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Le chauffe-eau, ou le combat d'un homme contre son ballon d'eau chaud, un cylindre blanc nommé Cumulus. L'homme en question est loin d'être bricoleur : il a deux mains gauches et ses outils ne sont jamais adaptés. Et bien entendu, le chauffe-eau tombe en panne... Voilà le fameux père de famille confronté aux experts de l'Art plombier, comme il les appelle, des êtres pas toujours disponibles mais ô combien coûteux. Il est même dans l'obligation de régler le problème de l'eau froide, qui commence à agacer femme et enfants, sous peine de quitter le domicile ! Une lutte inégale... ou presque s'engage. La cuve, le groupe de sécurité, le thermostat, le disjoncteur, le tartre, la résistance, tout y passe, dans cette lutte acharnée entre l'homme et la machine. Quant à savoir qui aura le dernier mot, il n'y a qu'à dévorer une cinquantaine de pages écrite dans un style ciselé et avec humour. Une littérature qui ne se prend pas au sérieux !
Drôle de duo que cette entente entre RR, Romano Rosario, richissime propriétaire du groupe hôtelier All Diamonds, et Barthélémy Delmas, un jeune avocat d'affaires défiguré et anosmique (privé de son odorat, de son goût et de sa libido) depuis un accident de moto. Le premier, qui mouille dans quelques combines pas toujours très nettes, tend la main au second au moment où celui-ci avait décidé de mettre fin à ses jours, après avoir abandonné femme, boulot et amis.
Héloïse et Lawrence, un couple comme un autre. Pas vraiment. Il s'agit là d'un chassé-croisé amoureux entre une très jeune fille et un adulte. En effet, c'est à 5 mois (!), une tétine dans la bouche, que le bébé Héloïse tombe - désespérément - sous le charme de son oncle britannique... Un tombeur, cet homme-là, lui qui a "fréquenté" toutes les femmes de la famille...
L'amour n'a pas d'âge, me direz-vous ! D'abord réticent, Lawrence se laisse séduire, convaincre... Et Héloïse, éprise de liberté, déterminée et quelque peu "spéciale" (son travail photo l'atteste), de tordre le cou au monde qui l'entoure pour vivre cette dévorante passion avec cet oncle de 40 ans son aîné.
Un surprenant et dérangeant "miracle" amoureux, vécu caché au départ puis au grand jour.
Dans "Sibir", Danièle Sallenave raconte, jour après jour, les trois semaines qu'elle a passée à bord du Transsibérien, entre mai et juin 2011. De Moscou à Vladivostok, on suit le lent trajet d'une poignée d'écrivains invités à découvrir la Sibérie, cette Russie qui s'étire à l'Est, à travers la steppe, la taïga, d'immenses étendues dépeuplées, des forêts, des grands fleuves, des villes géantes, des gares monumentales, "un lieu de solitude(s) peuplé de remords, de souvenirs, d'anticipations, de rêves". Cette "résidence d'écrivains sur roulettes" est à la fois un voyage dans l'espace et dans le temps. L'occasion de découvrir les neuf villes-étapes du Transsibérien (Moscou,Nijni Novgorod, Kazan, Ekaterinbourg, Novossibirsk, Krasnoïarsk, Irkoutsk, Oulan-Oude et Vladivostok) mais aussi et surtout de (re)plonger dans l'histoire soviétique (le tsar Nicolas II, Lénine, le peuple tatar, les goulags, les Décembristes...).
Paris, novembre 1926. Héros de guerre et homme respectable, Fiodor Ivanovitch Zavalichine, aussi appelé Théo, s'est installé en France pour fuir la révolution bolchevique. Photographe, il mène une vie aisée et tranquille.
Un jour, Théo se rend à une projection du chef-d’œuvre d’Eisenstein, "Le cuirassé Potemkine". En tant que militaire, il a pris part, en 1905, à la répression de la mutinerie au sein de la flotte russe et lorsqu’il découvre, sur grand écran, la reconstitution de ce massacre dans le port d’Odessa, sa ville natale, il est soudainement convaincu d’avoir participé à un crime… "Un hasard m'a ouvert les yeux et j'ai compris que j'étais un criminel".