L'Arbre Monde

L'Arbre Monde

Richard Powers

Le Cherche Midi

  • 30 juin 2019

    **[L'arbre Monde de Richard Powers
    ](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)****[est l'un des livres préférés
    paru cette année (sept 2018-juin 2019)
    ](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)****[que vous recommande vivement
    la librairie L'arbre à papillons à Phalsbourg
    ](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)**[**dans le q u o i  l i r e
    ?#76**](https://www.onlalu.com/quoilire?ql=45126)

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  • par (Libraire)
    18 janvier 2019

    Parmi les personnages que Richard Powers fait vivre dans son "Arbre-monde-, il y a les arbres qui sont les vrais héros, les vieux arbres, les grands arbres, ceux qui vivent dans les forêts primaires, mais pas "les jeunes plantations contrôlées et homogènes [qui] ne méritent même pas le nom de forêts." .
    À ces arbres sont liés les destins de neuf personnages qui vivent isolément, ne se connaissent pas et vont pourtant converger vers ce séquoia géant, Mimas, menacé d’être abattu, attirés vers lui de façon plus ou moins rationnelle. Il y a Nicholas Hoel, le dernier d’un lignée d’immigrés norvégien qui a vécu à côté d’un grand châtaignier. Il y a Mimi, la fille d’un érudit immigré chinois et ses deux sœurs qui avaient un mûrier dans leur jardin, elle a hérité d’un bague ornée d’arbres et d’un précieux rouleau de parchemin. Il y a Adam Appich que l’on découvre alors qu’il achève des études universitaire de sociologie, qui, tout-petit, se dessinait en érable. Et le couple de Dorothy et Ray qui trouvent leur bonheur en jouant sans un théâtre associatif, et qui plantent un arbre à chaque anniversaire ed leur vie de couple. Il y a aussi Douglas Pavlicek, gros travailleur, expulsé d’un avion avant qu’il s’écrase, qui est sauvé par un banian. Neelay, un jeune garçon devenu handicapé physique après être tombé d’un chêne vert, est le génie de l’informatique de sa génération, il crée un jeu vidéo très addictif et extrêmement puissant. Olivia Vandergriff aurait dû être actuaire, mais elle s’est électrocutée, est "morte une minute et dix secondes" avant que le choc de sa chute au sol fasse redémarrer son corps. Depuis, elle entend des voix qui la guident dans la vie. Et il y a Patricia Westerford, une biologiste par qui s’expriment les idées de Richard Powers. C’est son père qui "lui apprend à voir un arbre, ce fourreau vivant de cellules sous chaque centimètre carré d’écorce qui fait des choses qu’aucun homme n’a encore saisies". Patricia fait une découverte qui va lui nuire pendant nombre d’années avant de changer la perception du monde vivant de nombreuses personnes : "Le comportement biochimique des arbres individuels ne prend sens que si on les envisage comme les membres d’une communauté". Elle devient "la femme qui croit que les arbres sont intelligents". Elle quitte le monde de la recherche et s’immerge dans les forêts pendant des années, jusqu’à ce qu’on reconnaisse la véracité de ses propos, que l’on admette que "Vous et l’arbre de votre jardin êtes issus d’un ancêtre commun. Il y a un milliard et demi d’années, vos chemins ont divergé. Mais aujourd’hui encore, après un immense voyage dans des directions séparées, vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes…" Son affirmation du lien entre les hommes et les arbres, des arbres entre eux provoque l’émergence d’activistes non-violents, mais déterminés.

    Après avoir présenté ses personnages, Richard Powers peut développer les thèmes qui lui sont chers : la relation de l’homme avec la nature, la vue à court terme des financiers, l’hubris des humains, leur rapacité, leur égoïsme, leur capacité de prédation, mais aussi le besoin de se ressourcer dans la nature, d’en prendre soin, de partager avec les non-humains  les ressources de la planète. Il décrit les arbres avec un luxe de détails botaniques ou poétiques, à nous donner un vertige semblable à celui qui étreint Adam Appich lorsqu’il est perché dans la canopée du grand séquoia, à soixante mètres du sol.
    Richard Powers n’écrit pas un éco-roman, plutôt une proclamation de la complémentarité des humains et de la nature, et particulièrement avec les arbres et les forêts. C’est un livre de poésie, dans lequel il tient parfois des propos mystiques, allant jusqu’à "brouiller la frontière entre ces deux molécules presque identiques, la chlorophylle et l’hémoglobine".
    C’est assurément un grand livre, généreux et exalté, débordant d’humanité, qui, sans jamais sombrer dans la mièvrerie, est un cri d’alerte sur l’urgence de changer notre mode de vie pour un comportement plus responsable. Une lecture indispensable pour ceux qui souhaitent renouveler leur perception de la nature. Vraiment, en refermant ce roman, vous regarderez autrement les arbres, peut-être même leur parlerez-vous, ou les écouterez-vous !


  • par (Libraire)
    17 novembre 2018

    … Il était une fois un livre de Richard Powers : L’Arbre Monde traduit, avec excellence, par Serge Chauvin. Huit destins, huit racines qui donnent toute la puissance à cette polyphonie magistrale.

    Le châtaignier, le mûrier, l’érable, le figuier, le tilleul, le séquoia, ce sont ces arbres, qui, dans ce roman, tracent leurs histoires à leur mesure, de manière absolue et irrévocable. Nicholas, Mimi, Adam, Ray, Dorothy, Douglas, Neelay et Patricia nouent leurs destinées selon notre tempo humain, est-ce à dire de manière vive et fugace.

    L’Arbre monde est un roman polymorphe qui m’a littéralement accueilli dans ses ramifications pour ne plus me lâcher. Les personnages de Richard Powers, hommes et femmes, ont posé leurs empreintes en Amérique du Nord, à différentes époques et sur différents lieux : il y a des histoires, des drames, des révélations, du suspense et de l’émerveillement. Puis vient le tronc commun à ces instants humains : la défense du dernier séquoia géant, « vu d’en dessous, ce pourrait être Yqqdrasil, l’Arbre Monde, qui a ses racines dans le monde souterrain et sa cime dans le monde céleste, l’Arbre de l’Évolution : une grande idée qui éclate en une famille de branches nouvelles, tout là-haut, au fil du temps long. ».

    Ce roman puise son irrésistible force dans ces sèves humaines qui, de rage, de désespoir, d’amour, de résolution et d’obstination, vont faire basculer des vies qui n’attendaient que ce moment pour naître, enfin, au Monde. L’Arbre Monde de Powers diffuse sa fable écologique par son histoire épique, son cœur mystique et son regard humaniste. J’ajouterai que l’Arbre Monde fait partie de ces romans qui peuvent changer une vie… grandiose donc.


  • par (Libraire)
    30 octobre 2018

    Coup de coeur de Sophie

    Le roman commence par des petites nouvelles que l’on pourrait appeler « racines » qui présentent tour à tour des personnages complètement disparates comme un petit génie de l’informatique, un docteur en botanique, un étudiant, un photographe  mais en revanche ils ont un point commun c’est qu’ils sont « connectés » avec la nature et les arbres en particulier.
    La deuxième partie « le tronc »est celle où les personnages vont interagir pour essayer de protéger ou de sauver la canopée en employant divers moyens d’actions plus ou moins légaux.
    Enfin la dernière partie « la cime » évoque ce que les humains peuvent ou non inventer pour enrayer le processus et laisser les arbres « communiquer entre eux ou avec les hommes ? »
    Auteur de plusieurs romans dont le magnifique « le temps où nous chantions », Richard Powers nous propose ici une fresque majestueuse qui certes est un plaidoyer pour préserver et conserver la foret mais c’est surtout un roman d’une construction magistrale qui permet d’aborder le sujet en multipliant les angles et les points de vue pour essayer de trouver la « meilleure » solution pour atteindre l’objectif principal qui est de vivre en harmonie avec tous les organismes vivants ou non qui contribuent à notre vie sur terre ….
    Un « grand » livre !!!


  • par (Libraire)
    3 octobre 2018

    Un très grand livre !

    Un livre dense, touffu, vivant, habité, qui témoigne des liens extrêmement forts, intimes entre les arbres et nous.
    Certains plus sensibles, plus clairvoyants, plus chanceux "se font voyants" et nous montrent à quel point nous appartenons au monde des arbres, et dépendons d'eux.


  • par (Libraire)
    24 septembre 2018

    Richard Powers fait se croiser 9 personnages tous marqués dans leur vie par un arbre. Le personnage central, Pat Westerford est botaniste et montre comment les arbres communiquent entre eux. Sa découverte bouleverse beaucoup de choses et ne sera reconnue que tardivement. "Dans bien des années, elle écrira son propre livre, La forêt secrète. La première page s'ouvrira ainsi: Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun. Il y a un milliard et demi d'années, vos chemins ont divergé. Mais aujourd'hui encore, après un immense voyage dans des directions séparées, vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes."
    Richard Powers fait un véritable éloge, plaidoyer pour les arbres dans ce superbe roman. Après sa lecture vous ne verrez plus les arbres, la nature de la même façon ! Une lecture indispensable !
    Valérie


  • par (Libraire)
    6 septembre 2018

    Un incontournable de la rentrée littéraire 2018

    Le roman de Richard Powers est mon gros coup de coeur en littérature étrangère: des personnages extrêmement attachants dans un roman choral puissant sur l'engagement; Richard Powers nous rappelle combien est urgent le devoir de nous préoccuper du sort de la planète et de ses écosystèmes. J'attendais avec impatience les exemplaires commandés, ils sont arrivés et se trouvent désormais en bonne place, prêts à conquérir beaucoup d'autres lecteurs cet automne!


  • par (Libraire)
    1 septembre 2018

    Monumental !!!!

    "Monumental. Richard Powers est l'un des seuls écrivains de ce temps à pouvoir accomplir un tel prodige." Babara Kingsolver

    Je souscris entièrement à cette éloge de Barbara Kingsolver : L'ARBRE MONDE est un roman d'une puissance et d'une justesse incroyable. Il réveille, questionne, interroge notre rapport au monde, à la nature dont l'homme moderne tente, en vain mais à toute force, de s'extraire.

    Il est superbement construit, remarquable jusqu'à la dernière page.

    Un énorme coup de cœur !!!

    Dewi


  • par (Libraire)
    31 août 2018

    Que serait le monde sans les arbres qui nous entourent ?

    Nicholas, Mimi, Douglas, Pat et bien d'autres... Ils ne se connaissent pas, mais tous ont un lien particulier avec un arbre, et tous vont converger et se retrouver pour tenter de les sauver...
    Un roman symphonique mettant en scène et en parallèle plusieurs vies et profils, tous liés par une force mystérieuse qui les pousse à agir. A travers chacun, c'est un pan de l'histoire des USA qui se dessine : les immigrés, les natifs, les anciens militaires, les avocats, mais aussi les châtaigniers, les séquoia, les tilleurs, les pins... Autant de personnages dont les destins se croisent et se tissent.
    Une fable parfois comique, parfois tragique, mais toujours écologique.