La vague

La vague

Todd Strasser

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  • par (Libraire)
    27 février 2016

    La Vague

    Un vrai coup de cœur !
    Un roman coup de poing !
    A mettre entre toutes les mains !


  • Instructif mais un peu léger sur certains points

    Ben Ross enseigne l’Histoire dans lycée des États-Unis. Il essaye toujours de rendre ses cours vivants, ce qui lui vaut une réputation de « bon prof » ou de prof « intéressant ». Alors qu’il aborde le nazisme en cours, il décide de mettre en place une expérience dans l’une de sa classe : La Vague. L’idée lui est venue alors qu’il ne savait pas quoi répondre à l’une des questions de ses élèves : « Mais pourquoi les Allemands n’ont rien dit, rien fait, lorsqu’ils ont vu ce qui était fait aux Juifs ? ». Dès lors, il va s’évertuer à recréer l’ambiance qu’il y avait dans la société allemande sous la domination des Nazis afin de trouver des réponses et donner une leçon mémorable à ses élèves. Seulement, le mouvement se propage plus rapidement qu’il ne le pensait. Bientôt, tout le lycée est impliqué et la situation lui échappe.

    Il faut savoir que ce livre n’est « que » l’adaptation du film. Qui lui-même est une adaptation du témoignage du professeur Ron Jones, à l’origine de l’expérience. Il n’y a là rien de très dérangeant… mais il ne faut donc pas s’attendre à lire un témoignage, c’est romancé. Pour être tout à fait clair, c’est une fiction librement inspirée de faits réels. Cela reste très intéressant à lire. D’autant plus que ce roman se dévore en peu de temps. On voit évoluer la situation en seulement quelques jours. Cela commence comme un jeu et cela se termine par une dictature, avec des actes plus que surprenants. Cela permet aussi au lecteur de mieux comprendre les mécanismes qui ont permis au nazisme de s’installer : entre autres, l’utilisation de la peur, les menaces, les intimidations qui font que personne ne proteste.

    Si j’ai apprécié ma lecture, j’ai tout de même été déçue par un point. Ce que je retiens de ce livre c’est l’image du professeur, Ben Ross. J’ai refermé le livre en me disant qu’il était totalement inconscient. La situation lui échappe, mais c’est presque normal puisqu’on dirait qu’il n’a rien préparé… Il lance son expérience sans savoir où il veut aller, alors qu'elle risque de marquer durablement les cobayes. C’est du moins l’impression qu’il donne. Et je trouve dommage de terminer le roman sur une impression pareille. C’est peut-être la narration qui donne ce sentiment : on ne s’appesantit pas sur l’histoire, les actions ce succèdent sans qu’on s’y attarde vraiment, sans qu'il y ait de véritables explications. Le roman atteint toutefois son but : il est prenant et il fait réfléchir.

    En conclusion, un roman instructif dont je recommande la lecture. Même si je regrette le flou artistique qui entoure la préparation du professeur, je trouve que ce livre permet de mieux comprendre le nazisme – et plus globalement toute dictature – et son emprise sur les populations.


  • 23 janvier 2012

    Voilà un livre intéressant par la démonstration qu'il propose, mais et après ?

    On a à peu près tout dit sur ce livre qui explique très bien les mécanismes de la montée du nazisme, ainsi que les groupes de résistance qui peuvent, eux aussi, se créer.

    Mais ce livre est une histoire très "américaine" ou tout est bien qui fini bien : une fois que le professeur décide de mettre fin au système qu'il a créé, tout rentre dans l'ordre. Les ados retournent docilement chez eux et le prof en question prend même sous son aile la tête de turc de la classe.

    Cette fin est un peu trop belle pour moi, car l'historie racontée s'est déroulée "en vrai" et je ne suis pas sûr que tout le monde en soit sortie indemne, ce que le roman ne montre pas.

    Peu de retour et d'introspection sur les faits, uniquement la description de ceux-ci, bref, j'ai trouvé que ce livre manquait de profondeur.

    Il me reste maintenant à voir le film.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de Laurie, sortant du lycée en pleine nuit en courant, ayant aperçu une ombre.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/05/22148660.html


  • 22 avril 2010

    Roman de Todd Strasser.

    En 1969, dans un lycée américain, Ben Ross, professeur d'histoire, lance une expérience inédite dans sa e. Pour aider ses élèves à comprendre les mécanismes du nazisme et le comportement des Allemands sous le Troisième Reich, il crée un mouvement au slogan puissant: "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action." Très vite, le professeur est entièrement pris par son personnage et par le mouvement qu'il a créé. Ses élèves se plient aux règles et en édictent de nouvelles. Ils abandonnent leur libre arbitre et leur sens critique pour ne se consacrer qu'au développement de la Vague. Le lycée californien devient un microcosme totalitaire qui inquiète les parents des élèves et les autres professeurs. Et des incidents tendent à prouver que Ben Ross ne maîtrise plus du tout son expérience historique.

    Ce fait divers romancé ne brille pas par sa grande qualité littéraire. La langue est sommaire, les personnages à peine esquissés. Mais ce texte court relate bien ce qui a lieu dans ce lycée de Californie. Voici un texte à lire au même titre que les récits des déportés. Il témoigne que l'horreur peut très vite refaire surface et il rappelle que la vigilence est de mise, même des années après l'Holocauste.