Julien L. Libraire
Petit pays et grand roman

Gabriel nous livre sa on enfance au Burundi entre douceur et fracas, complicité et abandon, lumière et ténèbres, liberté et torture... Un roman de contrastes sincère et captivant. Il vous prend aux tripes et ne peut vous laisser indifférent.
Pour faire écho à ce premier roman, écoutez sa chanson "Petit Pays" elle trottera longtemps dans votre tête.

Gaëtan B.
Petit Pays, ou comment transmettre des émotions !

Premièrement, l'histoire de Petit Pays se place dans un contexte historique réel, le Génocide Rwandais. Bien qu'une période très sombre de l'histoire de l'humanité, le récit arrive parfaitement à s'ancrer dans celle-ci. N'ayant jamais étudié la période historique cette histoire fut une bonne introduction. Nous sommes plongés dans l'histoire comme si nous y étions, tout semble parfaitement réel.
Aussi, je me suis très vite attaché aux différents personnages du récit et plus particulièrement à Gabriel, le personnage principal. C'est une force du livre, en plus d'être plongé dans une histoire qui nous semble parfaitement réelle, nous sommes attachés aux personnages. Nous voulons savoir ce qu'il leur arrive et espérons le meilleur pour eux. Dans ce cas précis, l'histoire n'est pas joyeuse voir même difficile, âmes sensibles s'abstenir.
Pour finir, c'est la combinaison du réalisme de ce récit et de l'attachement que l'on éprouve aux personnages qui nous font ressentir à ce point des émotions. Le livre est très fort et difficile, beaucoup d'émotions nous sont transmises. En résumé, Petit Pays est un livre beau, fort et je vous conseille vivement sa lecture !

Géraldine G.
Enfance, insouciance et inhumanité

Des passages littérairement impeccables pour un premier roman, ne l'oublions pas, fixé par une écriture juste, entre la nostalgie pour un pays et les traces de l'enfance et la folie des hommes jusqu'à la barbarie.
Court, percutant, prenant parfois à la gorge.

Virginie S. (Libraire)
A découvrir.

L’enfance de Gabriel s’étire entre copains, école et famille au Burundi. Mais l’insouciance est vite balayée par le drame qui couve au Rwanda voisin. Un récit sensible et vivant sur l’enfance et l’innocence perdue, la guerre civile entre Hutus et Tutsis que G. Faye nous rend plus réelle que combien de livres d’histoire.

Alex-Mot-à-Mots
Burundi

Ce roman est bien plus que le récit initiatique d’un jeune métis découvrant la guerre et la discrimination.

C’est avant tout une langue qui recrée les parfums et les couleurs d’un pays perdu ; qui nous parle des joies et des interrogations d’un garçon comme les autres dans un quartier résidentiel africain.

J’ai aimé ce verbe qui a su faire naître des images colorées du pays d’avant le drame : sa chaleur, ses arbres, ses personnages au verbe haut. Mais aussi le bruit de la guerre, au loin, s’approchant.

On sent, à travers la correspondance que Gabriel entretient avec une jeune française qu’il a la passion des mots. Si la lettre de sa compatriote sur le continent est bien convenue, la sienne est pleine de la tradition des interminables palabres de son pays.

Le personnage de la mère m’a moins touché, sans doute parce qu’un peu lointain.

Un pays que l’on n’oublie pas en refermant ce livre.

L’image que je retiendrai :

Celle des voitures se déplaçant dans la poussière du désert.

alexmotamots.fr

Michèle F.
L'enfance perdue

Difficile de ne pas se sentir touchée par un sujet aussi douloureux, qui reste dans nos mémoires plus de 20 ans après comme une guerre insensée et aveugle. Mais toutes les guerres ne sont - elles pas justement identiques, insensées et aveugles, surtout quand elles concernent un peuple qui s'entre-tue, des enfants qui meurent sans rien comprendre, des mères qui enterrent ceux qu'elles ont aimés en creusant le sol avec leurs doigts souillés du sang de l'innocence. Alors, c'est vrai, ce premier roman nous parle et nous conduit là-bas, très loin des accords de guitare et du goût suave des mangues. L'auteur, habile quand il décrit ses sentiments, s'exprime à la fois avec pudeur et sincérité. C'est le chant de l'enfance meurtri.

o n l a l u
le début de la fin du bonheur

Gaël Faye a troqué, avec brio, le micro contre le stylo. La Fnac l’a adoubé en lui décernant son prix du roman 2016. Et ce « Petit pays », je l’ai aimé aussi. Avec son premier roman, ce rappeur franco-rwandais, âgé de 33 ans, prouve qu'il autant le sens du rythme que des mots. « Pour l’instant le pays était un zombie qui marchait langue nue sur des cailloux pointus », écrit-il. Ses phrases sonnent, qui font entendre les rafales des kalachnikovs dans ce Burundi où il est né et qu’il a tant aimé.

A travers le personnage de Gabriel, âgé de dix ans, Gaël Faye raconte comment la guerre a éclaté au Burundi, ravagé son pays, volé son enfance et tué les siens. Comme lui, Gaby a la peau caramel et l’humour noir, parfois, pour dire l’indicible : le bruit des armes qui se confond avec le chant des oiseaux, la peur du silence où « se fomente des violences à l’arme blanche et des intrusions nocturnes qu’on ne sent pas venir à soi. »

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Pauline S.

Petit pays, c'est le Burundi, le pays où Gaby grandit. Gaby a 10 ans, il passe son temps entre la maison, l'école, sa bande de copains du quartier international de Bujumbura. Il est franco-rwandais. Mais peu à peu son univers bascule, ses parents se séparent, les tensions montent au Burundi comme au Rwanda, c'est la guerre civile. Fini les pirogues en tronc de bananier, la cueillette de mangues, les balades au bord du lac Tanganyika, Gaby entre brutalement dans le monde des grands.
Gaël Faye nous livre ici un roman sur l'exil, la nostalgie de l'enfance à jamais révolue, sur le déracinement. Un roman sur l'histoire du Burundi mais aussi un roman sur la guerre. Il aborde des sujets douloureux à travers les yeux d'un enfant, avec beaucoup de poésie et d'habilité. Les lettres que Gaby écrit à Laure, sa correspondante française à Orléans sont notamment de vrais trésors.
À lire absolument

Eimelle

Gaël Faye a choisi la voix d'un petit garçon, un narrateur d'une dizaine d'années, pour raconter le Burundi, en particulier celui de ces premières années d'enfance, d'avant la guerre, de cette innocence qu'il aimerait tant conserver, de ce paradis à jamais perdu.

Et puis la guerre ensuite, lointaine d'abord, au Rwanda, de l'autre côté de la frontière, et qui peu à peu étend ses tentacules jusqu'à leur impasse et leur famille. Les coups d'états, les massacres, les exactions. Un enfant qui tente d'y échapper, dans les livres en particulier, mais qui finira par être rattrapé lui aussi par la violence. Quand la peur naît.
Et l'après...
Gaël Faye, en quelques pages, réussit à faire renaître ce "Petit pays" que les lecteurs n'oublieront pas. Et si le sujet est dramatique, l'écriture, grâce au regard de l'enfant, reste poétique et lumineuse.
[...]
lecture-spectacle.blogspot.fr/

Céline V.

Gabriel est un jeune garçon né d'un père français et d'une mère rwandaise. Il vit au Burundi, petit pays voisin du Rwanda, au fond d'une impasse à Bujumbura. Il a l'insouciance de ses 10 ans, fait les 400 coups avec sa bande de copains. Mais ce printemps-là, la peur et la violence, échos des conflits en cours dans la région, s'immiscent dans l'enfance de Gaby. Peu à peu, tous ses repères sont chamboulés.
Un très beau roman, non pas sur le génocide rwandais en lui-même, mais sur la perte de l'enfance au goût de mangue, chaud et sucré.

Marianne

Angélique V.

Vous connaissez Gaël Faye le chanteur et membre du groupe Milk Coffee & Sugar ?
Si oui, vous ne serez pas déçu.e de retrouver dans ce roman sa plume mélodique et poétique et de creuser davantage certaines thématiques qu'il caresse dans ses chansons (la famille, le déracinement, le métissage, la guerre civile du Brundi et du Rwanda...).
Si ce n'est pas le cas, il faut absolument vous procurer son album "Pili pili sur un croissant au beurre" qui vous démontrera que cet artiste aux multiples facettes manie aussi bien l'écrit que l'oral et rendra à ce livre ses sonorités originelles.
Cela dit, assurez-vous d'avoir le coeur bien accroché car assister à la perte brutale de l'enfance, douce et paisible, d'un gamin de 10 ans vous le déchire, votre coeur, et vous laisse avec encore un peu plus de doutes sur l'humanité.
Mais heureusement, il y a de belles personnes comme Gaël Faye pour sublimer les pans les plus sombres de l'Histoire.

François-Régis SIRJACQ (Libraire)
Petit pays

Nous sommes en 1992 : Gabriel, 10 ans vit au Burundi dans un quartier d’expatriés, sans problèmes, entouré de son père, français, entrepreneur de sa mère, rwandaise, sa mère rwandaise et de sa petite sœur Ana. Gabriel vit souvent dans la rue avec sa bande de copains, à faire les 40 coups. Son quotidien est paisible, son enfance douce. Mais les événements tragiques qui vont être le quotidien de ce petits pays d’Afrique, malmené par l’Histoire vont perturber cette enfance si oisive ; 1° inquiétude pour Gabriel, la séparation de ses parents va le perturber. Puis la guerre civile se rapproche amenant le drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
Remarquable 1° roman, à lire sans modération.