famille.
Il trouve très vite l’identité du prisonnier, David Wagner, son véritable grand-père, assassiné par le docteur Wagner, son homonyme, l’homme qu’il regarde sur la photo.
L’enquête commence alors vraiment. Qui était David Wagner, comment est-il mort, qui étaient ses bourreaux ? Quelle a été la place de ce jeune juif dans la très riche et influente famille Fabre ?
Le narrateur creuse les failles de l’histoire familiale, remonte le temps, reconstitue ce que le silence et les non-dits ont tenté d’occulter, lui laissant ainsi en héritage les peurs terribles de l’enfance et une violence intérieure qu’il ne comprend pas.
Le roman se fait parfois documentaire – biographies des protagonistes, reconstitution impressionnante de l’enfer de Buchenwald –, parfois chronique familiale, banale et terrifiante à la fois, avec ses mensonges et ses haines, ses amours clandestines, la folie que l’on tait et le rang que l’on doit tenir.
Roman sur le Mal, L’Origine de la violence est un grand texte. Après l’avoir accompagné dans sa quête de la vérité, on ne peut que saluer la profondeur de la réflexion et l’absolue sincérité de Fabrice Humbert.