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Profession du père

Profession du père

Sorj Chalandon

Grasset

  • par (Libraire)
    17 avril 2016

    Profession du père

    Dans un récit tout à la fois drolatique et terrifiant, Sorj Chalandon nous raconte l'enfance d'Emile, enfant unique né au lendemain de la seconde guerre mondiale. Emile a la chance d'avoir un papa champion du monde de judo, prêtre, agent secret, ami intime de De Gaulle... Alors évidemment, on ne s'ennuie pas avec un papa pareil : après l'entraînement militaire, il faut déposer des lettres anonymes, faire des planques, trouver des cachettes pour Noureev récemment exfiltré d'URSS... Difficile d'être à la hauteur aussi de ce papa exigeant, d'où la pluie de coups qui ne cessent de s'abattre sur Emile. Difficile aussi de croire aux incroyables histoires de ce père qui ne quitte pas l'appartement et qui terrifie la mère, victime consentante, bourreau auxiliaire.
    Au fil du récit, Sorj Chalandon sème des indices qui nous laissent à penser que, peut-être, Emile et Sorj ne sont qu'une seule et même personne. L'auteur semble aussi nous dire qu'il n'y a que par l'humour que l'on peut raconter une histoire aussi invraisemblable, drôle et dure tout à la fois.


  • 28 janvier 2016

    famille, folie

    Oui, ce roman raconte la folie du père. Mais le personnage qui m’a la plus intéressé, c’est le seul personnage féminin du roman : la mère.

    Elle n’est jamais loin, toujours inquiète et pourtant silencieuse. Mise à l’écart par le père, elle sait pourtant tout ce qui se passe dans la maison.

    A-t-elle réellement conscience de la folie de son mari ? Jusqu’où est-elle prête à aller pour le couvrir et le dédouaner ? Son dernier geste, celui qui clôt le roman, lui donne finalement le mot de la fin.

    Un personnage qui m’a dérangé, vraiment.

    Quant au reste du roman, je l’ai trouvé trop journalistique, mais c’est le reproche que je fais habituellement à l’auteur : des faits, encore des faits, des descriptions de faits, un brin d’humour, rarement. Et puis c’est tout. Un peu court tout de même.

    J’ai toutefois aimé la phrase du père qu’il aime répéter : "Dans une cellule, il y a un mur de trop" , sans doute le quatrième ?…..

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la mère dormant sur le palier après être allée écouter Les Compagnons de la Chanson, ce que son mari refusait qu’elle fasse.

    http://alexmotamots.wordpress.com/2016/01/24/profession-du-pere-sorj-chalandon


  • par
    13 janvier 2016

    "Quand mon père me battait il criait en anglais...", ainsi commence l'un des précédents romans de Sorj Chalandon, Retour à Killybegs. Lors de la remise du Prix France Télévision, en 2011 qu'il n'avait pas remporté d'ailleurs (la lauréate était Delphine de Vigan), il était resté parler avec les lecteurs-jurés et m'avait dit que cette première phrase de ce roman était réelle sauf sur un point, son père parlait alors en allemand. Profession du père est la continuité de cette phrase, Sorj Chalandon est sans doute à peine caché sous Émile Choulans, d'après ce que j'ai pu lire sur ce roman depuis qu'il est sorti. C'est un roman bouleversant sur les rapports père-fils totalement dénaturés par la maladie et la violence. Émile n'a de cesse de vouloir faire plaisir à ce père violent qui ne le complimente jamais, au contraire, il le rabaisse systématiquement, le frappe, le punit brutalement. Il croit à ses histoires d'espionnage, d'OAS et de CIA. Même lorsque le fils fait quelque chose de bien une explication du père met fin à sa joie, comme cette fois où par son dessin, Émile a gagné deux places de cinéma : "Ma mère a applaudi. Mon père a souri. Pendant la guerre, il avait sauvé la vie de monsieur Bertholon, le directeur du cinéma. Pendant que je dessinais, il était passé le voir pour lui souffler mon nom. Voilà pourquoi nous avions gagné. Mon père était ravi." (p.178)

    Comme à son habitude, Sorj Chalandon, écrit un roman fort et accessible bien que dur. Même si je me dois de dire que je l'ai parfois trouvé trop long, un peu voyeur, mais peut-être est-ce parce que j'en attendais trop, venant de cet écrivain que j'aime beaucoup. Son héros est un jeune homme, mais le langage adopté n'est pas bêtifiant, ce qui est souvent le cas avec des héros-ados. On endure avec Émile, on le soutient puisque même sa mère a du mal à le faire, c'est une femme passive qui tente de le protéger et évitant les coups et les insultes. On se demande jusqu'où il pourra aller pour s'attirer si ce n'est l'amour au moins une marque d'affection et de tendresse de son père. Difficile de se construire après une enfance comme celle-ci, Gérard Garouste en parle dans L'intranquille, son autobiographie d'une manière forte également. Sorj Chalandon aborde ce thème sous forme de roman, une manière différente et tout aussi marquante d'écrire sur les violences paternelles et sur la difficulté qu'a un enfant à sortir du cercle familial malgré les coups et les insultes. On se demande toujours pourquoi les femmes battues restent avec les hommes qui les frappent, mais les enfants devenus grands pourraient aussi partir. Mais l'amour, la demande de reconnaissance, le désir d'obtenir enfin des compliments, des remarques positives est sans doute encore plus fort. Quasiment jusqu'au bout, ces enfants brimés espèreront un geste, un mot du père. C'était déjà vrai dans L'intranquille dont je parlais plus haut. Ça l'est aussi dans Je n'ai jamais eu de petite robe noire de Roselyne Madelénat.

    Un beau roman, touchant et fort sur l'enfance lorsqu'elle ne se déroule pas comme elle devrait.


  • par (Libraire)
    9 décembre 2015

    ***Idée cadeau n°10***

    Terrible est cette histoire d'un petit garçon qui grandit sous l'influence dangereuse d'un père mythomane, dont les mensonges l'entraînent loin trop loin...
    Puissant est ce récit sous la plume de Sorj Chalandon !


  • par (Libraire)
    19 septembre 2015

    On sort très touché du nouveau roman de Sorj Chalandon ; Autobiographie d'une enfance traumatisante à cause d'un père terrible. Mais au-delà du témoignage, il rend compte de deux autres "complicités" : celle de la mère (dans le déni) et celle du fils (dans l'admiration).
    Bouleversant.


  • par (Libraire)
    12 septembre 2015

    Coup de coeur de Céline

    Une enfance qui alterne entre aventure excitante et désillusion extrême.
    Le métier de son père?Agent secret...
    La vie d’Émile n'est pas un long fleuve tranquille.
    Largement autobiographique.


  • par (Libraire)
    12 septembre 2015

    un chef-d'oeuvre digne de Dickens!

    Un livre remarquable, à la fois léger et grave. C'est tout le talent de Sorj Chalandon qui se renouvelle à chaque roman, puisant encore une fois dans son intimité et ses souvenirs personnels.
    Réussir à amuser et à faire frémir le lecteur par le récit du calvaire quotidien d'un enfant subissant un père paranoïaque et mythomane, c'est fort! 


  • par (Libraire)
    11 septembre 2015

    Le grand roman de la rentrée

    Emile Choulans témoigne de l'horreur dont il a été victime enfant : les coups et la manipulation d'un père mythomane. A l'occasion de la mort de celui-ci, le narrateur se remémore son enfance durant laquelle son père l'avait chargé d'assassiner le général De Gaulle.
    Émouvant de bout en bout, terrifiant parfois, le roman de Sorj Chalandon prend aux tripes. Il nous entraîne dans une famille étrange où la peur, la violence et le mensonge sont omniprésents. La force du texte réside dans son écriture magistrale qui nous confirme le talent de cet auteur. Il n'y a rien ajouter sur ce roman, si ce n'est qu'il est parfait.


  • par (Libraire)
    8 septembre 2015

    Vous allez déguster!

    Comment vivre, voir survivre avec un père qui affirme avoir été le créateur des Compagnons de la chanson, un grand ami du général de Gaule, un champion de judo ainsi qu'un espion pour la CIA membre de l'OAS? Quand on est un jeune garçon et qu'on y croit dur comme fer? L'émotion que dégage ce livre monte crescendo. Observer cet enfant grandir entre son père méchant, violent, aimant malgré tout et une mère certes présente mais effacée? La fin est aussi surprenante qu'émouvante.


  • par (Libraire)
    6 septembre 2015

    Il y a des romans qui vous hantent, vous habitent, vous accompagnent. Celui de Sorj Chalandon en fait partie. Une nouvelle fois un écrivain fait le pari audacieux de parler de l'intime, de son histoire familiale chaotique.
    Jamais larmoyant, l'auteur relate les événements de son enfance. Un enfant confronté à la violence de son père, à l'incompréhension et à la lâcheté de sa mère et pourtant jamais de pathos, jamais de grandiloquence, jamais de rancœur.
    Tout est dit et bien dit. Le lecteur est sous le choc car l'émotion est intacte.
    Adulte le narrateur essaiera de comprendre sans y parvenir, de se construire et de devenir un homme "bien": un être humain capable d'aimer et d'être aimé, l'objectif est atteint.
    Une grande leçon d'humilité se cache derrière ce récit qui mérite un soutien sans faille.
    Sorj Chalandon est entré dans la cour des grands!!!


  • 2 septembre 2015

    Coup de coeur de Laurence

    Banlieue lyonnaise, 1961, alors que l'OAS se structure, Émile est élevé sous l'influence de son père, personnage intransigeant, autoritaire et violent.

    A douze ans, le slogan "Algérie française" secoue ses nuits. Pourtant obéir à son père signifie : tuer le Général de Gaulle.

    "Profession du père" est un roman qui bouscule et fait mal au ventre.
    De l’émotion à l'état pur, une lecture inoubliable !

    Laurence


  • par (Libraire)
    29 août 2015

    Profession du pere

    Parachutiste, footballer, agent secret... Mais qui est donc réellement ce père qu' Emile adore?
    Entrez dans une vie de famille peu commune...


  • par (Libraire)
    29 août 2015

    Une enfance bafouée

    Une histoire d’hommes, un fils et son père, tous deux enfermés dans la folie du père. Celui qui se veut un héros et qui impose à son fils de partager sa résistance. Cet enfant qu’il faut bien amener à devenir un homme !
    Emile, malgré son enfance étouffée dans l’ombre de son père, au-delà de sa peur, se conforte dans la grandeur paternelle.
    Jusqu’où Emile se laissera-t-il entraîner ? Dans quelles tourmentes, le désir de plaire à son père, va-t-il l’amener ?
    Sorj Chalandon nous livre une fois de plus, avec des mots justes et terrifiants, une fiction très intimiste sur l’enfermement d’une famille autour du père que la folie submerge et qui fait vivre un enfer aux deux seules personnes qui l’aiment en dépit de tout, sa femme et son fils.


  • par (Libraire)
    27 août 2015

    Émile Choulans a une particularité, il ne connaît pas la profession de son père. Pour remplir cette case, ce dernier lui disait d'indiquer toutes sortes de professions : parachutiste, pasteur protestant, professeur de judo... Toute l'enfance d'Émile sera ainsi rythmée par les mensonges de ce père affabulateur et mythomane. Il sera comme prisonnier, enfermé dans une sorte de secte familiale, sous la coupe brutale de cette figure paternelle.
    C'est avec lui pourtant qu'il va mener ses plus belles enquêtes, l'entraînant dans des missions secrètes toutes plus exaltantes les unes que les autres.
    Mais comment profiter de ces courts moments de bonheur quand la violence des coups n'est jamais loin...

    Partagé entre effroi et comédie, le lecteur passe ici de la compassion au rire, du manque d'air à la surprise et découvre avec sympathie Sorj Chalandon dans ses retranchements les plus intimes.


  • par (Libraire)
    27 août 2015

    Comment vivre avec un père atteint d'une maladie mentale. Peu de douceur dans ce roman où chaque mot a trouvé sa place. Les dernières pages sont inoubliables et d'une beauté rare ! Delphine


  • par (Libraire)
    26 août 2015

    Comment a-t-il fait ? Comment a-t-il fait ce petit Emile , pour supporter la brutalité et la bêtise de son père, et l'indifférence de sa mère ? Et surtout, comment a-t-il fait pour leur pardonner, pour se remettre de cette enfance violente. Magnifique de grandeur d'âme dans ce qu'il ne donne pas place au ressentiment, le petit Emile devenu grand a gagné face à la violence et la brutalité; gagné le droit de vivre, d'être heureux et d'aimer son fils comme il ne l'a jamais été. Bouleversant.


  • 24 août 2015

    Mon père ce anti-héros

    Profession du père, Sorj Chalandon Mon père ce anti-héros A l’école, au collège, dans la case « profession du père », Emile ne sait pas quoi écrire. Il n’est ni ouvrier, ni employé, ni carrossier, ni restaurateur ou boulanger. Et s’il raconte à son fils qu’il a été pasteur pentecôtiste, soldat, parachutiste, professeur de judo ou encore footballeur professionnel, il se définit désormais comme « agent secret ». En effet, le jeune garçon n’a pas un père comme les autres. C’est un homme qui le réveille au milieu de la nuit pour faire des pompes et porter des haltères, alors qu’il est asthmatique. Il veut l’entraîner à résister. Après le putsch, il ne supporte plus de Gaulle et vote pour l’Algérie française. Pourtant, avant, il appréciait le général, prétendant même avoir été son meilleur conseiller... Bientôt, il fait de son propre fils, de treize ans seulement, un petit soldat,

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • Le père a été chanteur (il a bien connu les Compagnons de la Chanson), footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur dans une mission évangélique, mais aussi et surtout conseiller personnel du Général de Gaulle, « Un ami ».. Nous sommes au début des années 60 et le Général vient de revenir au pouvoir…l’Algérie…. Le père annonce qu’il a été trahi, son meilleur ami est devenu son pire ennemi. Il faut tuer le Général : il demande alors à son fils (13 ans) de l’aider. Avait-il le choix ? c’était un ordre (le fils en était un peu fier tout en ayant peur…) Et la mère dans tout cela ? un livre fort, dur parfois qui tient en haleine du début à la fin.


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    Gros coup de coeur !

    A la mort de son père, Emile accompagne sa mère et se remémore son enfance si particulière entre un père mythomane et une mère effacée.
    Comment devenir un adulte équilibré, construire une famille après une telle enfance ?
    Magnifique de pudeur, et aussi de douleur, mais comme à son habitude, Sorj Chalandon parvient à nous faire sourire.
    Valérie


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    Bouleversant

    A 12 ans, Émile ne connaît pas le métier de son père. Tout ce qu'il voit, c'est ce que celui-ci est à la maison toute la journée, en mules de cuir. Lorsqu'il l’interroge, son père lui répond qu'il est maintenant assez grand pour savoir qu'il a été pasteur aux États-Unis, quasi joueur de foot professionnel, proche de grands hommes politiques français et que son meilleur ami appartient à la CIA. Et quand le père entraîne Émile pour l'aider à tuer De Gaulle, ce dernier vit cela comme une aventure, un moyen de partager des moments de complicité avec ce père fantasque et brutal.
    Tout s'accélère quand Émile, à son tour, et à l'insu de son père, enrôle un copain pour leur prêter main forte …
    Tragi-comédie à la fois drôle et terrible, ce récit bouleversant fascine et captive dans l'attente de la désillusion qui marque la fin de l'enfance.


  • par (Libraire)
    18 août 2015

    Coup de coeur de Rémi

    Le roman de Sorj Chalandon est une plongée ahurissante dans une enfance trouble, étrange, affreuse, une enfance prise en otage par un père incroyablement mythomane, névrosé et manipulateur et par une mère soumise, mutique, un peu lâche.

    Un texte au style faussement naïf qui se lit d'une traite, et qui dit, par ses silences, la moelle des choses, des souffrances, des non-dits, des mensonges...

    Un vrai coup de massue.


  • par (Libraire)
    17 août 2015

    Figure du père

    Roman abrupt et cathartique : une urgence , un seul souffle narratif. Et pourtant, le lecteur reste stupéfait devant tant de maîtrise intérieure, de blessures intériorisées et découvre ce texte longtemps porté, réfléchi comme s'il avait été déjà là bien avant les précédents romans. La figure du père omniprésente, traumatisante et intacte. Sorj Chalandon ne juge pas, il dévoile intimement l'art de la séduction, de la manipulation, la maltraitance physique et morale. Ce texte est tissé de silences, de solitudes et d'incompréhensions tout en interrogeant une irrépressible fascination devant l'autorité unilatérale et les mensonges grossiers et fantasques. Il faut lire ce roman, de toute urgence.


  • par (Libraire)
    8 août 2015

    Emile est un adolescent fragile qui subit les coups de sang d'un père violent et la passivité maladive de sa mère, une femme complètement soumise à son mari. Ce père donc, homme jaloux et colérique qui se prétend tour à tour parachutiste, pasteur, membre de la CIA et de l'OAS, mythomane et paranoïaque dangereux, reste aux yeux d'Emile un héros, un vrai. Aussi, lorsque ce dernier lui demande de travailler pour l'OAS et de monter un attentat contre de Gaulle, c'est le coeur léger et rempli de gratitude, sûr de son importance, que l'adolescent accepte.
    Sorj Chalandon nous livre un roman bouleversant et débordant d'amour. Dans le contexte de la guerre d'Algérie qui exarcerbe les passions, Emile est pris dans le tourbillon des mensonges de son père jusqu'à presque se perdre. A travers les yeux et la voix de cet adolescent solitaire, c'est toute la folie du père que le lecteur découvre alors même qu'Emile n'est conscient de rien. L'amour aveugle, l'amour pardonne, l'amour est tout et Sorj Chalandon, un grand auteur.


  • 29 juillet 2015

    Coup de coeur littérature française

    Le seul défaut de Sorj Chalandon, c'est qu'il ne crée plus la surprise : on SAIT qu'on va aimer, adorer, s'émouvoir, bref, qu'il est un maître suprême de l'écriture et de la narration. Et "Profession du père" n'échappe pas à la règle : une fois lue la première page, il est littéralement impossible de lâcher le livre. L'auteur y parle de son père, menteur invétéré à tendances mythomanes aiguës, doublées d'un attrait pour la maltraitance et d'une propension à séquestrer sa femme. Bref, pas vraiment un héros. Et pourtant, le petit Émile (double de Sorj puisqu'il faut quand même que tout cela reste une fiction) est persuadé que son père est agent secret pour la CIA et l'OAS. Mais la manipulation et le mensonge sont des armes dangereuses, difficiles à gérer quand on est un enfant... Émile, pris dans le jeu de son père, entraînera un de ses camarades de classe dans son sillage, se rendant compte trop tard qu'il joue avec le feu. On déteste le père, donc, mais sachez qu'on déteste autant la mère, passive et aveugle, et qu'on se demande comment on peut devenir Sorj Chalandon avec une enfance pareille. Ou alors... peut-être le goût d'inventer des histoires ?