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EAN13 : 9782070379491Autre version disponible :
Du domaine des Murmures
Le cri du livreEn savoir plus sur Carole Martinez
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Livresse de Lire est un prix littéraire décerné par des lycéens de Brest à des écrivains dont ils lisent une oeuvre pendant l'année scolaire. Ces livres sont minutieusement sélectionnés par les libraires en fonction de leur attrait et de leur intérêt.
Rencontreront les élèves brestois cette année dans le cadre du prix : Maud Lethielleux, Alain Chopin et Carole Martinez.

Famille je vous aime, famille je vous fais : les histoires de famille sont indéniablement en vogue en cette rentrée littéraire 2011.
Les libraires du rayon Littérature vous proposent une sélection de romans sur ce sujet inépuisable...

J’ai été émerveillée par ce livre… Soledad m’a racontée la plus belle histoire qu’il soit. Une histoire si belle que j’ai eu l’impression de rêver.

Il est difficile de parler d'un tel roman que je classerai dans mes coups de coeur. J'ai littéralement été happée par l'histoire de Frasquita Carasco, qui reçut à ses seize ans le don de la couture.
Les femmes de sa famille détiennent une mystérieuse boîte en bois, transmise de génération en génération, dont le contenu varie selon la jeune fille qui la reçoit lors d'une cérémonie où les esprits apparaissent. Il y a un parfum de sorcellerie qui flotte autour de ces femmes et leurs dons leur apportent plus souvent souffrance que bonheur. Il est vrai que posséder un talent particulier fait toujours des jaloux et qu'être différent n'est jamais chose facile à assumer.
Frasquita découvre lorsqu'elle ouvre la boîte ce dont elle rêve depuis longtemps : le matériel nécessaire pour assouvir sa passion pour la couture et la broderie.
" La boîte était pleine de bobines de fil de toutes les couleurs et des centaines d'épingles étaient plantées sur un de ces petits coussinets que les couturières portent au poignet en guise de bijou. Fixée au couvercle par de fines lanières de cuir, une paire de ciseaux finement ouvragés dans un petit étui en velours rouge, un dé à coudre tout simple et, soigneusement alignés le long d'un large ruban bleu, quelques aiguilles de toutes tailles."
Dès lors, l'héroïne n'aura de cesse de créer : un éventail, sa robe de mariée, le drapeau d'anarchistes qui croiseront sa route... Mais ce don de la beauté fera d'elle un être à part, qui sans le vouloir, bouleverse l'ordre et les règles strictes du petit village où elle habite. Ses oeuvres éveilleront des désirs enfouis sous la chape de la religion ou sous la fatigue d'un dur labeur et finiront par l'amener à quitter sa terre et à errer sur les routes avec sa ribambelle d'enfants. Commencera alors un extraordinaire voyage que le lecteur suit avec passion, dans le sillage de la charrette à bras tirée par Frasquita ...

Après avoir découvert cet auteur avec Du domaine des murmures que j'ai adoré, lire Le coeur cousu m'a paru être une évidence. Et je n'ai pas été déçue.
C'est un roman magnifique qui se dévore d'un bout à l'autre. L'écriture est douce et poétique, les mots glissent tous seuls et du coups les pages défilent (trop) rapidement. Les chapitres sont très courts, comme des petites scénettes, ce qui rend la lecture très fluide et très agréable.

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livres 2011
Par Julien L.. (Librairie Dialogues)
Vous parler de ce livre, c’est comme vous raconter un rêve éveillé. C’est une merveille de littérature, une douceur qu’on savoure, un moment qui nous appartient.
« Cœur cousu » est une invitation au voyage, un voyage dans le folklore andalousien, une caresse douce et chaleureuse.
Ce livre est porté par les deux héroïnes : Soledad, la narratrice, cadette de la famille et Fraquista, la mère dotée d’un don, celui de créer ; créer des robes qui dépassent l’entendement…
On suit cette magicienne du fil dans un périple où la chaleur est omniprésente, où les paysages rocailleux se confondent avec la dureté de la vie et les caractères des personnages.
Le sable s’effrite dans les mains de Soledad à l’image de sa vie.
Carole Martinez a construit son roman comme une brodeuse. Chaque mot est un fil, chaque mot communie avec les autres pour former ce roman fascinant et envoutant.
Un livre que j’ai mis dans ma bibliothèque idéale.
Un petit avant gout avec le prologue :
"Mon nom est Soledad.
Je suis née, dans ce pays où les corps sèchent, avec des bras morts incapables d’enlacer et de grandes mains inutiles.
Ma mère a avalé tant de sable, avant de trouver un mur derrière lequel accoucher, qu’il m’est passé dans le sang.
Ma peau masque un long sablier impuissant à se tarir.
Nue sous le soleil peut-être verrait-on par transparence l’écoulement sableux que me traverse.
LA TRAVERSEE
Il faudra bien que tout ce sable retourne un jour au désert…"