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EAN13 : 9782070342266
Engagés !, pour résister au vieux monde
La zone du dehors., La volte, 2
La zone du dehors., Les clameurs, 1En savoir plus sur Alain Damasio

Pour deux livres de la collection Folio SF, nous avons le plaisir de vous offrir le premier tome de la bande dessinée de Richard Marazano et Jean-Michel Ponzio : "Genetiks".
Pour vous aider à faire votre choix parmi les titres du catalogue Folio SF, les libraires vous ont préparés une sélection indicative.

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Ils sont 23 à remonter contre le vent. Destinés depuis l'enfance à suivre la trace pour remonter aux origines du vent en Extrême-Amont, ils ont quitté l'Extrême-Aval pour une quête fabuleuse. « Nous sommes partis d'Aberlaas, Extrême-Aval, il y a vingt-sept ans maintenant. Nous avions onze ans. Et nous ne nous sommes jamais retournés. » (p. 678) À la seule force de leurs jambes et de leurs corps, ils contrent les neuf formes du vent, des plus physiques au plus métaphysiques. « Le socle collectif opérait : la rafale nous passait dessus sans trouver fente par où nous dissocier ; on faisait bloc. On était bloc. Inexpugnable. Indélogé. » (p. 683) Le vent est hostile dans leur monde, maître et présidant toute vie. La plupart des vivants se terrent dans des abris et tentent d'échapper à la puissance folle qui racle un monde de sable, de pierre, de glace et de neige. Mais la 34° Horde ne redoute pas le vent et s'élance sans cesse contre lui, vers lui. « Quitte à mourir le ventre troué par un morceau de bois, ils préféreront toujours que ce soit en plein vent dans la plaine, qu'ici-bas ensevelis dans un puits, les vertèbres rompues sous le poids d'une poutre. » (p. 698)

Ils sont 23 à remonter contre le vent. Destinés depuis l'enfance à suivre la trace pour remonter aux origines du vent en Extrême-Amont, ils ont quitté l'Extrême-Aval pour une quête fabuleuse. « Nous sommes partis d'Aberlaas, Extrême-Aval, il y a vingt-sept ans maintenant. Nous avions onze ans. Et nous ne nous sommes jamais retournés. » (p. 678) À la seule force de leurs jambes et de leurs corps, ils contrent les neuf formes du vent, des plus physiques au plus métaphysiques. « Le socle collectif opérait : la rafale nous passait dessus sans trouver fente par où nous dissocier ; on faisait bloc. On était bloc. Inexpugnable. Indélogé. » (p. 683) Le vent est hostile dans leur monde, maître et présidant toute vie. La plupart des vivants se terrent dans des abris et tentent d'échapper à la puissance folle qui racle un monde de sable, de pierre, de glace et de neige. Mais la 34° Horde ne redoute pas le vent et s'élance sans cesse contre lui, vers lui. « Quitte à mourir le ventre troué par un morceau de bois, ils préféreront toujours que ce soit en plein vent dans la plaine, qu'ici-bas ensevelis dans un puits, les vertèbres rompues sous le poids d'une poutre. » (p. 698)

Bibliothèque idéale
Par Eric E..
"La horde du contrevent" est un livre ambitieux, qui se dévore en quelques jours et exerce longtemps son pouvoir de fascination. La force du récit, qui happe littéralement le lecteur, réside dans la densité de présence d’un monde régi par d’autres lois que le nôtre et le sentiment que la horde, menée d’une poigne de fer par son chef, progresse autant vers la source des vents que vers un destin inéluctable. La tension est accentuée par la narration subjective, qui permet de ressentir les souffrances et les hésitations, ou la résolution, de chacun des membres de la horde.
Ainsi, au-delà d’un roman d’héroic-fantasy sans pareil, se dessine le récit d’une quête existentielle. Au début unis par leur but commun et totalement soumis à la communauté, les hordiers peu à peu s’individualisent et parviennent, pour certains d’entre eux, à s’interroger sur le sens de leur marche inexorable vers l'Amont… La fin, qu’il ne serait pas charitable de dévoiler, est particulièrement émouvante. Néanmoins, "La horde du contrevent" n’est pas un chef d’œuvre : outre des incohérences dans le récit, l’auteur se complaît dans des artifices d’écriture (ex : la joute orale menée comme un concours de slam) et multiplie les outrances et les effets visuels. Comme si Damasio avait voulu réussir la synthèse des philosophes présocratiques, de Nietzche, des manga japonais et de Star Wars... Et puis, j’ai été surpris que le ciel et les étoiles, qui devraient obséder des hommes piégés dans un monde clos et hostile, ne soient jamais évoqués. Le monde où progresse la horde reste ainsi artificiel et conceptuel, contrairement à ceux, aussi étranges et déroutants, crées par Michel Bernanos (La montagne morte de la vie) et Charles Duits (Ptah Hotep) qui avaient eux aussi l'ambition de transcender le genre de la fantasy et de l'ouvrir vers la poésie et l'interrogation existentielle...