À l'occasion de la parution de l'excellent "Sorcières, la puissance invaincue des femmes" (éd. Zones) de Mona Chollet, vos libraires ont farfouillé dans leurs rayons pour sélectionner des ouvrages questionnant le rôle de femmes fortes dans la société au travers des époques.
Femmes diabolisées ou mises au ban parce qu'elles symbolisent la différence, une forme de pouvoir ou de rébellion, l'énergie puissante que diffuse le sobriquet de "sorcière" rassemble aujourd'hui les figures de femmes d'hier, d'aujourd'hui ou de demain, comme un appel à la tolérance.

Voir le dossier complet

Les clients de la librairie vous livrent leurs conseils de lecture.

Voir le dossier complet

Pendant tout l'été, nous avons préparé la rentrée littéraire avec allégresse, appétence et beaucoup d'assiduité. Nous aurons le plaisir de vous la présenter lors d'une rencontre exclusive au café de la librairie, le mardi 11 septembre à 18h.

AU PROGRAMME :

- La présentation, par vos libraires, des romans de la rentrée qui les ont déjà conquis
- Un aperçu de notre programmation de rentrée
- Un temps d'échange avec vos libraires autour d'un verre

Venez nombreux !

Voir le dossier complet
À son image
19,00
par (Libraire)
23 août 2018

Une véritable délectation littéraire

Avec sa plume toujours aussi élégante et subtile, Jérôme Ferrari nous conte l'histoire d'Antonia, jeune photographe corse qui dans une démarche à la fois égoïste et salutaire va couvrir le conflit yougoslave au début des années 90 et en revenir profondément affectée.

Originalement articulé et toujours très finement documenté, ce livre invite à une réflexion sur la violence, celle de la société insulaire très misogyne mais aussi sur le nationalisme à la fois corse et yougoslave. On y envisage également la photographie comme une incitation à distinguer la mièvre joliesse ou l'horrible beauté du monde réel et l'importance ou non d'en faire des clichés et de les montrer.

Ma dévotion
20,00
par (Libraire)
13 septembre 2018

MA DEVOTION/Julia Kerninon

Pourquoi lit-on des romans ? Pour vivre en abrégé la vie de quelques autres, une vie, des vies que nous ne vivrons pas, et dont le roman, nous en donnant un aperçu, nous enrichit d’autant.
Et nous savons qu’un roman est réussi quand nous en gardons trace, longtemps après l’avoir lu. Pour moi c’est le cas s’agissant de "Ma dévotion".

"Ma dévotion", donc, se présente comme une sorte de confession de la narratrice à l’homme, peintre éblouissant, internationalement reconnu, qui a occupé le plus clair de sa vie. Le livre est découpé en 118 chapitres très brefs comme autant de peintures. Et il est construit en 8 parties dont 4 sont nommées en référence aux lieux, villes et maisons où les protagonistes ont vécu. Rome, Amsterdam, New York, Londres, Normandie.
Ils se sont connus adolescents à Rome, elle fille de diplomate, lui fils d’un employé subalterne de l’ambassade. Helen et Franck détestent leur famille, tant leur mère que leur père, et vont nouer de là un lien complexe d’une amitié amoureuse qui va s’avérer assez déséquilibrée. Elle, dévouée à l’objet de son amour, œuvrant dans l’ombre pour sa réussite. Sa réussite de peintre. Qu’elle a aidé à éclore et à faire connaître. Sa notoriété de peintre, son égoïsme d’artiste, c’est un cas de figure assez courant, va l’éloigner d’elle. Et puis elle lui reviendra, pour se charger de l’éducation du fils qu’il a eu avec une amante de passage, jeune modèle qu’il a abandonné. Retrouvailles donc, en Normandie, au milieu des bois, jusqu’à ce qu’un épisode destructeur cause leur rupture définitive.
Et puis, après 23 ans de silence, le hasard les fait se croiser sur un trottoir de Londres. C’est l’occasion pour Helen, écrivain, éditeur, de livrer à Franck, dans un long monologue chuchoté, sa version de leur vie, avec le recul qu’on a quand, à 80 ans passés, on entre dans le soir de l’existence.
Et c’est alors que "Ma Dévotion" révèle ce qui en fait l’âme. L’incommunicabilité des êtres. Les mensonges, les non-dits qui les constituent. Les accords qui ne sont qu’une forme particulière de malentendu. Les trajectoires qui se côtoient, parallèles sans jamais se croiser, et en tout cas pas se fondre.

300 pages de lecture nécessaire.