Mamipone

Adrien, que rien, semble-t-il, ne raccroche plus à la vie, a décidé d'en finir. Mais, auparavant, il lui faut écrire une lettre à son premier amour, le seul et unique : Nina rencontrée dans son enfance et que 28 ans plus tard, il n'a toujours pas oubliée. Ceci fait, il met fin à sa vie... La suite ne se révélera pas tout à fait conforme à ses prévisions... Une lecture très plaisante.

o n l a l u
Des mots pour vivre

Le héros de « Nina », s'appelle Adrien. A quarante ans, il a choisi de mourir, comme on coche une croix  sur un emploi du temps. Ce soir, il avalera un cocktail de comprimés, noyés dans un verre de whisky. Ce soir, il sera loin. Loin de ses angoisses et de sa vie dénuée de sens. Mais avant le geste ultime, il décide de régler quelques affaires. Il range son appartement, écrit son testament, attend la fin du jour et le départ de sa gouvernante. Pour mourir seul. Tranquille. On dit qu'avant le trou noir, la vie défile. Pour Adrien, c'est le souvenir de Nina qui renaît. Nina, la belle Italienne qu'il a aimée enfant, lors de vacances d'été sur la côte almafitaine. Devenus presque adultes, ils se sont perdus de vue, mais lui ne l'a jamais oubliée. Il écrit alors tout l'amour qu'il lui porte et qu'il a toujours tu. « Pour l'instant, le désir d'écrire a remplacé celui de mourir ». De soir en soir, il repousse son suicide. Mots après mots, il réveille son grand amour assoupi.

Vous l'aurez deviné. « Nina » nous parle d'amour... mais pas seulement. « Nina », c'est d'abord l'histoire de deux écrivains qui se rapprochent et composent à l'unisson. C'est le souffle du vent d'Italie, la peau dorée au zénith, le rire des enfants, portés par deux plumes : l'une, plus féminine, plus lumineuse peut-être, qui sait décrire la pureté des premières amours et les champs crevés de soleil... Celle de Simonetta Greggio. L'autre, plus grave et plus profonde, qui touche au deuil, au suicide et à la mort... Celle de Frédéric Lenoir. Avec « Nina », le sociologue, philosophe et historien des religions, renoue avec ses thèmes de prédilection : l'abandon et l'espoir, la lutte et la réconciliation. Il s'unit à Simonetta Greggio, auteure italienne connue notamment pour « Dolce Vita », ou « L'homme qui aimait ma femme », et explore avec elle l'amour platonique et non-vécu, qui hante le passionné. Un récit à quatre mains n'est jamais anodin. Ici, c'est un succès. Un trop plein d'amour, où l'on pleure à chaudes larmes, où l'on rit aux éclats. Les deux voix, si distinctes, se complètent parfaitement.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

L'ODYSSEE D'HOMER... J. SIMPSON

Malheureux, Adrien, la quarantaine, a décidé d'en finir avec la vie. Ce soir, il absorbera une grande quantité de médicaments... Avant, il décide d'écrire son testament et une lettre destinée à Nina, une belle Italienne qu'il a connu enfant et dont il est éperdument amoureux depuis... bien qu'il ne l'a pas revue depuis une trentaine d'années ! Accaparé par l'écriture et tellement heureux de revivre aussi intensément les moments passés en compagnie de la "femme de sa vie", il repousse la tragique échéance de quelques soirs, le temps de terminer sa lettre d'amour. Jusqu'au soir fatal... Un geste qui bouleversera l'existence de ses proches, d'autant que le destin viendra y mettre son grain de sel...
Un roman passionnel et captivant, qui se lit d'une traite, malgré une fin "déplacée" à mon goût.

Mirontaine sta leggendo

"La pendule sonne vingt coups. Huit heures du soir, sa dernière soirée sur terre. Les minutes se bousculent, le temps se fige un instant puis accélère. Comme son coeur, un poing qui s'ouvre et se ferme, qui va s'affoler avant de se calmer à jamais."

J'étais très enthousiaste de découvrir cette nouvelle parution de Simonetta Greggio, co-écrite avec Frédéric Lenoir. Le roman Nina raconte l'histoire d'Adrien. Il n'en peut plus de la vie et décide de mettre fin à ses jours. Tandis qu'il s'apprête à avaler un mélange de médicaments surgit le souvenir de Nina, son amour d'enfance. Les premières pages du roman relatent les étés sur la côte amalfitaine, lieu des premiers émois amoureux. Il décide d'écrire une ultime lettre à Nina, pour évoquer une dernière fois la puissance du premier amour. Cet amour qu'il a tu, au fil des ans. Les réminiscences d'Adrien dans les premiers chapitres sont teintées d'une luminosité chère à Simonetta Greggio dans ses descriptions, je me suis amusée à reconnaître la typologie d'écriture propre à chacun de ces écrivains, en avouant toutefois avoir très peu lu Frédéric Lenoir. Chaque auteur apporte une touche singulière à cette histoire qui aborde non seulement la beauté des premières amours mais aussi un sujet beaucoup plus lourd qu'est celui de la fin de vie. La question de la réception d'un texte est brillamment abordée dans ce roman. Réception de la lettre par la famille d'Adrien, réception de la lettre par Nina mais aussi réception de la diffusion de cette lettre dans le monde de l'édition. Les auteurs s'amusent également à dépeindre l'envers des maisons d'édition.

La première partie consacrée à l'enfance d'Adrien est magnifiée par les descriptions pittoresques et aussi l'amour de la langue italienne distillée par petites touches. Chaque évènement apporte une dynamique à l'ensemble mais je suis restée perplexe pour la chute du roman et sur certains événements métaphysiques.

Cependant, je garde en mémoire la subtile force du pouvoir d'écriture qui émane au fil des pages. Un très beau roman où la dimension olfactive prend tout son sens.

"Les douleurs, les joies, s'inscrivent d'une étrange manière dans notre mémoire. On pense les avoir dépassées, on s'imagine qu'elles ne nous déchirent plus comme au début, mais il suffit d'une odeur, d'une chanson, pour y replonger."

Plume/Plumisa
un roman à l'écriture sensible

Voici un roman émouvant, tendre et sensible.

L'histoire est prenante, subtile et ne tombe pas dans les clichés. Les personnages sont attachants et profondément bien dépeints.

L'écriture à 4 mains est minimaliste, agréable.

Bref, "Nina" est un livre pour passer un très bon moment.

Une petite déception toutefois quant à la chute qui est, selon moi, un peu "trop" et donc déplacée. J'aurais souhaité que les auteurs s'en tiennent à la simplicité de l'histoire "nue" qui avait tout de réel avant l'intrusion d'un "suspense" qui ne colle pas avec le reste...

[http://isabelle-passions.over-blog.com/nina-simonetta-greggio-%26-fr%C3%A9d%C3%A9ric-lenoir]