Autoportrait : quand l'auteur passe aux aveux !

Autoportrait : quand l'auteur passe aux aveux !

"Je suis moi-même la matière de mon livre" Michel de Montaigne

Caryl Férey, à propos de la liberté : "Restait à l'user, de préférence jusqu'à la corde qui me pendrait
si je ne devenais pas un jour, à mon tour, un putain d'écrivain." (Pourvu que ça brûle)

Romans
23,50

«Ces "romans" réunis pour la première fois forment un seul ouvrage et ils sont l'épine dorsale des autres, qui ne figurent pas dans ce volume. Je croyais les avoir écrits de manière discontinue, à coups d'oublis successifs, mais souvent les mêmes visages, les mêmes noms, les mêmes lieux, les mêmes phrases reviennent de l'un à l'autre, comme les motifs d'une tapisserie que l'on aurait tissée dans un demi-sommeil. Les quelques photos et documents reproduits au début de ce recueil pourraient suggérer que tous ces "romans" sont une sorte d'autobiographie, mais une autobiographie rêvée ou imaginaire. Les photos mêmes de mes parents sont devenues des photos de personnages imaginaires. Seuls mon frère, ma femme et mes filles sont réels. Et que dire des quelques comparses et fantômes qui apparaissent sur l'album, en noir et blanc ? J'utilisais leurs ombres et surtout leurs noms à cause de leur sonorité et ils n'étaient plus pour moi que des notes de musique.»
Patrick Modiano.

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Patrick Modiano a reçu le Prix Nobel de littérature le 9 octobre 2014 pour l'ensemble de son œuvre.


Autoportrait

Autoportrait

Parr, Martin

Xavier Barral

25,00

Depuis toujours, Martin Parr a l’habitude de ramener de chacun
de ses nombreux voyages à travers le monde un souvenir bien
particulier : un autoportrait. De photographies numériques manipulées
à outrance aux clichés de studio sur fond exotique, on
retrouve l’humour et l’ironie propre à l’artiste. Qu’ils soient réalisés
par un photographe professionnel, un amateur local, ou encore
par un photomaton, ces portraits, plus kitschs les uns que les autres,
ne cessent de nous surprendre.

Cette galerie de portraits s’amuse de l’imagerie populaire des
vacances et on y retrouve avec délice le goût bien connu de Martin
Parr pour la mise en scène et l’autodérision. Ce petit livre fantaisiste
a été conçu comme un de ces objets ludiques et universels qu’affectionne
tant Martin Parr.

Né en 1952, Martin Parr est membre de l’agence Magnum depuis 1994.
Après avoir étudié la photographie à Manchester Polytechnic,
il s’intéresse très tôt à la photographie documentaire à travers
l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson. Fin observateur de la société
occidentale, Martin Parr dénonce avec humour les dérives du tourisme
de masse, de la jet-set internationale et l’ennui qui semble
en découler. Son regard aigu et parfois ironique s’intéresse aux
petits faits du quotidien, aux habitudes anodines ou encore aux
objets drôles et insolites.

Grand collectionneur de cartes postales, de livres de photos et d’objets
absurdes, il a notamment dévoilé les méandres de son univers lors
de l’exposition itinérante « Planète Parr », présentée à Paris au Jeu
de Paume, en 2009. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels
The Photobook : A History et La Tendre Albion, et a reçu de prestigieux
prix, dont celui de la Royal Photographic Society et le prix Erich
Salomon (photojournalisme). Les Éditions Xavier Barral ont publié
Life’s a Beach (édition courante et limitée) en 2012, ainsi que Martin
Parr Paris en 2013, accompagnant l’exposition éponyme à la MEP.


Oeuvres, Romans et récits autobiographiques
30,50

Jack London : 1876-1916. Quarante années de vie remplies par une cinquantaine de volumes, des pièces de théâtre, des poèmes, des articles et reportages, des discours enflammés pour la cause du socialisme. Une vie brève et dense à laquelle il mit fin lui-même comme l'avait déjà fait le héros de son roman autobiographique, Martin Eden. Jack London est mort dans son ranch de Glen Ellen, à quelques heures de cheval de sa ville natale, San Francisco. Il n'avait cessé de parcourir le monde, la société, la vie dans tous les sens possibles : marin et chasseur de phoques, chômeur et vagabond du rail à travers les États-Unis et le Canada, clochard dans les bas-fonds de Londres, boxeur, chauffeur dans une centrale thermique, repasseur dans une teinturerie pour payer ses inscriptions à l'université, mineur au Klondike pendant la ruée vers l'or de 1898, ou encore correspondant de guerre en Corée et au Mexique...
Sa vie mouvementée a été dominée par la nécessité de se mettre en scène dans une série de rôles inspirés par la réalité d'une naissance illégitime, d'une enfance malheureuse, et l'emportement de passions précoces : pour les livres, l'aventure et la réussite, mais aussi pour la cause du peuple qui détermine son adhésion au Socialist Labor Party, dont il se voudra le porte-parole jusqu'à la veille de sa mort.

Ce volume contient : Martin Eden – Les Pirates de San Francisco – La Croisière du Dazzler – Les Vagabonds du rail – Le Peuple de l’abîme – La Croisière du Snark – La Mexique puni – Le Cabaret de la dernière chance


Autoportraits, de Rembrandt au selfie

Musee Des Beaux-Arts

Snoeck

39,80

L’autoportrait est un genre d’art plastique purement européen et un genre extrêmement actuel : des portraits dans un miroir de la fin du Moyen-âge aux fières représen­­tations de soi à l’époque baroque ou à l’image du moi sensible des romantiques, l’identité propre en image ouvre une série de thèmes qui va jusqu’au phénomène actuel du selfie partagé des millions de fois sur le réseau mondial. L’exposition et le catalogue ont été conçus dans le cadre d’une coopération internationale des musées de Karlsruhe, Lyon et Édimbourg. Un ensemble d’une centaine d’œuvres de leurs collections (peintures, dessins, gravures et vidéos) est consacré aux motifs ­divers de la remise en question et de la présentation de soi par les hommes.


Un pedigree
6,60

«J'écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n'était pas la mienne. Les événements que j'évoquerai jusqu'à ma vingt et unième année, je les ai vécus en transparence - ce procédé qui consiste à faire défiler en arrière-plan des paysages, alors que les acteurs restent immobiles sur un plateau de studio. Je voudrais traduire cette impression que beaucoup d'autres ont ressentie avant moi : tout défilait en transparence et je ne pouvais pas encore vivre ma vie.»