Conseils de lecture

COFFRET HISTOIRE DE LA BRETAGNE ET DES B
par
13 janvier 2009

Héritage...

Passionnée par la culture bretonne, c'est avec passion que j'ai débuté ce livre. Sa force est qu'il ne reste pas dans les sentiers battus mais il donne la parole à tout ces gens qui font la Bretagne. Cela va du simple "chouan", en passant par le scientifique.
Ouvrage complet et sérieux sur la Bretagne qui ne manque pas d'histoire....


Poésies complètes, 1870-1872

1870-1872

Le Livre de poche

3,10
par
7 janvier 2009

"D'un gradin d'or, - parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, - je vois la digitale s'ouvrir sur un tapis de filigranes d'argent, d'yeux et de chevelures."


REMARQUABLE, N'EST-CE PAS?

Robert Benchley

Louverture

par (Libraire)
15 décembre 2008

Une sélection de nouvelles et chroniques du célèbre humoriste anglais du début du XXème siècle, choisies avec soin et pertinence.

Je l’avais déjà découvert par les Editions du Dilettante avec l’excellent "Psychologie du pingouin" ainsi que "L’expédition polaire à bicyclette" mais dans le cas présent, il s’agit de la reprise du "Supplice des week-ends", agrémenté de nouvelles inédites. Ces petites merveilles sont mises en scène avec une langue inventive, drôle et pertinente. L’auteur cible des petits moments de la vie quotidienne et peint avec verve et cynisme un tableau de la société économique et familiale.

Et si vous vous posez trop de questions existentielles ou si vous vous prenez trop la tête, Robert Benchley pourra vous aider à y voir plus clair (promesse de libraire).

Mention spéciale à : "Le supplice des week-ends", "Voyager avec des bambins", "Les pullmans ne sont pas admis", "Un instant, ne quittez pas !" et "Comment je crée".

Le recueil est accompagné d’un CD audio lu par L.L de Mars : talentueux comédien qui apporte aux nouvelles choisies une force et même une intensité dramatique et sarcastique !

Résumons en un mot (enfin en un petit peu plus) :

"Remarquable, n'est-ce pas ?" de Robert Benchley :
— une couverture étrange mais attirante ;
— 224 pages bien remplies ;
— 35 nouvelles bien remplies ;
— 34 illustrations… non, 36 ;
— un CD contenant 11 lectures hilarantes ;
— une blague inédite presque drôle. (note de l’éditeur)


Deux testaments
20,30
par
13 décembre 2008

Inspiré d’un personnage réel, ce livre retrace l’histoire de Sacha Rozner, un jeune juif parisien athée, ayant échappé de peu à la Gestapo au moment de l’ascension d’Hitler. Entré en résistance, le garçon rencontre Ultima, une adolescente troublante qui lui fait découvrir le Nouveau Testament. La dimension religieuse et la symbolique des choses, des mots, des gestes prennent alors toute leur ampleur aux yeux de Sacha. Dieu peut-il guider le destin d’un « incroyant » ? Une interrogation qui guide l’itinéraire d’un jeune juif pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Dix années passent. Sacha tue un ancien résistant devenu collaborateur, épouse une survivante de la Shoah et devient le père de deux filles élevées laïquement. Mais le souvenir d’Ultima refait surface…
Loin des clichés, "Deux Testaments" est un roman touchant, qui traite de la guerre d’une manière subtile.


Contre-jour

Seuil

35,50
par (Libraire)
12 décembre 2008

«Culte». C'est à cette sauce-là qu'il est mangé quand on ne sait plus très bien avec quoi l'accompagner. Forcément, un écrivain que personne ne connaît personnellement, qui vit caché de ses pairs et qui efface sa biographie à mesure qu'il la compose, est immédiatement propulsé «auteur culte». Surtout quand il y a autant de façons de le lire qu'il y a de lecteurs, et que ce sur quoi ils s'accordent tous est que sa lecture a modifié leur manière de voir le monde. Rien de moins.

Alors non, ce n'est pas la néophyte que je suis qui ajoutera de l'eau au moulin qui a déjà concassé menu chacune de ses phrases, chacune de ses thèses. Seulement, je voudrais témoigner qu'il ne faut pas nécessairement être prix Nobel de littérature (à l'image d'Elfriede Jelinek qui a préfacé l'excellent «Face à Pynchon», tout juste paru au Cherche Midi) pour apprivoiser le «monstre sacré». «Monstre sacré», en voici une autre, d'expression toute faite, pour qualifier le bonhomme.
Dans son dernier roman, le sixième, magistralement traduit de l'anglais par Claro, Thomas Pynchon vous emmènera de l'Exposition universelle de Chicago en 1893 jusque dans les années 1920. Vous y suivrez les aventures de Franck, Lake, Reef et Kit, les quatre enfants d'un mineur américain anarchiste qui mène une carrière secrète de dynamiteur d'installations électriques et ferroviaires.

Il y aura des sauts, des soubresauts et des contre-sauts. Vous irez en prose ou en chansons, à bord du «Désagrément», un aéronef à hydrogène, en locomotive et même en machine à remonter le temps. La vraie, celle de Wells... Ou en tout cas vous essaierez. Vous parcourrez le monde dans toutes les directions, deviendrez un véritable Casse-Cou, irez de truculentes surprises en géniales découvertes, tenterez de démêler le vrai du faux, vous demanderez comment diantre un seul homme peut avoir autant d'imagination, vous ferez promener par le bout du nez, chercherez les filiations littéraires et stylistiques, en trouverez des milliers, n'en trouverez aucune. Et les 1.200 pages tournées, en redemanderez. C'est couru: parce qu'avant tout vous vous serez amusé.