Marcher droit, tourner en rond

Marcher droit, tourner en rond

Emmanuel Venet

Verdier

  • par (Libraire)
    24 octobre 2016

    Atteint du syndrome d'Asperger, le narrateur assiste aux funérailles de sa grand-mère et s'interroge sur le bien-fondé des commentaires lus lors de l'éloge funèbre tant les membres de sa famille ne savaient souffrir l’aïeule de son vivant. Enfermé dans sa bulle, il voue un culte au champion du monde de Scrabble, est inénarrable sur les catastrophes aériennes et songe à la vie avec Sylvie qu'une décision judiciaire contrarie. Il dit ce qu'il pense tout haut, toujours ; c'est frais, touchant et irrévérencieux. Un autiste dans un jeu de quilles.


  • 6 octobre 2016

    Un savoureux monologue intérieur lors de funérailles.
    Pour le narrateur, assister à cet enterrement c'est ouvrir la boîte de Pandore. Tromperies, adultères, secrets de famille, tout y passe et chacun y prend pour son grade.
    Caustique, drôle, on ne résiste pas a ce procureur et ses vérités assassines, qui mêle humour corrosif et style féroce!!
    Une petite merveille d'humour noir !!!!


  • par (Libraire)
    19 septembre 2016

    Quel régal que cette satire mordante des rituels familiaux et des hypocrisies sociales !
    Un regard singulier et un pied de nez à la littérature narcissique.
    Intelligent, drôle et grinçant !

    Hélène.


  • 13 septembre 2016

    Lors de l’enterrement de sa grand-mère Marguerite, le narrateur est révolté par les énormités qu‘il y entend. Sa grand-mère est présentée comme une femme aimante, gentille, chrétienne, loyale et dévouée à son défunt mari (et j’en passe). Sauf que la vérité est tout autre et nous est présentée à travers son regard. Mensonges, hypocrisies, adultère, enfant illégitime, alcoolisme : tout est dit sur les membres de la famille comme sur les relations parodiées de l’unité familiale. Le syndrome d’Asperger dont il est atteint le rend "non seulement cohérent avec lui-même et de franchise absolue, mais aussi routinier solitaire". Donc difficile pour lui d’ingérer les mensonges qu’on distribue à ses questions depuis toujours.

    Passionné par le scrabble et par les catastrophes aériennes, il voue un amour mais non réciproque depuis l'adolescence à une dénommée Sophie Sylvestre-Lachenal. Et en pensant à elle, ses plans d’avenir prennent forme "Le vendredi, nous partirions au lac dans son cabriolet vert et nous passerions le week-end à canoter, à chiner des livres d'aviation, à dîner dans des trattorias et à faire l'amour en rêvant de déposer « kiosque » ou « jockey « sur mon compte triple."
    Derrière la cocasserie et l’ironie se dessine le portait du narrateur. Ses difficultés relationnelles l’isolent et il se protège de la vraie vie.

    Avec dérision, humour mais également de la sensibilité, Emmanuel Venet réussit à nous parler d’autisme, des petits arrangements et des mensonges que l'on saupoudre sur la vérité.
    Je me suis régalée !

    Un grand merci à Arnaud (Dialogues) pour ce conseil de lecture !


  • par (Libraire)
    2 septembre 2016

    Le regard touchant et drôle d'un homme atteint du syndrome d'Asperger sur le monde qui l'entoure... L'une des petites perles de cette rentrée littéraire !


  • par (Libraire)
    2 septembre 2016

    Nous connaissons le « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas », qui inaugure "L’étranger" de Camus. Le narrateur de "Marcher droit, tourner en rond" sait parfaitement quel jour nous sommes – l’enterrement de sa grand-mère – mais le syndrome d’Asperger dont il est atteint le pousse fondamentalement à dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité …
    Durant la cérémonie, parangon de simulacre à ses yeux, il va se livrer à un monologue intérieur des plus grinçants, renvoyant le lecteur à ses propres arrangements avec le réel.
    Jonathan - Librairie Le Merle moqueur


  • par (Libraire)
    1 septembre 2016

    Satire drôlissime

    Roman drôlatique et loufoque conçu comme un long monologue intérieur, une observation minutieuse des caractères humains par un jeune homme autiste. Le temps d'une cérémonie mortuaire (les funérailles de sa grand-mère), le narrateur développe et rétablit sa part de vérité quant à son aïeule, ses amours secrètes et la société qui l'environne. C'est jubilatoire d'inventions et de rêveries, de vérités assenées et assassines. Le monde est ainsi refait, revisité, en boucle. Délicieux!