Alex-Mot-à-Mots
amour, Angleterre, secret

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Julian Barnes a une écriture exigeante. Il m'a été difficile d'entrer dans son univers et sa narration. Mais cela c'est fait, finalement.

Un roman difficile par sa construction, également. Beaucoup de redites, un début anarchique émaillé de citations toutes faites qui reviendront ensuite ponctuer le récit.

Des personnages flous, une vie terne, rien de bien folichon. Pourtant, la sauce fini par prendre, au bout d'un moment. Même si le personnage principal restera à mes yeux un éternel adolescent.

Quelques phrases m'ont fait sourire : "la vie est un dimanche" - et le leitmotiv : "Tu ne piges pas, tu n'as jamais rien pigé et tu ne pigeras jamais".

Sauf que Tony finit par piger, et nous aussi. Et l'auteur de nous quitter sur cette révélation, comme en suspend, nous laissant imaginer la suite et les faits antérieurs.

Finalement, tout le talent de l'auteur aura consisté à nous laisser imaginer.

L'image que je retiendrai :

Celle du journal d'Adrian, objet de la quête de Tony, que Véronica a brûlé, mais qui se révèle bien accessoire.

http://motamots.canalblog.com/archives/2013/05/04/26883957.html

Clara

Angleterre, fin des années 60. Au lycée, ils étaient quatre brillants jeunes hommes enclins aux conversations réfléchies où ils aimaient glisser un mot de philosophie. Une sorte de code entre eux. Un peu arrogants certes, croyant que le monde leur appartenait et qu'il l'avait déjà compris. Adrian avait l’esprit vif et était le plus intelligent des quatre mais aussi le plus calme.

o n l a l u
Orgueil et conséquences

** **Tony est un jeune retraité récemment divorcé. Alors qu’il semble enfin commencer à vivre selon ses désirs, il va devoir revisiter son passé et notamment l’histoire de ses amitiés étudiantes et de son premier chagrin d’amour avec la mystérieuse Véronica. Julian Barnes a obtenu un Man Booker Prize (le Goncourt anglais) pour ce roman, et c’est largement mérité ! A travers les destinées de ses héros attachants, il nous offre une superbe réflexion sur des sujets aussi ambitieux que le sens l’Histoire et la responsabilité de nos actes individuels. L’intrigue, alerte, nous entraîne des emballements amoureux et intellectuels de la jeunesse jusqu’à un drame du passé dont la découverte pourrait, des années après, changer la tranquille existence de Tony. Mais en littérature, comme dans la vie, rien n’est si simple. Et je vous mets au défi de deviner la fin de ce très beau roman. Si vous n’avez pas encore découvert « Une fille, qui danse », précipitez-vous, en plus d’une lecture divertissante vous aurez aussi le plaisir d’être dérangé et secoué dans vos certitudes. C’est tout le sel de la (bonne) littérature. Bravo et merci Mister Barnes !

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Librairie Athenaeum -.
Distorsion

Ce que la mémoire peut retenir et filtrer de ce que nous avons vécu : trompeuse et elliptique !
Revoir son passé à la lumière d'une personne et s'apercevoir que ce dont on se souvient n'est pas forcémement ce qui s'est passé !
Banal, me direz-vous ? Tony Webster découvre, malgrè lui, d'autres "vérités" ...
Long monologue d'un homme, se trouvant médiocre, construit comme un polar mais surtout intéressant sur le fond, ce roman se lit aussi comme un journal intime.
Vérité et histoire, tout un programme ...

Angélique V.
OMG!

Un roman assez bluffant sur le temps qui passe, les amours déçus et la mémoire (forcément) sélective. Julian Barnes signe ici son meilleur livre depuis "Le perroquet de Flaubert" et "L'Histoire du Monde en dix chapitres 1/2". Un livre dense, mélancolique à souhait et so british! Si vous n'avez pas le temps de (re)lire "La Recherche" et préférez les scones aux madeleines, jetez-vous sur ce livre !