Tout commence avec un soupçon d’insouciance et un zeste de mauvais esprit. Sylvie Martigny et Jean-Hubert Gailliot publient trois textes forts et donnent ainsi naissance et notoriété aux éditions Tristram. Trente ans plus tard, à l’occasion de son anniversaire, nous sommes ravis de vous présenter cette maison d’édition incontournable !

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Une longue impatience

Les Éditions Noir sur Blanc

14,00
par (Libraire)
10 janvier 2018

Depuis son premier roman, "Les heures silencieuses", nous sommes attentifs à cette romancière qui nous vient de la poésie.
J'avais également beaucoup aimé son précédent roman "Le dernier gardien d'Ellis Island".
"Une longue impatience" dresse le portrait poignant d'une mère qui attend le retour de son fils.
Nous sommes dans les années 50, dans un village côtier breton.
Celle qui se raconte s'appelle Anne, la mère de Louis, né d'une première union avec un marin disparu en mer.
En seconde noce, elle change de statut social en épousant Etienne, le pharmacien qui l'aimait secrètement depuis longtemps.
Anne s'est toujours sentie comme une intruse dans cette grande maison au-dessus de l'officine. mais son bonheur est simple et elle mène sa barque avec beaucoup d'amour et de don de soi.
Les deux enfants qu'elle aura avec Etienne auront raison de ce calme d'apparence.
Louis fugue à l'âge de 16 ans après une ultime altercation avec son beau-père.
Sans laisser d'explication, il se fait embaucher sur un bateau.
Les mois passent puis les années, Anne se retranche dans une attente silencieuse rongée par la culpabilité, partagée entre son foyer et le désespoir de ne peut-être jamais revoir son fils.
Le roman est émaillé des lettres qu'elle envoie à la compagnie maritime sans savoir si son fils les reçoit et qui regorge des détails du festin qu'elle préparera à son retour.
C'est un roman d'une grande retenue, emprunt d'une humanité rare.
Anne incarne toutes ces mères qui tiennent debout coûte que coûte.

Là-bas, août est un mois d'automne
par (Libraire)
9 janvier 2018

Un thé à la campagne

Bruno Pellegrino est Suisse, il vit à Lausanne et a 29 ans, il fait partie de la jeune garde des lettres romandes.
Son premier roman s'inspire librement de la vie du poète et photographe Gustave Roud. Ce n'est cependant pas une biographie car Bruno Pellegrino s'intéresse davantage à Madeleine, la soeur aînée de Gustave avec qui il vécut dans la maison familiale de Carrouge dans le Jura, jusqu'à la fin de sa vie.
Ce duo remarquable et d'un autre temps donne au roman toute sa matière.
Gustave Roud est un poète de plein air, un grand marcheur qui ne sort jamais sans un carnet dans lequel il rédige ses contemplations. Madeleine, seule à l'intendance de cette grande maison, gère les affaires courantes en s'astreignant à un planning dont elle ne tient pas à déroger, sans doute pour le bien de son frère qu'elle enjoint à écrire, à marcher et à rencontrer du monde.
Nous sommes dans les années 1960 à la campagne et si le temps semble s'être arrêté auprès de ces deux buveurs de thé, les paysages changent, la société se transforme.
Grâce à la modernité de sa plume, Bruno Pellegrino nous ouvre les portes de cet univers bucolique au point de nous propulser dans leur monde.