2 août - Quelle économie pour répondre à l'urgence climatique ?

⚡Les Éclaireurs, édition 2019 ⚡

2 août - Quelle économie pour répondre à l'urgence climatique ?

Le 2 août, à 18h, rendez-vous avec Christian Gollier !

L’humanité a rendez-vous avec son destin. L’exploitation des énergies fossiles qui a fondé notre prospérité nous met désormais en péril. Il devient urgent d’opérer un changement profond de notre mode de vie. Pour gagner cette guerre mondiale contre les dérèglements climatiques, d’indispensables sacrifices sont nécessaires. Sommes-nous prêts ? La responsabilité des citoyens envers les générations futures est déjà engagée. Christian Gollier exprime ses espoirs et ses doutes, et au constat saisissant qu’il dresse, il propose des solutions économiques concrètes pour préserver l’avenir de tous.

Le climat après la fin du mois

Presses universitaires de France

19,00

On a longtemps vendu à l’opinion publique l’illusion aujourd’hui hautement inflammable d’une transition écologique merveilleuse, qui créerait emplois et richesses pour tous, tout en redonnant à la nature son lustre d’antan. Cette caverne d’Ali Baba n’existe pas.
Au contraire, quoi que l’on fasse, la lutte pour le climat est attentatoire au pouvoir d’achat. Elle nous oblige à nous détourner à moyen terme de cette énergie fossile qui a fait notre fortune pendant deux siècles et à demander aux pays en développement d’en faire autant.
Cette guerre pour le climat ne pourra se gagner sans la mobilisation de chacun. Cela nécessite d’appliquer le principe pollueur-payeur, en imposant un prix universel du carbone reflétant la valeur du dommage qu’il génère, quitte à le compenser pour les plus pauvres. Mais les Français sont-ils prêts à sacrifier un peu de leur bien-être aujourd’hui pour améliorer beaucoup le bien-être d’autrui, même si cet autrui n’est essentiellement pas français, et qu’il n’est probablement même pas encore né ? Pour la plupart, ici et ailleurs, la fin du mois passe avant la fin du monde. Ce constat dérangeant pose la question de nos responsabilités envers l’humanité.


L'humanité en péril, Virons de bord, toute !

Virons de bord, toute !

Flammarion

15,00

« Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m’entretenir avec vous de l’avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j’avais publié un très court texte sur l’ écologie.
Et quand on m’a prévenue qu’il serait lu à l’inauguration de la COP 24, c’est alors que j’ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité. Rien que ça. »

FRED VARGAS est l’auteur de nombreux romans policiers, qui sont publiés dans vingt-deux pays. Elle est également docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS. Ce livre, qui explore l’avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes» et enrayer le processus actuel.


Tout peut changer, Capitalisme et changement climatique

Capitalisme et changement climatique

Actes Sud

12,90

Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La « vérité qui dérange » ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre.

Au-delà de la crise écologique, c'est bien une crise existentielle qui est en jeu - celle d'une humanité défendant à corps perdu un mode de vie capitaliste et libéral qui la mène à sa perte. Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste.

Le changement climatique est un appel au réveil civilisationnel, un puissant message livré dans la langue des incendies, des inondations, des tempêtes et des sécheresses. Nous n'avons plus beaucoup de temps devant nous. L'alternative est simple : changer... ou disparaître.


L'âge des low-tech , vers une civilisation techniquement soutenable

vers une civilisation techniquement soutenable

Seuil

19,50

Face à des signaux pourtant alarmants – tensions sur les ressources énergétiques et les matières premières, effondrement de la biodiversité, érosion ou artificialisation accélérée des sols, pollutions généralisées, changement climatique… on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance. On nous dit que nous serions à l’aube d’une quatrième révolution industrielle : connectés en réseaux intelligents, nous deviendrons tous producteurs – stockeurs d’énergies renouvelables –, et que les nanotechnologies et les matériaux « bio-sourcés » permettraient de répondre à la pénurie, les « fab lab » et les imprimantes 3D s’apprêteraient à bouleverser le système de production, etc.

Pour sauver la planète, toujours plus d’innovation, plus de « high tech » et plus de complexité ? Ce livre démontre la fausseté de ces promesses. Il propose, pour sortir de l’impasse, de prendre le contre-pied de la course en avant technologique pour se tourner vers les « low tech », les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de « revenir à la bougie », mais de conserver un niveau de « confort » et de civilisation agréables tout en évitant les chocs de pénuries généralisées. Une société soutenable, fondée sur les basses technologies, mobilisera fortement les savoirs, l’innovation et la recherche, mais orientés par des finalités différentes d’aujourd’hui.

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Prix du livre d’écologie politique, attribué pour la première fois en 2014 par la Fondation de l’Ecologie Politique.


Éloge du suffisant

Presses universitaires de France

9,00

Pour André Gorz, défense du « monde vécu » et défense du « milieu naturel » sont les deux faces d’une même résistance : la question écologique se pose dans le cadre plus vaste de la domination des « systèmes » (marché capitaliste et adminis­tration étatique) sur les hommes au quotidien. Tandis que le capital, à l’accroissement illimité, menace la nature qu’il pille autant que la société qu’il manipule, l’autogestion qu’il faut souhaiter est une autolimitation, selon le principe de suffisance : une gestion raisonnable et un lissage des richesses atténuent les tensions sociales et préservent les ressources naturelles.
Le choix de la décroissance est alors un arbitrage démocratique entre efforts consentis et besoins reconnus, qui assure à la fois moins de charge de travail (redistribué), plus d’autonomie (espaces coopératifs) et de sécurité (revenu garanti), et qui laisse leur temps aux activités qui valent pour elles-mêmes.

Édition, introduction et commentaires par Christophe Gilliand.