Open City

Teju Cole

Denoël

  • Pour tromper sa solitude, Julius, jeune Nigérian interne en psychiatrie, déambule dans les rues de New York, suite à une déception sentimentale. De longues marches propices à de nombreuses rencontres et découvertes, dans cette mégalopole cosmopolite mais meurtrie depuis le 11 septembre 2001. Hanté par son passé et passionné de musique classique, cet homme en crise, dans une ville en crise, côtoie connaissances et parfaits inconnus. L'occasion pour le narrateur, plus extérieur qu'intérieur en dépit des apparences, de questionner son existence et pour le lecteur, de connaître sa vie et les raisons de sa mélancolie. A travers une errance méditative et poétique sur l'identité de chacun et le rapport à autrui, la voix de Julius, patiente et érudite, se calque à merveille sur la poésie dégagée par la Grosse Pomme.


  • par (Libraire)
    14 octobre 2012

    un poetique palimpseste de New York

    Julius, jeune nigérian interne en psychiatrie déambule au gré des ses humeurs dans les rues de New York pour combler une solitude, un blues qui le hante mais pas seulement. Au fur et à mesure de la lecture, les raisons de ses déambulations poétiques apparaissent, Julius, par intermédiaire de ses rencontres, de gens tout comme lui esseulés, et cabossés par la vie, nous confie peu à peu ses blessures, sa douloureuse rupture sentimentale, mais aussi son passé qui le hante. On y découvre un homme amoureux de la musique classique et des arts, très observateur et ouvert aux différences. D'homme en crise, Julius se métamorphose peu à peu en cartographe, il nous fait entendre la voix d'une ville, celle de New York, ville cosmopolite où toutes les communautés et les générations se croisent. Le promeneur s'efface pour nous offrir un paysage d'émotions, une cartographie d'humeurs, et de visages, un poétique palimpseste de New York. Très beau premier roman