L'écrivain national

L'écrivain national

Serge Joncour

J'ai Lu

  • 16 septembre 2017

    Un voyage sans surprise

    Dans le nouveau roman de Serge Joncour, le narrateur ressemble étrangement à son auteur. Il porte le même prénom – Serge –, il est romancier, a écrit un livre intitulé " UV "… Avec " L’Ecrivain national "_, _Serge Joncour se lance dans l’autofiction. Ce n'était pas forcément une bonne idée.

    Alors qu’il n’est pas très enthousiaste à l'idée de commencer sa résidence d’un mois à Donzières, petite ville du centre de la France, à peine arrivé, l’écrivain Serge se passionne pour un fait divers qui divise la région. Henri Commodore, vieux maraîcher à la retraite, très riche selon les rumeurs, s’est volatilisé. Les soupçons se portent vite sur Aurelik et Dora, deux jeunes d’Europe de l’Est arrivés dans la région quelques années plus tôt, et voisins du disparu. Les habitants de la petite ville ne portent pas les deux jeunes dans leur cœur. Ceux-ci habitent au beau milieu de la forêt, ils sont coupés de tout et taxés de marginaux.
    Tombé sous le charme de la belle Dora – dont il a découvert le visage pour la première fois dans une gazette locale – Serge décide de mener sa propre enquête. L’écrivain se détourne de plus en plus du rôle qu’il doit endosser durant les quelques semaines où il est invité à Donzières. Promouvoir la région, animer des ateliers d’écriture, écrire un feuilleton…  Au lieu de cela, ses prises de risque, bagarres et coups de foudre, font jaser les habitants. Serge prend la tangente, son amour pour Dora lui donne des ailes. Il se réjouit de quitter cet habit de « type docile, toujours disposé à donner un coup de main » pour devenir « ce type solide et assuré » qu’il a toujours rêvé d’être.

    " L’Ecrivain national " ressemble  à un voyage sans encombre. C’est un roman qui se lit agréablement mais qui ne réserve pas de surprises – ni bonnes ni mauvaises, d’ailleurs. Certains aspects de l’histoire sont un peu exagérés, comme l’amour immédiat que Serge ressent pour Dora, uniquement à travers une mauvaise photographie d’un journal local. " L’Ecrivain national "est un gentil thriller, qui ne ferait pas de mal à une mouche, mais qui divertit le lecteur. 

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  • par (Libraire)
    20 juin 2016

    C’est vrai qu’on se croirait dans un film de Chabrol. Une ville de province, un écrivain, un meurtre et toujours cette douce ironie de Serge Joncour. Notre "Ecrivain national", tel un candide des temps modernes, rencontre le maire, les gentils libraires, une suspecte au charme indéniable, et se perd souvent en forêt… Avec Joncour, l’apparente bonhomie cache parfois une atmosphère légèrement décalée, comme un étonnement ou un ahurissement. L’art du « mine de rien » est sa marque de fabrique. Serge Joncour est l’un de mes écrivains préférés !