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    7 octobre 2019

    Le changement c'est maintenant pour Cicéron. René a fait un AVC et est à l'hôpital donc pas vraiment absent du livre, mais absent quand même. Brigitte, la maîtresse historique a posé sa démission ainsi que Jocelyne, maîtresse plus épisodique. Reste Vanessa la fliquette préférée du détective et dans un autre genre Momo, à temps partiel pour cause de cornaquage de son remplaçant à la vente de journaux des sans-abris. Il démissionne lui aussi.

    Les affaires ce n'est pas ça non plus, alors, lorsque maître Olivier Tcheng l'engage pour aider l'une de ses jeunes clientes accusée de prostitution et proxénétisme, Cicéron plonge dans Paris XIIIème.

    Du changement dans la continuité donc pour Cicéron. Tout change et rien ne change. Je sais tout cela ne veut pas dire grand chose, mais faut bien que je remplisse les lignes. Pour être plus clair, tout change dans l'entourage du célèbre détective : les abandons sus-cités et un quasi engagement avec Vanessa, mais Cicéron reste fidèle à ses principes tout en se posant pas mal de questions. Je ne suis pas sûr d'avoir été plus clair, mais peu importe, le mieux est de lire cette enquête en plein Paris XIIIème. Parce que même s'il est plus introspectif, tout ce qui fait qu'on aime Cicéron est là : une gouaille reconnaissable, des jeux de mots, des copains hauts en couleurs et efficaces -j'exagère, je vante les qualités des uns et des autres dont ils ne sont pas forcément dépourvus mais qu'ils ne savent pas ou ne souhaitent pas mettre en avant, alors il faut bien que quelqu'un le fasse, pour tenter le lecteur-, une famille particulière ou plutôt des bouts de familles particuliers, une manière unique d'interpeller le lecteur et une enquête qui, même si elle n'est pas l'intérêt principal de cet opus -c'est pas moi qui le dis, c'est Cicéron himself (bon, techniquement, c'est moi aussi, mais je ne fais que répéter)- donne la touche polar inévitable chez Cicéron et chez Palémon.

    Un onzième volume qui amorce un changement dans la collection des aventures de Cicéron Angle droit, un changement en douceur qui appelle une suite que j'attends. Nul doute que Claude Picq alias Cicéron reprenne du service.