Souvenirs de la marée basse

Souvenirs de la marée basse

Chantal Thomas

Le Seuil

  • par (Libraire)
    14 décembre 2017

    Très bel hommage

    La mère de Chantal Thomas était assez fantasque, légèrement inadaptée à sa vie de mère, un peu fragile aussi. Mais, lorsqu’elle nageait, telle une force de la nature, elle était libre de toute contingence.
    Le regard de Chantal Thomas, enfant devenue femme, est un très bel hommage à sa mère.


  • par (Libraire)
    11 septembre 2017

    Souvenirs de la marée basse

    En racontant l'histoire de sa mère Jackie, Chantal Thomas nous confie avec pudeur et délicatesse la complexité de leur lien.
    Alors que l'été se termine, ce roman mère/fille construit le long de l'Atlantique est un bonheur de lecture.
    Lumineux et raffiné, le style de Chantal Thomas fait appel à vos sens car si Jackie avait fait de la nage son exutoire, sa fille en a perçu tous les effets.
    Cette femme compliquée et fantaisiste, assommée par le carcan d'une vie maritale subie, a sans doute manqué à sa fille mais la deuxième partie du livre dévoile une relation différente qui mène le lecteur à adoucir son regard, comme la possibilité d'une seconde chance.

    "Je me sens extraordinairement soulagée, et même emplie de joie par la chance de cette seconde rencontre, par la possibilité d'avoir eu un geste vers l'Inconnue. Et, me dis-je, s'il était vrai que les égarés comme les mendiants ne croisent notre chemin que pour mettre à l'épreuve notre sagacité à deviner en eux, méconnaissable sous leur misère apparente, le secret d'une divinité.
    Et si c'était Elle, la princesse du Palais des Mers, souffrante et malmenée, haute et souveraine, enchaînée et déliée, étrangement versatile et insaisissable..."


  • par (Libraire)
    5 septembre 2017

    Voici le portrait tout en nuances de cette femme, mère de l'auteure qui n'a trouvé son épanouissement qu'à travers la pratique de la nage .
    Une mère et une fille si différentes l'une de l'autre s'apprivoisent au fil des années qui passent avec ce fil conducteur de l'appel de l'océan .
    C'est toute une époque , celle de la fin de la seconde guerre mondiale qui s’entrouvre devant nous .
    Le récit se poursuit jusqu'au seuil de la vieillesse ou la mémoire joue des tours à cette mère si fantasque .
    Dans une écriture poétique et non dénuée d'humour, Chantal Thomas décrit avec sensibilité une mère mais aussi une femme empreinte d'absolu .


  • par (Libraire)
    4 septembre 2017

    Une écriture élégante et délicate pour des souvenirs dont on ne se lasse pas

    D’une écriture élégante, dans de courts chapitres écrits au présent, Chantal Thomas nous fait revivre son enfance et sa jeunesse. Elle commence un peu plus tôt dans le temps avec la rencontre de ses parents à Lyon, le départ de ses grands-parents pour la cité balnéaire d’Arcachon suivi bientôt par celui de sa mère; son père, bien obligé, les rejoindra. Ce père d’ailleurs occupe bien peu de place dans la vie de la narratrice; devenu mutique quand il prend conscience qu’il lui faudra épouser une femme qu’il considérait comme une simple passade, il assume cette paternité non désirée mais il restera absent de la vie familiale. La mère, ne vivant que pour et par la natation, devient dépressive après son mariage quand elle comprend que sa vie de femme mariée l’enferme entre les quatre murs de la cuisine. La nage va la sauver du naufrage sentimental.
    Qui reste-t-il dans le panthéon de Chantal ? Le grand-père, fabuleux raconteur d’histoires et inventeur de mondes merveilleux, et « les enfants venus d’ailleurs », les vacanciers, à l’origine d’amitiés éphémères sans cesse recommencées…
    On se délecte de cette lecture, de ces tableautins sensibles qui disent les petits riens de l’enfance, les jeux infinis de l’imagination, la liberté totale de mouvement d’une enfant grandissant sur la plage et dans l’eau.
    L’énergie pleine de curiosité de cette fillette pour le monde qui l’entoure nous enchante et la présence de cette mère étrange nous intrigue; leur histoire à toutes deux est « bancale » comme l’avoue l’auteure mais on la suit pas à pas jusqu’au bout, ensorcelés.


  • 2 septembre 2017

    Coup de coeur de Frédérique

    Chantal Thomas nous raconte sa mère : le plaisir intense qu'elle avait de nager.

    Un hymne à la liberté, avec le petit plus de Chantal Thomas, amoureuse de l'histoire et de son histoire.

    Frédérique


  • par (Libraire)
    28 août 2017

    Chantal Thomas se souvient de son enfance à Arcachon et surtout des étés passés à jouer sur la plage, à regarder sa mère nager. Elle nous offre un prolongement de l’été, du soleil, de l’insouciance et aussi un beau portrait de femme insoumise souvent insatisfaite mais qui s’épanouit avec le temps. Un récit fait de tendresse, d’indulgence aussi et terriblement vivifiant !
    Valérie