Phare 23

Phare 23

Hugh Howey

Actes Sud

  • par (Libraire)
    13 mars 2017

    phare 23

    Un roman de SF drôle mais qui aborde beaucoup de questions difficiles : le stress post-traumatique chez les vétérans, le spécisme, le pacifisme, la solitude, notre lien aux animaux... Un roman attachant qui se dévore d'un coup mais qui vous habite longtemps ; un roman qui ne cesse de vous surprendre, aussi bien dans les revirements de l'histoire que dans les thèmes abordés.
    Seul petit bémol, la fin...


  • par (Libraire)
    26 octobre 2016

    phare 23

    Notre héros est un gardien de phare. Et puisque nous sommes au 23ème siècle, il ne s'agit pas d'un phare ordinaire tel que nous les connaissons aujourd'hui, mais d'une station dans l'espace intersidéral qui aiguille les vaisseaux interstellaires et les aide à voyager dans la voie lactée.
    Son quotidien est une infinie solitude ponctuée par le passage de ces vaisseaux. Seul à des milliers d'années lumière de toute trace de vie, ne devient-on pas sujet à de douteuses hallucinations ? Hugh Howey, l'auteur de Silo, signe ici un remarquable récit qui mêle à la fois le sérieux et l'humour dans des situations pas toujours évidentes, et entraîne le lecteur dans un incessant questionnement sur les limites de la réalité et les répercussions de la guerre sur l'esprit humain.


  • par (Libraire)
    29 septembre 2016

    Dans l'infini de l'espace le silence règne en maître. La solitude et l'ennui y sont vos seules compagnies. Cela ne semble pas déranger notre narrateur qui s'est retranché dans une station de surveillance. Son rôle : gérer le passage des vaisseaux dans une région reculée de la galaxie. Dans un contexte de guerre totale, cet ancien militaire cherche la paix de l'âme. Malheureusement un terrible accident a lieu dans son secteur. Commence alors une drôle d'aventure pour cet homme dont nous ne saurons jamais le nom.
    Phare 23 est un véritable hymne à la paix. Le personnage principal, excellent dans son rôle d'anti-héros, est un déchet. Détruit par les horreurs de la guerre contre une espèce extraterrestre, il choisit la solitude. Mais celle-ci lui pèse rapidement. Il n'est pas satisfait de sa situation. Et nous non plus au début de l'aventure. Car l'histoire prend son temps. Il faut au moins cinquante pages avant que l'action arrive sous la forme d'un caillou qui parle. A partir de ce moment, Phare 23 se transforme en un capharnaüm extra jouissif. On ne le lâche plus, on en redemande même, quel dommage que le roman soit si court et qu'il ne propose pas de suite ! Bref, les inconditionnels de Science Fiction ne doivent pas passer à côté de ce bijou.


  • 16 septembre 2016

    Un homme à la mer

    Notre héros n'est pas un héros. Sale, dépressif, et tout seul, le gardien de la balise 23 contemple un espace infini qui le renvoie à de douloureux souvenirs et à de profonds secrets.
    Au cœur de ce territoire désolé, intime comme stellaire, notre « héros » attend. Que quelque chose arrive, que quelque chose se passe, il attend jusqu'à avoir des hallucinations. Alors que le personnage semble définitivement basculer dans la folie, de nouveaux événements vont venir perturber son quotidien.
    Le réel est bien de retour et avec lui, la guerre. Prisonnier des ses choix et de ses désirs, ce protagoniste, dont nous ne connaissons pas le nom, va devoir prendre de nouvelles décisions aux conséquences terribles.
    Œuvre de science-fiction jouant avec les codes de romans contemporains, Phare 23 ne se lit pas comme un livre d'action spatiale, au souffle épique et aux bruits de pistolaser mais plutôt comme un roman sur la guérison psychologique des affres de la solitude et de la guerre à travers l'échange et une parole retrouvée.

    Lancelot R.