• 17 avril 2011

    Ce roman très court, que je qualifierais volontiers de nouvelle tant son format est abrégé (moins de 100 pages), est le premier roman de Nao-Cola Yamazaki. Pour être tout à fait honnête, et je ne serai pas tendre avec l’auteur, j’ai trouvé ça très mauvais. Je sais, c’est moche à dire, et je n’aime pas être aussi radicale, mais cette lecture m’a paru bien insipide, fade, vraiment sans intérêt...

    Au-delà du fait que le thème de l’amour entre deux personnes d’âge différent est éculé, l’auteur n’apporte rien de neuf avec ce roman et les personnages nous paraissent ternes et creux. Yuri,femme mariée et d’âge mûr, et Isogai, étudiant en peinture en dilettante, ne savent pas ce qu’ils veulent, vivent et travaillent sans passion et on a envie de les secouer comme des pruniers pour déclencher un semblant de vie chez eux...Leur personnalité est brossée à la va-vite, très superficiellement et le lecteur ne ressent aucune empathie pour eux.

    L’écriture de Nao-Cola Yamazaki est vraiment ce qui m’ adonné le coup de massue, c’est saccadé, inégal et donne l’impression d’avoir mal été traduit (je ne m’étonne plus que certaines personnes me confessent ne pas aimer le style japonais s’ils tombent sur ce genre de roman). La passion promise sur la 4ème de couverture ressemble plus à de l’indifférence et comparer Yamazaki à Sagan a des allures de sacrilège. Amis lecteurs passionnés de littérature japonaise, passez votre chemin !