La mécanique du bonheur

La mécanique du bonheur

David Bergen

Albin Michel

  • 15 novembre 2013

    Morris Schutt a depuis toujours divulgué le caractère intime de sa famille dans ses chroniques qui connaissent le succès. Mais depuis la mort de son fils en Afghanistan ses papiers sont sans saveur et tristes. Mis en congé pour rependre du poil de la bête, Morris essaie de se rapprocher de ses filles, noue une relation épistolaire avec une femme dont le fils est mort également à le guerre, sort avec des escort girls et recherche à travers les grands philosophes la définition du bonheur.
    La culpabilité de n’avoir pas su empêcher son fils de rejoindre l’armée ronge ce cinquantenaire à qui tout à toujours réussi. Enfin à peu près car sa famille n’a jamais acceptée le fait d’être l’inspiration de ses chroniques. Au lieu de ressouder les liens familiaux, la mort de Martin les a distendus.

    Morris qui peu apparaître antipathique au départ se dévoile au fil des pages esseulé et ayant perdu tous ses repères. Mais sous sa carapace il a cette soif de comprendre pour se rapprocher des autres en arrêtant de commettre des dommages collatéraux.

    Une douce mélancolie et de l'espoir émanent de ce roman qu’il faut prendre le temps de lire. Entre sensibilité et ironie, David Bergen nous livre le portrait d’un homme qui sait se montrer attachant !