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Tout d' abord ce petit livre m'a questionnée...cela commençait bien pour un livre évoquant la philosophie , non ?
Comment expliquer la philo par le biais de la bande dessinée ?En réalité ce n'est pas vraiment ce qui est fait dans ce livre , ce que j'avais imaginé au préalable, c'est davantage des dessins humoristiques très amusants qui sont des rappels en image de ce que l'auteur explique par écrit. C'est réalisé avec souvent autant d'humour que d'érudition et précisions à travers la succession de petits chapitres sur chacun des philosophes de l'antiquité à nos jours.
J'ai eu la chance de découvrir les écrits de Denis Labayle, dès 2002 et son premier roman Cruelles Retrouvailles qui m'avait enthousiasmé . J'ai donc lu de cet auteur « Parfum d'ébène » mais aussi « Ton silence est un baiser » que je vous conseille tous vivement ; je n'ai jamais été déçue.
Pour en revenir à « Rouge Majeur » , Denis Labayle a choisi ici de nous évoquer, sous forme de fiction, les derniers jours du peintre Nicolas de Stael . Il met en place un dialogue , une relation entre un journaliste américain qui a traversé l’Atlantique en 1955 pour aller à la rencontre de ce formidable peintre .
Au moment où nous sommes pris dans la grande toile internet pour réaliser certains actes de notre quotidien , Solange Bied-Charreton a choisi d'écrire un livre avec ce phénomène comme noyau .
Heureusement elle n'en a pas fait une autre autobiographie, mais a choisi d'écrire une histoire autour de Charles qui vient d'emménager dans un appartement qu'il vient d'hériter .
C'est amusant car c'est la seconde auteure , que je découvre , qui s'empare de la plume ou du clavier pour écrire sous les traits d'un homme , et avec tout autant de dextérité que Cristina Rodriguez; à aucun moment on n'imagine qu'une femme écrit ses sensations masculines.
Ici Facebook , car c'est bien ce mastodonte qui semble l'outil principal pour cette histoire, se nomme Show You , et ce roman ,car il y a une véritable histoire dessinée autour ,nous ouvre grands les yeux sur ce phénomène mondial que nous ne maitrisons probablement déjà plus !
L'auteure écrit sous les traits, si l'on peut dire, de Kaeso , un centurion qui est « affecté » à Pompéi et qui va se trouver très vite face à des crimes à élucider. Pour parvenir à ses fins , il est également accompagné de sa fidèle compagne à 4 pattes …..et non pas un chien mais un léopard , IO , dont le rôle est central souvent amusant ou vibrant.
Cristina Rodriguez réussit à donner une ambiance , un parfum ...parfois macabre ou nauséabond à cette ville mais jamais une ville morte ; on a souvent l'impression que les murs nous observent entrain de lire !. Les personnages sont réellement nombreux et variés. Le vocabulaire est riche et adapté (un petit lexique est joint pour les noms prôpres à ce temps de l'antique;-) ) ; le temps et les personnages historiques sont respectés tout en apportant une vraie vibration à tous ces personnages.
C'est avec Rome dans les yeux et le cœur que j'ouvrais avec enthousiasme cet ouvrage . En effet l'auteur de ce livre se sert ici de Rome comme matière littéraire , et Marco Lodoli attisait donc vivement ma curiosité .
Tout d'abord je dirais que dès la première histoire , « La nuit » , on ressent très profondément l'âme du poète qui se cache derrière l'écrivain, mais aussi une forme de folie tout autant sur la forme de l'histoire que sur la forme narrative . On a souvent l'impression d'être dans un rêve ubuesque, dans un conte énoncé par un amateur d'opium et dont les vapeurs le feraient partir dans un délire qu'il partagerait avec les lecteurs. On a aussi parfois le sentiment que Marco Lodoli écrit son livre comme on peindrait une toile , il l'a décrit et utilise très souvent les couleurs dans une grande partie de ses propos. Esprits terre à terre s’abstenir donc !