L'EMPREINTE

L'empreinte

Alexandria Marzano-Lesnevich

Sonatine

  • par (Libraire)
    22 février 2019

    Résilience

    Récit d'une résilience, d'une force morale incroyable, témoignage autobiographique, essai juridique, roman à suspense, roman noir," L'empreinte" est inclassable, le résultat d'un travail littéraire exceptionnel et d'une analyse intime et familiale impressionnante. De la justice à la littérature, engagée dans un combat pour la vérité et la sincérité, fuyant les non-dits, l'auteure laisse une belle empreinte littéraire.


  • par (Libraire)
    18 février 2019

    Un récit fascinant à double face

    Mêlant l’histoire d’un criminel pédophile à l’expérience traumatisante de sa propre enfance, l’américaine Alexandria Marzano-Lesnevich, nous entraine dans un récit fascinant à double face. Une réflexion profonde sur la justice, le pardon, la famille, sur fond de justice américaine.

    C’est un texte qui se raconte comme deux droites parallèles. La première c’est la reconstitution de la vie de Ricky Langley, pédophile, auteur à 28 ans du meurtre d’un enfant de 6,5 ans, une reconstitution, précise, établie d’après toutes les pièces de procédure possibles, un assassin qui sera jugé trois fois, pour être d’abord condamné à mort puis à la réclusion à perpétuité. La seconde droite est tracée à partir de la vie de l’auteure, une vie qui débute par des agressions sexuelles d’un grand père omniprésent et dont les agissements seront tus dans un silence familial assourdissant.

    En géométrie, deux droites parallèles ne se rejoignent jamais. Pas en littérature. Ici chaque droite fait l’objet de chapitres alternatifs mais qui se répondent et se questionnent mutuellement. Car chacun des évènements racontés mis cote à côte raconte en fait peut être une même histoire. Lire la vie d’un autre au regard de son propre vécu, telle est l’expérience saisissante de cet ouvrage.
    Ce livre n’est pas un thriller, mais une profonde réflexion sur le sens de la vérité, de la justice. Il brise cette odieuse affirmation qui veut que chercher à comprendre c’est chercher à pardonner. Pas de pardon. Pas de mort. Juste la création d’un espace pour des êtres complexes et insaisissables. Un espace pour la conscience et le coeur.

    Eric Rubert;