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EAN13 : 9782253122326
Dans une chambre d’hôtel, un homme grimpe sur un tabouret et glisse son cou dans un nœud coulant. Il attend. La porte s’ouvre sur un autre homme. D’un coup de pied, il fait chuter le tabouret. Il referme la porte.
Par Saphoo.
C’est là mon envie de me plonger à nouveau dans ses livres après “le grand loin” ce deuxième livre pour ma part “Comment va la douleur” ressemble bien à ce refrain qui refredonne dans ma tête, une chanson humoristique et à la fois cinglante d'une douleur qui traverse l’histoire comme un coup d’épée.
Pascal Garnier a le don de mélanger avec génie le noir et le blanc non pas pour nous peindre de gris son histoire mais un panache de couleurs qui jaillit à travers ses personnages toujours très marquants et originaux, même si ils ont parfois un petit côté répugnant, cynique ou marrant. Les descriptions sont si remarquables qu’on se croirait au cinéma, l’histoire se déroule tel un film, pas d’ennui, que du plaisir, des sourires, des angoisses parfois, de l’émotion et de la tendresse, assurément un joyeux cocktail de lecture dont je ne me lasse pas. Il est bien regrettable qu’il nous ait quitté si vite, si tôt.
Pourquoi redire l’histoire, le résumé de l’éditeur suffit amplement à se plonger dans ce roman : “Comment va la douleur” est une expression africaine pour se saluer; je serai curieuse d’en savoir plus à ce sujet.
La douleur omniprésente devient la raison majeure de cette décision d’embaucher “Bernard” si attachant. Tout au long de cette mission, on croise Fiona et sa fille Violette, Rose et Anaïs la mère de Bernard, un tableau à elle toute seule.
J’ai encore bien ri des tableaux brossés par l’auteur, c’est d’un humour et pourtant il n’y a pas de quoi rire des malheurs des autres mais la façon dont il nous livre ces coups de “gueule” on ne peut que succomber.