Conseils de lecture

Œuvres complètes

Gallimard

45,70
par
15 octobre 2009

À écouter sur le net...

"Vous, dont le calme enviable ne peut pas faire plus que d'embellir le faciès" ...

... vous pouvez aussi écouter et télécharger en livre audio le Chant Sixième que je mets progressivement en ligne à l'adresse :

http://www.denis-bolusset-li.fr/Les-Chants-de-Maldoror-par-Le

"Allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire."


L'anneau

Éditions Velours

par
14 octobre 2009

A recommander

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai lu ce livre, dans lequel chacun trouvera une part de lui même.


Quelque chose en lui de Bartleby
14,80
par
14 octobre 2009

BEAU ET MERVEILLEUX ..

Ce matin, à peine sortie de ma chambre (et donc de mon lit), Marie s’approche vers moi, un sourire malicieux aux lèvres et me dit :
-Maman, j’ai une faveur à te demander.

Tiens, une faveur et non un service. Que voilà un joli mot qui donne envie de répondre par l’affirmative. Non, non… Je connais mes filles : cet air innocent pour quémander, l’expression doucereuse pour m’attendrir. Elles savent user de flagorneries et de subterfuges pour des demandes de dernière minute. Tant que je n’ai pas bu mon café, je ne veux rien entendre alors je ne vais pas me laisser prendre au piège.

-Une faveur ?... Bon, Tu attends que je prenne mon café.
-Mais, je n’ai pas le temps, je pars à l’école… Tu veux ma repasser ma tunique s’il te plaît? Allez, maman…

Nul besoin d’ouvrir la bouche, mes yeux ont parlé pour moi. Pour me rasséréner, je fais un demi-tour : direction ma chambre. Et, je prends « Quelque chose en lui de Bartleby » pour le plaisir de lire une ou deux pages, pour retrouver la beauté des mots. Bartleby ? Une nouvelle méthode de relaxation, de zen attitude ? Non, non.

Bien mieux que toutes les techniques de détente, ce livre est un hymne à la beauté de l’instant présent, à l’alchimie de tous ces moments du quotidien.

Avec Arnold, je me suis promenée dans Paris en plein été croquant des scènes de sa vie de tous les jours. D’ineffables suavités qui m’ont apporté cette félicité, ce bien-être sans égal.

Arnold nous plonge avec grâce et délicatesse dans ce plaisir de cueillir, de contempler les petits moments aussi futile soient-il et d’imaginer.

Arnold qui un jour va créer son blog pour partager tous ses instants. Par n’importe quel blog. Le blog, par définition, que je rêvais de faire. Mais, je ne suis pas Philippe Delerm, hélas,…
Parce qu’écrire avec ce style, cette façon d’apporter de la poésie, de décrire des scènes du quotidien, et bien, le petit scarabée que je suis, aimerait savoir faire comme le grand maître.


Villes imaginaires et constructions fictives, Quand l'Art s'empare de l'architecture

Quand l'Art s'empare de l'architecture

Robert Klanten

Thames & Hudson

par (Libraire)
13 octobre 2009

Villes Imaginaires et Constructions Fictives

Cet ouvrage est prétexte, à travers dessins, sculptures, photomontages etc....à une réflexion sur l'architecture, l'urbanisme.Il nous permet d'apprécier le travail des artistes d'une part, et d'autre part nous raconte l'importance des constructions tant dans leur histoire que dans leur forme elle-même.
Très intéressant!


MON GRAS ET MOI
par
10 octobre 2009

PAS QU'UNE BD

Cette après-midi, Gally était présente chez Dialogues pour des dédicaces. Après avoir passé la matinée à comater au fond de mon lit à cause de mes foutues douleurs, je me suis quand même levée pour y aller. C’était l’occasion pour moi de voir en « vrai » une auteure et de pouvoir discuter avec elle. Ah, pour parler, j’ai parlé ! Et pas qu’un peu. Pfouuu, j’aurais mieux fait de rester chez moi plutôt que d’aller lui raconter mes blablas débiles et tout ça pour me donner de la contenance, pour paraître à l’aise alors que j’étais très impressionnée. Ou alors est ce le manque de nicotine ou alors mes aérosols de cortisone ? Pas la peine que je me cherche des excuses bidon, j’ai été nulle…

Gally s’est gentiment proposée de me dessiner, et moi, pendant tout ce temps, je lui ai déblatéré ma vie. Mais, n’importe quoi ! On devrait me bâillonner, m’empêcher de l’ouvrir certaines fois. Je ne sais pas ce qui m’a pris, enfin plutôt pourquoi je me suis épanchée comme une gourde :

- Vous m’avez réconcilié avec la BD… Oh, j’adore votre blog …. Hihiiiii (rire de nervosité), … moi aussi (j’ai un blog tais-toi !)…. Alors je vais vous raconter …hahhhh (pouffements dignes d’une grue)…. Blabla… et puis à 30 ans, la maladie qui m’est tombée dessus… Oh, vous dessinez trop bien…. hihiiiiiii (rires de nervosité, encore)….. les gens et leurs remarques débiles (mais là c’est toi l’imbécile !) …. Je suis hyper-sensible. Pour vous dire, je pleure dès que j’entends l’été indien de Joe Dassin, (non, là c’est être neuneu)…

Elle m’écoutait, trempant son pinceau fin dans sa palette d’aquarelles. Sous son regard, je rougissais, j’ai dû carrément virer au rouge écarlate. Elle peignait, distillant avec précision des petites touches de bleu, de jaune ou de marron.

La Gally que je ne connaissais qu’à travers son blog s’est révélée une jeune femme encore plus sensible que je le croyais, marquée par le regard des autres et leurs conneries.
J’ai beaucoup rigolé mais certaines planches m’ont renvoyé ma propre image. L’image de la Clara d’avant : celle qui avait peur des remarques, celle qui pleurait quelquefois de rage et se culpabilisait. Comme Gally, maintenant, je m’assume (du moins, j’essaie… ) et j’ai enfin décidé de vivre, de m’accepter comme je suis.
« Mon gras et moi » est un plaidoyer pour la tolérance, une leçon de vie formidable.
Merci Gally !