Angélique V.
villa mondaine

Résolument british, ce roman graphique au style impeccable retrace la vie de William Somerset Maugham, célèbre écrivain anglais dont plusieurs romans inspirèrent des réalisateurs de cinéma tels George Cukor (Haute Société, 1933) ou Edmund Golding (Le Fil du rasoir, 1946). Ici, le succès littéraire et la vie sentimentale quelque peu mouvementée de cet Oscar Wilde des temps modernes est raconté par lui-même et ceux qui l'on connu, aimé ou détesté. La narration alternée permet, au fil des pages, de mieux comprendre les différentes faces d'un personnage complexe, à la fois mondain et misanthrope mais aussi de revivre au plus près l'ambiance décadente mais chic de cette villa pas comme les autres. C'est bien écrit, les dessins sont à tomber par terre. Bref, j'ai adoré !

o n l a l u
Il était une fois Somerset Maugham

Cet album est tout simplement jubilatoire. Se remettant à la tâche, le dessinateur Floc'h et l'écrivain François Rivière, le duo qui enchante depuis des années les fous de bande dessinée ET les amateurs de littérature (on leur doit " Albany ", " Blitz "), unissent une fois de plus leurs talents pour raconter en texte et en dessins la vie de Somerset Maugham. En réalité, ce livre est à la fois la biographie d'un homme, Maugham, et celle d'une maison, " Villa mauresque ", située dans le sud de la France, où l'Anglais passa les meilleurs moments de sa vie, et écrivit, perché dans son bureau, quelques-uns de ses romans les plus célèbres.

Contrairement à leurs expériences précédentes, Floc'h et Rivière s'attaquent cette fois à une vraie personne, l'auteur de " Liza de Lambeth ", " Mrs Craddock " " Fil du rasoir ", " Il suffit d'une nuit " et " Le grand écrivain " (ces deux derniers titres étant réédités dans la collection " Petite vermillon " avec des couvertures conçues par Floc'h).

Proposant plusieurs points de vue, Somerset lui-même, mais aussi son neveu, une amie, la cuisinière, ils évoquent cette existence qui fut faite de mondanités, de solitude, de mariage et de passions homosexuelles. Il y a juste ce qu'il faut de " name dropping " pour nous amuser (les Windsor, Charlie Chaplin, DH Lawrence et même Barbara Cartland), mais aussi des réflexions sur la création, l'écriture. On espère que les deux comparses vont renouveler l'expérience avec d'autres artistes. S'ils manquent d'idées, on a plein de noms à leur suggérer!

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u