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Chez nous (Babel)

Marilynne ROBINSON

Actes Sud

9.70
by
30 June 2016

Glory âgée de trente-huit est revenue à Gilead une petite ville de l'Iowa. Nous sommes dans les années 50 et son père l’ancien révérend presbytérien Bougthon à la retraite est malade. Cadette d’une fratrie de huit enfants, Glory dont la vie sentimentale s’est soldée par la rupture de ses fiançailles est la plus disponible pour s’occuper de leur père. Son frère Jack parti il y a plus de vingt ans refait surface. Ni elle si son père ne savent ce qu’il a fait durant toutes ces années. Enfant rebelle, qui fuguait et volait, et pourtant il a toujours été le fils préféré de son père. Jack rongé par l’alcool a bien du mal à se sentir à l’aise dans la maison familiale. Son père se réjouit de ce retour et pour Glory c’est l’occasion de découvrir ce frère qu’elle connaît peu.

Ce roman donne l’impression d’être dans un huis clos avec ces trois personnages. Le temps semble s’écouler lentement mais il sert à détailler ces petits riens de la vie entre passé et présent. Et également à pénétrer dans l’intimité de chacun des trois personnages. Jack s’est toujours senti coupable de n’être pas à sa place dans cette famille où la religion est importante. Il porte encore ce poids de la culpabilité comme un fardeau et le jugement de son père le freine tout comme la méfiance de leur voisin le révérend Ames. Glory veut l’aider à aller mieux de tout son cœur, de toute son âme. Et Jack peu à peu lui raconte son histoire. Avec son père, il garde cette peur d’être rejeté pour ce qu’il a commis alors que ce dernier l’aime mais s’inquiète pour lui. Car l’amour comme la religion sont omniprésentes dans la maison familiale. Tous les trois essaient, quelquefois maladroitement, mais avec sincérité de communiquer.
Ce roman donne lieu à des réflexions sur la famille, la religion, la rédemption et la réconciliation avec soi-même ou avec les autres. Que ce soit dans les dialogues ou dans la description d’une scène du quotidien, Marilynne Robinson excelle à détailler les relations de ces personnages qui évoluent. Ca résonne, ça interpelle. Tout simplement superbe !

"Cette étrange aptitude à se sentir démuni, comme si, par nature, nous devions avoir tellement plus que ce que nous donne la nature. Comme si nous étions effroyablement nus quand nous font défaut les satisfaction de la vie ordinaire. Démuni, ou seul, ou perdu, un être humain est plus indéniablement humain est vulnérable à la générosité, car l'on se dit que les choses devraient autrement, et l'on pense aussi à ce qui manque, à la forme que le soulagement pourrait prendre, à ce qui pourrait apaiser, restaurer l'âme. Afin qu'elle se sente chez elle. Mais l'âme trouve son propre chez soi, si tant qu'elle puisse jamais en avoir un. "


La pâtissière de Long Island
19.00
by
29 June 2016

Je tiens tout d'abord à remercier Irène des éditions Piranha qui a eu la gentillesse de me faire parvenir cet ouvrage.
J'ai passé un agréable moment de lecture à la découverte de la vie de Marie et des Etats-Unis des années 30.

Cette jeune femme est contrainte, par son père, de quitter son petit village de Frise orientale, situé en Allemagne, pour aller ses frères à Brooklyn, aux Etats-Unis.

Son père s'oppose à la relation que Marie, fille d'une famille catholique, entretient avec un jeune homme protestant.
Marie, après une période d'adaptation difficile arrive donc, avec plein de regrets et surtout sa précieuse recette de cheesecake qu'elle détient de sa tante Frieda et dont elle ne sait pas encore que cela va bouleverser sa vie - et des années plus tard, celle de sa petite nièce Rona...

C'est un roman émouvant que j'ai beaucoup apprécié. Il nous décrit une facette de l'histoire et la transmission de secrets familiaux de génération en génération.


Montecristo

Suter Martin

Diogenes

by
27 June 2016

Pour Jonas Brand, tout commence avec un ''incident voyageur'' dans l'intercity Zurich-Bâle. Caméra au poing, il filme les passagers du train en attente avec l'idée d'un reportage sur le suicide des travailleurs surmenés. Mais le vidéoreporter free-lance sait déjà qu'il ne fera pas recette auprès du magazine people qui l'emploie de plus en plus souvent. Jonas n'est pas un journaliste d'investigation, et surtout pas le réalisateur de films qu'il aurait aimé être; Montecristo, son scénario, dort au fond d'un tiroir, faute de financement. De retour chez lui, il découvre par hasard qu'il est en possession de deux billets de 100 francs suisses parfaitement identiques. Authentiques tous les deux, lui dit son conseiller bancaire à la CGBS ( General Confederate Bank of Switzerland ). L'un des deux est faux, contredit un expert numismate. Une anecdote sans importance, et surtout sans rapport avec le suicidé du train ? Pas si sûr, rétorque son ami journaliste, Max Gantmann. Cet expert en économie, plus très frais depuis son veuvage, chassé des plateaux télé par son laisser-aller, croit fermement que Jonas a levé un livre, une affaire énorme qui mettrait en cause la probité des banques suisses. Jonas décide donc de mener l'enquête mais finit par se désintéresser du mystère des faux vrais billets. Il faut dire qu'il vient de rencontrer Marina Ruiz, une splendide zurichoise qui pourrait bien être la femme de sa vie et, cerise sur le gâteau, son film vient de trouver un financement ! Ivre de bonheur, le futur réalisateur refile le bébé à Max et se lance enfin dans son Montecristo.

En Suisse, comme ailleurs, il y a des meurtres déguisés en suicides, des cambriolages, des agressions, des femmes qui trahissent, des accidents qui n'en sont pas, des malversations financières. Mais en Suisse, comme nulle part ailleurs, les complots se fomentent dans un luxueux hôtel de Gstaad, les crimes sont décidés dans le salon feutré d'un appartement de fonction haut de gamme, les problèmes se résolvent à coup de grosses subventions bien distribuées, les journalistes pensent naïvement que jamais on n'en voudrait à leur vie. Nulle mafia ou gangsters à la mine patibulaire, c'est en costume taillé sur mesure que les banquiers suisses font la pluie et le beau temps sur la finance mondiale et sont prêts à tout pour que règne l'ordre tel qu'ils le conçoivent.
Avec son héros qui n'en est pas vraiment un, ni pugnace, ni clairvoyant, Martin Suter nous emmène dans un polar financier totalement crédible. Un trader aux pertes colossales, une banque qui se défausse...tout cela a un goût de déjà vu, et pas seulement dans une fiction. Magouilles, corruption, secrets, les banques suisses sont le décor idéale pour une histoire au suspens bien mené qui, par moments, fait froid dans le dos. Cette lecture, ancrée dans le réel, s'avère une bonne surprise malgré un titre peu accrocheur et un pitch qui peut faire fuir les allergiques aux théories économiques. La fin manque un peu de panache mais elle est à l'image d'un Jonas Brand, dépassé par les évènements et qui peine à se trouver une âme de justicier. On reste dans le poli, le raisonnable, le discret, mais l'ensemble est une bonne incursion dans le monde prospère des banquiers suisses. Epatant !


Requiem à huis clos

Ruruko, Rishida

Est En Ouest

18.00
by
27 June 2016

Sacré suspense !

Il n'est pas banal, ce roman ! Jusqu'au bout, c'est vraiment vraiment difficile de dénouer l'intrigue. On avance pas à pas, comme le personnage principal. Je me suis prise au jeu d'élaborer des scénarii sur ces disparitions ou meurtres à huis clos (surtout qu'on a les schémas des pièces !) A lire si on aime le suspense, si on aime le Japon, si on aime le suspense au Japon !


Se convertir à la joie

Curtaz P

Médiaspaul

13.00
by
27 June 2016

Se convertir à la joie

Ce livret m'a aidé beaucoup a voire différemment la Messe comme la vie. L'approche un peu humoristique et le language tres simple m'a permis de le lire presque d'un souffle. C'est un guide pratique et utile pour travailler notre joie dans la vie de tous le jours.
Je le conseille fortement a toute personne.