Reading advices

La sainte famille

Éditions de L'Olivier

17,50
by (Librarian)
26 September 2016

"La sainte famille" est un roman où se mêle à la fois les réminiscences de l'enfance et des souvenirs bien réels avec lesquels Suzanne, le personnage principal de Florence Seyvos devra s'accorder.
Cette histoire familiale ordinaire contribue pourtant à tisser des liens indéfectibles entre les différents protagonistes qui composent ce tableau générationnel, tel un gynécée à peine ébranlé par la présence d'un oncle bourru et vulgaire.


Soyez imprudents les enfants
20,00
by (Librarian)
26 September 2016

Formule magique, précepte ou injonction, "Soyez imprudents les enfants" est un roman généalogique puissant ou l'ennui de l'enfance promet d'être balayé par le tumulte de la vie.
Une fois de plus, Véronique Ovaldé fait le pari de l'adolescence comme le théâtre de tous les possibles ou se joue le destin d'Atanasia Bartolome.


14 juillet
19,00
by (Librarian)
26 September 2016

Cette citation en guise de bouquet final d'un roman puissant fait de chair et de sang, de sueur et de larmes, de révoltes et d'idéaux :

« On devrait plus souvent ouvrir nos fenêtres. Il faudrait de temps à autre, comme ça, sans le prévoir, tout foutre par-dessus bord. Cela soulagerait. On devrait, lorsque le cœur nous soulève, lorsque l'ordre nous envenime, que le désarroi nous suffoque, forcer les portes de nos Elysées dérisoires, là où les derniers liens achèvent de pourrir, et chouraver les maroquins, chatouiller les huissiers, mordre les pieds de chaise, et chercher, la nuit, sous les cuirasses, la lumière comme un souvenir. »


Capitaine frites
19,50
by (Librarian)
26 September 2016

Capitaine frites

Chantre de la répartie, maîtrisant l'art de la comparaison cocasse, Arnaud Le Guilcher et son "Capitaine Frites" nous expatrie en Afrique sur les bords d'un fleuve imaginaire, au côté d'Arthur Chevillard, un quadra thésard en biologie marine, un looser magnifique convalescent des suites d'un divorce ayant failli lui coûter la vie.

Une fois de plus la première phrase fait mouche et vous êtes cuit !


Station eleven
22,00
by
23 September 2016

Toronto. Lors de la représentation théâtrale du Roi Lear l’acteur Arthur Leander s’effondre sur scène et meurt. Au même moment, une pandémie la grippe de Géorgie se propage à toute vitesse et décime presque toute la population mondiale. Deux personnes présentes à cette représentation vont survivre : un spectateur Jeevan et la petite Kirsten âgée de huit ans qui était sur scène.

Deux décennies plus tard dans un monde où tout ce qui existait avant n’est plus, Kirsten fait partie de la Symphonie Itinérante. Acteurs, musiciens, ils se déplacent dans la région du lac Michigan pour jouer Shakespeare ou Beethoven dans les villes (une ville est devenue un endroit où vivent quelques familles). Et même si l’insécurité est de plus en plus grande, ils continuent.

Avec des allers-retours entre passé et présent toujours très fluides, on suit Jeevan, Kisten et d’autres personnages sans jamais être perdu. Arthur Leander est celui qui les relie les uns aux autres. Si Kisten n’a plus aucun souvenir de son enfance et du monde tel qu’il existait, elle garde avec elle une bande dessinée dont le titre est Station Eleven qui lui a été donné par Arthur Leander.

Diablement efficace et addictif, il serait réducteur de ne parler que de roman d’anticipation ou de roman noir tant Emily St. John Mandel intègre plusieurs genres à merveille. Le souvenir, l'humanité (sa quasi-disparition et sa renaissance), l'art et sa beauté sont les principaux thèmes de ce roman qui jamais ne sombre dans la noirceur. Bien au contraire il est porteur d’espoir. Et les émotions sont bien présentes.

Des personnages attachants, une intrigue très bien menée, une belle écriture : les pages se tournent toutes seules. Un vrai et grand plaisir de lecture pour ce livre captivant !

" A certains moments, murmura Auguste, j'ai envie de me poser. Ça t'arrive d'y penser ?
- Ne plus voyager, tu veux dire ?
- Tu y penses, quelquefois ? Il doit bien exister une vie plus stable que celle-ci.
- Sûrement, mais dans quelle autre vie pourrais-je jouer du Shakespeare ?"