Cette chose étrange en moi

Cette chose étrange en moi

Orhan Pamuk

Gallimard

  • 11 octobre 2017

    Un Nobel à Istanbul

    Dans ce roman ambitieux, Orhan Pamuk raconte une histoire d’Istanbul sur cinquante ans, à travers la vie d’un modeste vendeur ambulant, et pose un regard critique et engagé sur la société de son pays, dans ce qui tient à la fois du conte oriental et du roman picaresque.

    **Un candide optimiste**

    Le livre relate « la vie, les aventures et les rêves » de Mevlut Karatas, originaire d’Anatolie, qui rejoint Istanbul en 1969 afin d’y poursuivre sa scolarité et d’aider son père à la vente de boza, boisson fermentée traditionnelle. La grande affaire de notre héros, c’est la passion amoureuse sur laquelle il bâtit sa vie, en dépit d’un quiproquo initial ; parallèlement, on le suit au fil de ses associations hasardeuses, de ses démêlés avec la corruption, dont il finit toujours par se tirer d’affaire.

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  • par (Libraire)
    25 septembre 2017

    Captivant, drôle, foisonnant, épique, mélancolique

    Surtout, ne soyez pas découragé par la densité de ce roman : on est littéralement envoûté par cette grande fresque familiale sur plusieurs décennies qui retrace l’Histoire de la Turquie (Istanbul plus particulièrement) et son évolution depuis la fin des années 50.

    Captivant, drôle, foisonnant, épique, mélancolique : Tous les ingrédients sont là et c’est une merveille !


  • par (Libraire)
    13 septembre 2017

    Ode à la ville d'Istanbul

    Orhan Pamuk nous offre avec ce roman un nouveau pan qui s'ajoute à la fresque historique, sociologique et humaine qu'il dépeint depuis des années déjà sur sa ville de coeur, Istanbul. Une cité lumineuse et foisonnante dont on explore les strates disparates à travers la vie de Mevlut, humble vendeur de boza, un homme à qui la vie ne sourit que peu, mais qui s'efforce de trouver son propre bonheur grâce à un optimisme à toute épreuve.
    Un roman d'apprentissage, certes, mais surtout le tableau empreint de nostalgie d'une Istanbul moderne. Une lecture inoubliable !


  • par (Libraire)
    4 septembre 2017

    Cette chose étrange en moi, coup de coeur du Merle moqueur

    De son village d'Anatolie aux gecekondu (bidonvilles) stambouliotes, l'existence de Mevlut, marchand ambulant de boza, sera rythmée par sa quête du bonheur.
    Témoin d'une ville en transformation qu'il tente de faire sienne, c'est en Rayiha, celle qu'il épousera par erreur, mais qui révèle la part lumineuse de lui-même, que Mevlut donnera sens au monde qui l'entoure.
    "Cette chose étrange en moi" est un roman chorale autant qu'une cartographie intime d'Istanbul et de son auteur, Orhan Pamuk, Nobel 2006, écrivain turc par excellence.


  • par (Libraire)
    22 août 2017

    Un roman théâtral !

    Mevlut et les autres... et puis Istanbul comme décor et personnage. Mevlut n'est pas un héros. Sa vie est jalonnée de contrariétés silencieuses. Un homme bon.
    Toutes les nuits il arpente Istanbul pour vendre ses "Boza". Il dialogue avec la ville. C'est un œil d'Istanbul, une vision.

    Tout simplement un chef-d'œuvre !


  • 19 août 2017

    À la fois chronique sociale et familiale, l'histoire de Melvut s'étale sur une large période allant de 1968 à 2012 qui nous plonge au coeur d'un Istanbul inattendu, celui d'un sous-prolétariat né de l'exode rural, vivant en périphérie urbaine dans des bidonvilles construits sur les collines.
    Ce roman qui donne la parole à Melvut et aux siens fait la peinture d'une ville en mutation et exprime sur un fond historique assez détaillé la réalité d'une société très politisée, coutumière des tensions sociales et divisée entre modernité et tradition.
    Même si Melvut assiste aux petits et grands évenements qui ont traversé ces quatre décennies, il se garde bien de de porter un jugement ou de prendre parti. Quand son père lui a appris le métier de vendeur de boza, il lui a appris avant tout d'être un homme qui voit tout et qu'on ne voit pas, qui entend tout mais qui fait comme s'il n'avait rien entendu. Melvut est un homme un peu naîf qui accepte les choses avec un fatalisme tout oriental mais qui reste optimiste malgré ce petit quelque chose en lui de mélancolique qui l'empêche d'être en adéquation totale avec le monde dans lequel il vit. Comme une nostalgie d'un temps révolu dont le boza reste le symbole...

    C'est une lecture passionnante, enrichissante pour qui veut comprendre l'âme turque mais que j'ai trouvée un peu longue même si le style simple et très vivant accroche le lecteur. Ce roman m'a fait penser à une énorme boîte de loukoums de chez Haci Bekir (les meilleurs d'Istanbul) qu'on se réjouit d'avaler. Au début on en savoure les différents goûts avec délectation mais comme la boîte est décidément trop grosse, on finit par saturer un peu. J'ai eu un peu de mal à venir à bout de ces 660 pages qui heureusement n'abîment pas les dents.