Alex-Mot-à-Mots
Japon

Ça démarrait bien, pourtant, avec un des personnages ressemblant à Richard Brautigan, un de mes auteurs préférés.

Mais le récit peine à se mettre en place et je n'ai lu le Japon qu'en milieu de roman.

Alors bien sûr, ce livre nous apprend ce qu'il est advenu de la zone de catastrophe naturelle et nucléaire du Sendai. Nous découvrons également ces salarymen "évaporés", ainsi que la main mise des yakuzas sur le pays.

Pourtant, comme l'auteur avec la civilisation japonaise qui lui demeure étrangère (dernières pages du livre), je suis également restée en-dehors de l'histoire, comme une touriste qui ne comprend ni les kanjis, ni les katakanas.

Je n'ai pas réussi à me laisser porter par les longues descriptions monotones, ni par l'enquête.

L'image que je retiendrai :

Celle des longs cheveux de Yukiko, qui fascinent Richard.

http://motamots.canalblog.com/archives/2014/03/10/29118820.html

o n l a l u
Partir sans laisser d'adresse

« Les évaporés » n’est pas seulement un beau titre de roman. Au Japon, il désigne ceux ou celles qui décident, un jour, de partir sans laisser d’adresse. Il y a peu d’espoir de les retrouver puisque la famille, pour qui « s’évaporer » est une honte, ne déclare jamais la disparition à la police. Kaze est l’un d’eux. Cet homme entre deux âges, désespéré de s’être fait injustement licencier, prend la tangente pour mieux comprendre qui a voulu sa perte. Il abandonne sa femme, avec qui il vivait seul depuis que leur fille Yukiko s’est installée à San Francisco. Yukiko ne peut accepter cette situation et, accompagnée de son ancien amant Richard B., poète et détective, retourne dans son pays natal. Les idées toutes faites de Richard sur « le pays du soleil levant » s’effondrent. Nous sommes quelques temps après le tsunami, loin des paysages-clichés que l’on imagine. Car le Japon que nous fait découvrir Thomas B. Reverdy, c’est celui des quartiers dévastés et des camps de réfugiés de l’après-Fukushima où vit une population d’une extrême pauvreté, prête à se faire exploiter pour subsister. Tandis que Kaze reconstruit sa vie et se lie à un jeune adolescent dont la famille a disparu pendant la catastrophe…

À la fois mélancolique et plein d’espoir, le livre de Thomas B. Reverdy a un charme fou. Son roman, enquête policière poétique, toujours subtil, parfois même drôle, nous plonge dans un Japon mystérieux, inconnu en tout cas des Occidentaux. Il pose aussi une question : a-t-on le droit d’empêcher un être de disparaître si c’est ce qu’il désire ? Une des perles de la rentrée littéraire.

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sandrine57

Une dernière lettre pour son épouse et une fuite dans la nuit...Kaze a décidé de devenir un de ces "johatsu" qui disparaissent sans laisser de traces, qui s'évaporent tout simplement. Au Japon, le fait n'est pas rare et les familles, marquées par la honte et le déshonneur, ne cherchent pas à retrouver le disparu. Mais Kaze a une fille qui vit en Amérique et qui ne veut pas en rester là. Yukiko embarque son ex, Richard B., détective poète et rêveur et toujours amoureux d'elle, pour un voyage vers le Japon sur les traces de ce père évaporé.

Stéphanie F.
Tout en subtilité

Ce "roman japonais" d'une grande sensibilité est chargé d'une belle poésie. Tout en subtilité et avec une écriture très élégante, sur fond de post-Fukushima entre polar et délicatesse amoureuse, Les évaporés donnent place aux johatsu, ces personnes qui, au Japon, font le choix de disparaître pour recommencer une nouvelle vie. Rare !

Clara

Au japon lorsqu’une personne disparaît, elle rejoint le rang des "johatsu" c’est-à dire des évaporés. Personne ne cherche à savoir ce qui pu pousser la personne à partir ou ce qu’elle est devenue. Un halo de mystère et de respect les entoure. Après trente-cinq années de mariage, Kaze licencié par la banque qui l’employait a fait ce choix. Sa fille Yukiko qui vit à San Francisco veut savoir pourquoi. Elle demande à son ex petit ami, Richard B., détective privé de son état de l’accompagner au Japon pour retrouver son père.