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Marie est jeune et belle, elle est veuve. Elle aime son fils, Emmanuel. Emmanuel, handicapé mental, aime sa mère, Marie.
Arrivé à l’adolescence, le trop-plein d’amour d’Emmanuel transforme radicalement la relation entre la mère et le fils. Radicalement et dangereusement, selon la moral des bien-pensants. Et ils sont nombreux.
Avec ce court roman, Régine Deforges signe un texte littéraire puissant, dans la veine de Pour l’amour de Marie Salat et L’Orage. Un texte entêtant qui pose la question dérangeante mais nécessaire de la sexualité des handicapés : comment appréhende-t-on les besoins physiques et affectifs des personnes dont la différence ne permet que rarement une sexualité dite « normale » ?
L’existence des aidants sexuels pour les handicapés est une réalité dans plusieurs pays européens : Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Suisse. En France, le sujet est encore tabou, il dérange, met mal à l’aise. Mais les choses semblent évoluer puisqu’un colloque Handicap et Sexualité a eu lieu en novembre 2010.
Toutes les femmes s’appellent Marie est un roman d’engagement, dans la lignée des combats que Régine Deforges mena pour le droit des femmes et la liberté d’expression.
« Mes vacances ont pris un tour imprévu. Mes projets de peindre dorment pour l'instant. La villa Clémence et ses occupants prennent une large part de mon temps, qui va bien au-delà de la durée de nos rencontres. Le reste de mes journées, je flâne sur les quais, je déambule sur les chemins douaniers, je marche le long des grèves, je lève les yeux au ciel et m'abreuve de lumière.»
Peintre en villégiature sur les côtes bretonnes, Antoine reçoit les confidences d'une vieille dame élégante et mystérieuse, que tout le village connaît sous le nom de «Madame Dieu». Sa vie est un roman, il en oublie ses tableaux. Mais chaque pan de la longue histoire d'amour de Marie et d'Augustin qui lui est dévoilée le rapproche pourtant d'une vérité plus essentielle.
Dans le monde, 16 millions de réfugiés ne peuvent retourner dans leur pays sans risquer d’y être exécutés, emprisonnés, torturés, discriminés. La majeure partie d’entre eux se trouve dans les pays du Sud.
Le conflit en Libye les a rendus encore plus visibles aux portes de l’Union européenne. Plus loin, la situation emblématique du Kenya – qui continue d’accueillir des centaines de milliers de personnes - montre qu’au-delà de crises ponctuelles, les réfugiés sont souvent dans des situations de crise prolongée.
Les États tentent par tous les moyens de contrôler leurs frontières. Des murs s’érigent entre la Grèce et la Turquie, l’Espagne et le Maroc. Ailleurs, comme en Arabie Saoudite ou en Égypte, la traversée des frontières pour se mettre à l’abri devient dangereuse et parfois meurtrière. Une des stratégies de « défense » des États, consiste à créer un amalgame entre migrants et sans papier, demandeurs d’asile et criminels. Des États refoulent ainsi des personnes vers le danger alors qu’ils devraient les protéger.
Cette synthèse unique qui couvre une cinquantaine de pays sur les dix dernières années est un outil indispensable pour décrypter le discours trompeur des États et faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur des milliers de vies humaines.
Aujourd’hui, les demandeurs d’asile sont bienvenus… nulle part. Un scandale que dénonce Amnesty International. L’organisation formule 10 propositions pour sortir d’une logique protectionniste afin que le droit d’asile redevienne une réalité.
« Elle n'avait pas eu une vie facile. Elle passait les détails, mais ce qu'il fallait qu'il sache, et puisque ça lui viendrait aux oreilles un jour ou l'autre elle devait le lui dire, c'est que les quatre hommes qu'elle avait aimés depuis son divorce étaient morts. Maurice faillit s'étrangler.
Ils sont morts de quoi ?
De mort naturelle, pardi !
Et ce fut elle qui s'étrangla de rire. Maurice la regardait, de plus en plus fasciné. Cette femme était exactement la femme dont il rêvait.
Bon, maintenant que tu sais, tu restes ?
Tu veux bien de moi ?
Et comment !
Ils se tapèrent dans la main comme pour conclure une bonne affaire (et Maurice n'osait croire qu'il venait de croiser l'amour une seconde fois, de façon si brutale, si forte, si rapide). »
En retrouvant des années plus tard une cousine perdue de vue, la narratrice se trouve plongée dans un univers qui l’effraie et la fascine jusqu’au vertige. Les personnages de ce nouveau roman de Nathalie Kuperman sont impressionnants de brutalité, presque de sauvagerie, et pourtant bouleversants de franchise, d’humanité blessée.
À l’occasion du festival DañsFabrik organisé par le Quartz du 27 février au 3 mars, nous recevons Stéphane Malfette, auteur de American rock trip. Programmateur pour le spectacle vivant au musée du Louvre, il s’est lancé dans une traversée des États Unis de plus deux mois avec l’objectif d’écrire à son retour un livre sur la part muséifiée du rock, du blues, de la soul, de la country, passant comme il dit, «dans tous ces lieux plus ou moins pittoresques, parfois modestes, parfois grandioses, dédiés aux musiques populaires. Ces sites patrimoniaux d’un nouveau genre sont de passionnants révélateurs des modes de construction et de représentation de l’identité culturelle américaine…».
Rencontre organisée en partenariat avec le Quartz, Scène Nationale de Brest