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Maître Hong, avocat est sollicité par Xia Dahu, père du jeune Xia Zhe, impliqué dans une malversation à la bourse de Pékin.
Ce point de départ permet à l'auteur de nous livrer une fresque étonamment complexe de la société chinoise actuelle.
Les personnages ont vécu la révolution maoïste et en portent les séquelles, comme Sheila, la vengeresse implacable ...
Ces mêmes personnages sont confrontés à la mondialisation : ils étudient, vivent aux Etats Unis ou font fortune ...
Mais, ils doivent tous assumer leur passé ... dans le cadre d'une philosophie personnelle émaillée de références aux anciens dont le bon sens n'est jamais remis en cause !
L'intrigue quant à elle repose sur une vengeance terrible ...
Le "pauvre" Xia Zhe, principale victime mais, en rien responsablede celle-ci, sera finalement blanchi au terme des révélations que Maître Hong fera devant le tribunal.
Un bon "polar" peu commun et un excellent documentaire sur la société chinoise.
Quel bonheur que de retrouver Balzac, auteur imposé durant les années de lycée, mais peut-être inacessible sur nombre de ses sujets pour des adolescents à l'aube des découvertes de l'âme humaine.
Gonzague Saint Bris nous offre la palette, en teintes et demi-teintes, des multiples aspects de la personnalité de Balzac.
Son oeuvre est le reflet de sa vie qui ne semble être que contradictions :
- l'amant éloigné mais fidèle de Madame Hanska et les incessantes conquètes féminines,
- le "bon vivant" alternant les périodes de repas pantagruéliques et les voyages d'agrément aves celles de travaul acharné,
- le royaliste et le légaliste émaillant ses écrits d'idées révolutionnaires pour l'époque touchant à l'institution du mariage et plus globalement aux moeurs ...
Gonzague Saint Bris nous révèle avec "légèreté" l'énormité de l'oeuvre de Balzac, y compris les "pépites" textes souvant ignorés du grand public.
Si la biographie d'André Maurois fait autorité, celle de Gonzague Saint Bris est une "pépite" qui devrait figurer dans toutes les bibliothèques familiales.
J’ai lu ce bref roman comme j’aurais dégusté une tasse de thé dans une salon plein de charme en égrenant mes meilleurs souvenirs avec une amie chère.
Dans « La maison de thé », rendez-vous est donné à des personnages mythiques, légendes vivantes de la première moitié du XXe siècle.
Jacques Tournier les fait revivre pour le plus grand bonheur du lecteur et d’Hugo, petit-garçon âgé de 6 ans.
L’auteur, que le lecteur imagine dans le rôle du grand-père à l’aube de sa vie, partage avec Hugo les souvenirs d’une vie jalonnée de rencontres exceptionnelles qui l’ont profondément marqué.
Et la promenade dans le passé de l’auteur permet de rencontrer dans l’univers de la peinture Vittore Carpaccio, Toulouse-Lautrec et Chardin et dans le domaine musical, les chanteuses Barbara et Pauline Viardo ainsi que Chopin associé immanquablement à George Sand et à Nohant.
Il fait un détour par le théâtre pour évoquer Gérard Philippe, Yvonne Printemps, Pierre Fresnay et Suzanne Flon.
Mais, il semble s’attarder particulièrement sur les romanciers Francis Scott Fitzgerald et Carson McCullers, avec laquelle il a partagé de longs moments de sa vie car il en a été le traducteur.
Cette lecture m’a procuré un moment de bonheur partagé avec Hugo.
Le décor est planté dans le nord ouest des États-Unis : forêt, rivière, animaux sauvages et notamment les ours, camp de bûcherons et de draveurs.
Dominic, cuisinier claudiquant y élève seul son fils unique, Danny, sous la houlette de son vieil ami anarchiste, Ketchum.
Ketchum et Dominic partagent le secret de la mort de la mère de Danny.
Une nuit, Danny croyant qu’un ours attaque son père, tue sa maîtresse, laquelle est également celle du shérif, cow-boy alcoolique et brutal qui n’aura de cesse de se venger.
D’où la fuite incessante de Dominic et de Danny.
Dominic restera cuisinier et Danny deviendra romancier à succès…
L’histoire se déroule dans une ambiance surréaliste mais dans le cadre de situations plausibles, et le lecteur retrouve les thèmes chers à Irving : l’absence de la mère, la disparition des êtres chers, la condition de écrivain, les troubles de la sexualité, la nature et …. les ours.
Ce nouveau roman de John Irving, ou plus précisément ce conte, m’a littéralement envoûtée.
Ce roman, qui relate le destin extraordinaire d’une femme ordinaire, a le mérite de rappeler qu’il y a une centaine d’années la barbarie existait, certes au bagne de Cayenne, mais aussi dans les milieux politiques et administratifs de la France de la IIIe République.
Marie, cette jeune orpheline de vingt ans qui survit à Bordeaux mais qui y connait la joie de vivre, est repérée par les Autorités pour intégrer le « troupeau » des femmes qui doivent contribuer au repeuplement de Cayenne.
Malgré tout l’optimisme lié à sa jeunesse, malgré tous les espoirs qui renaissent après chaque épreuve de plus en plus douloureuse, Marie va survivre et sera la « DERNIERE BAGNARDE » de Cayenne.