Un an après

Anne Wiazemsky

Gallimard

  • par (Libraire)
    5 juin 2015

    L'intérêt de ce roman autobiographique, qui fait suite à « Une année studieuse », réside à la fois dans la figure romanesque du cinéaste qui en 1968, embrasse la cause étudiante révolutionnaire et dans le parallèle de la passion du couple avec les événements du mois de Mai. Anne Wiazemsky n'hésite pas à égratigner son personnage pour témoigner et rendre hommage à Jean-Luc Godard et à l' Histoire.


  • par (Libraire)
    26 mars 2015

    Un vrai rayon de soleil

    Pétillant et malicieux, "Un an après" est tout simplement un savoureux moment de lecture, à la fois drôle et qui donne du peps ! Un vrai rayon de soleil !


  • par (Libraire)
    1 février 2015

    Mai 1968 à travers les yeux d'une jeune femme. Anne Wiazemsky reprend le cours de son récit autobiographique qu'elle avait commencé en 2012 dans « Une année studieuse ». Fraichement mariée au cinéaste Jean- Luc Goddard, le couple emménage en plein cœur du Marais en Janvier 1968. Quand éclatent les événements de Mai, ils se retrouvent aux premières loges, au milieu des manifestations, des affrontements violents, apostrophés par les étudiants.
    Tandis que Anne, peu politisée, garde une certaine réserve vis à vis du mouvement et éprouve des sentiments mélés, Jean-Luc Goddard fonce tête baissée avec enthousiasme et détermination dans la voie de l'engagement militant. Avec humour et sans nostalgie Anne Wiazemsky nous livre son Mai 68, elle dresse avec beaucoup de délicatesse mais sans complaisance le portrait d'une génération militante ou non, elle nous parle du monde du cinéma, des ses acteurs et surtout de Jean-Luc Goddard dont elle ne cache rien, un homme exalté, à la fois tendre, froid, agressif, et terriblement jaloux. Les événements auront raison de leur couple, peu à peu la radicalité de Goddard, son intransigeance, et ses nouvelles orientations culturelles les éloigneront l'un de l'autre. Un livre cocasse et plein de tendresse.


  • par (Libraire)
    25 janvier 2015

    A ceux qui disent que tous les maux de notre société moderne viennent des événements de Mai 68 je leur conseillerais vivement de lire le dernier roman d'Anne Wiazemsky.
    J'ai plutôt l'impression en l'ayant lu, d'avoir été plongée au coeur même de l'histoire de jeunes gens pétris de convictions qui souhaitaient justes faire évoluer une société qui ne leur correspondait plus. Intellectuellement libres, prêts à braver tous les interdits au nom d'une liberté retrouvée ils étaient engagés et fiers de l'être.
    Évidemment certains me rétorqueraient qu'il s'agit d'une poignée d'intellectuels triés sur le volet mais peu importe, ils voulaient changer le monde, casser les codes et ils y sont arrivés.
    Derrière ces personnages se cachent Anne Wiazemsky elle même, Jean-Luc Godard son compagnon de l'époque et tous ceux qui ont gravité autour d'eux à ce moment-là.
    Ce roman court, vivant, percutant, parfois cocasse, est avant tout la photographie d'une jeunesse intellectuellement vivante.
    De main de maitre l'auteur intercale la petite histoire dans la Grande Histoire sans que l'on ne s'ennuie jamais.

    Jeunes ou moins jeunes lisez ce roman il est bien plus instructif que n'importe quel manuel d'histoire!!!!


  • 15 janvier 2015

    La fin d'un mariage

    Il y a deux ans, on abandonnait Anne Wiazemsky tout à son nouvel amour pour Jean-Luc Godard, à l’aube de mai 68. En quelques mois, elle avait tourné, sous sa direction, « La Chinoise », ils s’étaient mariés, et elle avait pu entrevoir que son nouvel époux n’était pas un personnage ordinaire ! Dans « Un an après », elle raconte la suite et on y retrouve la même spontanéité, le même charme que dans son récit précédent. Godard et Anne sont encore mariés, mais les choses se compliquent : le cinéaste suisse a la sensibilité à fleur de peau, il se montre d’une extrême susceptibilité, d’une infinie jalousie et, au fond, rêverait d’avoir une femme qui lui soit dévouée à plein temps. Mais à cette époque, Anne est encore une toute jeune fille, elle a la fougue et l’inconscience de son âge. Pas question qu’elle se prive d’un tournage avec Bertolucci ou Pasolini, aucune raison non plus que les manifestants de mai 68 l’empêchent de vivre, ni même de circuler dans Paris (en patins à roulettes). La fêlure entre les deux (deux personnes, deux pays, deux générations) commence à se creuser. Pour Godard, tout est politique ; pour Anne au contraire, tout ou presque est source de divertissement, de curiosité. Avec une belle honnêteté, elle ne se donne pas le beau rôle, n’essaye pas de faire croire qu’elle fut une militante de la première heure, mais se décrit telle qu’elle se souvient d’avoir été, une jeune fille pas très rebelle (cela dit, elle avait quand même bravé  sa famille pour épouser son amoureux), libre, bourgeoise, et plus intéressée par le cinéma et sa carrière que par les pavés de mai. On assiste aussi à la lente désintégration d’un mariage. L’amour est toujours là, mais le quotidien est devenu de plus en plus houleux. « A nos chemins professionnels qui avaient déjà commencé à se séparer allait lentement s’ajouter une conception différente de la vie, de l’amour et de la mort. » Tout est dit. Il n’y aura pas de volume 3 sur l’idylle Godard-Wiazemsky. Dommage.

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