Guerre 14-18 : un centenaire pour de nouveaux regards

Guerre 14-18 : un centenaire pour de nouveaux regards

Nous fêtons cette année le centenaire de la fin de la Grande Guerre, et le 11 novembre celui de son Armistice.
Les ouvrages interrogeant cette période historique sont nombreux, et vos libraires ont sélectionné pour vous des livres qui invitent à affûter le regard, à rafraîchir sa mémoire et à former de nouvelles idées sur la portée de ces événements.
Parmi ceux-ci, "Le petit théâtre des opérations 2014-2018" de Julien Hervieux rassemble des anecdotes et faits d'armes insolites de la Grande Guerre ; "Femmes à Boches" d'Emmanuel Debruyne revient sur les relations intimes entre occupants et occupées, premier ouvrage à s'intéresser de près à cette frange de la population féminine de cette période ; "La Grande Guerre par les images de propagande" de Patrick Facon montre qu'il s'agissait également d'une guerre de communication ; enfin avec la bande dessinée "Les carnets de guerre de Louis Barthas (1914-1918)", Fredman illustre le témoignage exceptionnel d'un militant socialiste et écrivain à son insu, aujourd'hui devenu un classique.

A l'ouest rien de nouveau

Erich Maria Remarque

Le Livre de poche

6,10

« Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes… » Témoignage d’un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, A l’ouest rien de nouveau , roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.


Glaise

Le Livre de Poche

7,90

Au cœur du Cantal, dans la chaleur de l’été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d'une main atrophiée, ressasse ses rancunes et sa rage. Et voilà qu'il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille, Anna, venues se réfugier chez lui. L'arrivée des deux femmes va finir de bouleverser un ordre jusque-là immuable et réveiller les passions enfouies.

Un sculpteur hors pair de la langue et un maître sans égal de l’émotion. Marianne.

Une écriture à la fois âpre et lyrique, un roman sauvage et poignant.  L’Alsace.

Riche et complexe, un drame saisissant, entamé sous une orageuse lumière d’août, digne des fureurs de William Faulkner.  Rolling Stone.


Orages d'acier, journal de guerre

journal de guerre

Le Livre de Poche

6,70

« Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit.
L'immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur. »
Ernst Jünger.

Le livre d'Ernst Jünger, Orages d'acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j'aie lu.André Gide.


1914-1918 Edition intégrale
21,90

1914 et 1918 : deux années cruciales pendant lesquelles s'est joué le destin du monde

En 14 comme en 18, les Allemands sont à moins de soixante kilomètres de Paris. Chaque fois, le patriotisme et la solidarité des soldats français et alliés ont permis de résister aux offensives.

1914 : tous ces hommes qui partent, innocents, inconscients, n'imaginent pas que des centaines de milliers d'entre eux vont mourir ou être blessés avant que l'année se termine, et que cette guerre, qui devait être brève et locale, deviendra la Première Guerre mondiale.

1918 : Paris est en liesse. Après l'armistice du 11 novembre 1918, cinq terribles années de guerre se clôturent enfin. Cinq années qui ont vu l'apparition des armes chimiques, la généralisation des bombardements, l'enlisement des armées. Et qui ont fait dix millions de morts.

1914-1918, une guerre totale. Avec son immense talent d'historien, Max Gallo la raconte dans deux ouvrages aujourd'hui réunis : 1914, le destin du monde, et 1918, la terrible victoire.

Une oeuvre exceptionnelle pour comprendre... et se souvenir.


Le soldat inconnu vivant, 1918 - 1942
19,50

Le 1er février 1918, un soldat amnésique est interné à l'asile psychiatrique du Rhône. Tous les moyens sont employés pour l'identifier et le rendre à sa famille. Son portrait s'étale à la une des journaux et est affiché sur les portes de toutes les mairies. Plusieurs centaines de familles reconnaissent en lui un père, un fils ou un frère disparu à la guerre. Comment départager ces familles qui n'arrivent pas à faire le deuil de leur proche disparu ? Une longue et douloureuse enquête débute. Elle dure tout l'entre-deux-guerres et s'achèvera sur un procès à rebondissements où s'opposent tous ceux et celles qui ont reconnu en l'amnésique un de leurs parents. Les contemporains sont fascinés par cet homme sans passé : Jean Anouilh s'empare du fait divers pour écrire son Voyageur sans bagage et la presse baptise rapidement l'amnésique « le soldat inconnu vivant ». Cette histoire singulière révèle en réalité une profonde souffrance née de la Grande Guerre, une douleur intime et collective : celle du deuil impossible à faire pour les familles des soldats disparus. Dans une société qui voudrait tant oublier et qui n'en finit pas de se souvenir, il n'y a pas plus de certitudes que de corps à pleurer.